 {"id":827,"date":"2023-08-07T15:15:08","date_gmt":"2023-08-07T13:15:08","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/?p=827"},"modified":"2023-08-07T15:18:07","modified_gmt":"2023-08-07T13:18:07","slug":"etude-des-couleurs-dune-statue-grecque","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/2023\/08\/07\/etude-des-couleurs-dune-statue-grecque\/","title":{"rendered":"Etude des couleurs d&rsquo;une statue grecque"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center\"><em>Texte d\u2019Adeline Grand-Cl\u00e9ment, Universit\u00e9 Toulouse \u2013 Jean Jaur\u00e8s, Laboratoire PLH \/ ERC MAP<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_828\" style=\"width: 778px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-828\" class=\"wp-image-828 size-large\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-des-courleurs-dune-statue-1-768x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"768\" height=\"1024\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-des-courleurs-dune-statue-1-768x1024.jpg 768w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-des-courleurs-dune-statue-1-225x300.jpg 225w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-des-courleurs-dune-statue-1-1152x1536.jpg 1152w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-des-courleurs-dune-statue-1-1536x2048.jpg 1536w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-des-courleurs-dune-statue-1-scaled.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><p id=\"caption-attachment-828\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 1 : Monument fun\u00e9raire de Phrasikleia, vers 540 avant notre \u00e8re, marbre peint. Ath\u00e8nes, Mus\u00e9e arch\u00e9ologique d\u2019Ath\u00e8nes, inv. 4889. H. totale (avec la base) : 211,5cm.<\/p><\/div>\n<p>La statue fun\u00e9raire de Phrasikleia est conserv\u00e9e au Mus\u00e9e national d\u2019Ath\u00e8nes et dat\u00e9e d\u2019environ 540 avant notre \u00e8re. Ce monument en marbre mesure au total environ 2,10 m de haut (fig. 1). Il a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 en deux temps\u00a0: la statue elle-m\u00eame a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte en 1972 \u00e0 Merenda, non loin de la ville d\u2019Ath\u00e8nes, sur le territoire de l\u2019ancien d\u00e8me attique de Myrrhinous. Les arch\u00e9ologues ont pu la mettre en relation avec une d\u00e9couverte arch\u00e9ologique plus ancienne, datant de 1828\u00a0: la base inscrite, qui servait en remploi au mur d\u2019une \u00e9glise non loin de la n\u00e9cropole antique. Nous disposons donc d\u00e9sormais du monument complet, qui servait \u00e0 marquer une tombe \u2013 qui, elle, n\u2019a malheureusement pas \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9e et fouill\u00e9e. L\u2019image et le texte qui l\u2019accompagne sont donc les seuls vestiges de la s\u00e9pulture qui avait \u00e9t\u00e9 soigneusement pr\u00e9par\u00e9e pour une jeune Ath\u00e9nienne de la fin de l\u2019\u00e9poque archa\u00efque. Ils nous renseignent sur les raisons qui ont conduit sa famille \u00e0 lui rendre ainsi hommage.<\/p>\n<p><strong>Une riche parure color\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p>La statue repr\u00e9sente une jeune fille debout, v\u00eatue d&rsquo;un long <em>peplos <\/em>(une robe f\u00e9minine en laine tiss\u00e9e), par\u00e9e de bijoux et la t\u00eate ceinte d&rsquo;une couronne de perles surmont\u00e9e de boutons et fleurs de lotus. Elle tient \u00e9galement dans sa main droite un bouton de lotus, une fleur qui \u00e9voque le cycle de la vie et de la mort. Jusqu\u2019ici, rien d\u2019exceptionnel\u00a0: nous avons affaire \u00e0 une <em>kor\u00e8<\/em> fun\u00e9raire comme on en pourrait en trouver ailleurs dans le monde grec. Mais la statue est surtout remarquable par les conditions d\u2019enfouissement qui ont permis de pr\u00e9server une bonne part de son d\u00e9cor polychrome originel, ce qui a suscit\u00e9 l\u2019admiration des arch\u00e9ologues au moment de la d\u00e9couverte. C\u2019est une couleur rouge qui pr\u00e9domine, sur la surface de la robe de la jeune fille, mais d\u2019autres traces de pigments et m\u00eame des m\u00e9taux ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 mis en \u00e9vidence.<\/p>\n<div id=\"attachment_829\" style=\"width: 460px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-829\" class=\"wp-image-829 size-full\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-des-couleurs-dune-statue2.jpg\" alt=\"\" width=\"450\" height=\"600\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-des-couleurs-dune-statue2.jpg 450w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/08\/Etude-des-couleurs-dune-statue2-225x300.jpg 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><p id=\"caption-attachment-829\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 2. Proposition de reconstitution de la polychromie du monument fun\u00e9raire de Phrasikleia par Vinzenz et Ulrich Brinkmann ; pr\u00e9sent\u00e9e au Pergamonmuseum de Berlin en 2010.<\/p><\/div>\n<p>Les analyses r\u00e9alis\u00e9es pour rep\u00e9rer et identifier l\u2019ensemble des mat\u00e9riaux utilis\u00e9s ont permis \u00e0 une \u00e9quipe d\u2019arch\u00e9ologues men\u00e9e par l\u2019allemand Vinzenz Brinkmann de proposer un essai de restitution de son apparence d\u2019origine<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a> (fig. 2). Aucun pigment n\u2019a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 sur la couronne de lotus (except\u00e9 l\u2019int\u00e9rieur des corolles)\u00a0: il est possible que le peintre ait laiss\u00e9 les p\u00e9tales de la couleur naturelle du marbre. En revanche, l\u2019artisan a enduit la peau d\u2019un m\u00e9lange de pigments, pour produire une teinte brun clair. C\u2019est le v\u00eatement qui a fait l\u2019objet du traitement chromatique le plus riche. La robe rouge brique \u00e9tait constell\u00e9e d\u2019\u00e9toiles, de svastikas et de rosettes, initialement bleues ou rehauss\u00e9es d\u2019\u00e9tain et d\u2019or. Un soin particulier a aussi \u00e9t\u00e9 port\u00e9 au d\u00e9cor de la ceinture, incis\u00e9e de dessins assez complexes, vraisemblablement peints. Sur les bordures de l\u2019encolure et des manches, tout comme sur la bande centrale du v\u00eatement, court une frise de m\u00e9andres finement travaill\u00e9s. L\u2019effet visuel produit par la vision de cette statue, expos\u00e9e au sein d\u2019une n\u00e9cropole, devait \u00eatre notable\u00a0: la statue brillait d\u2019une riche polychromie.<\/p>\n<p><strong>L\u2019apport de l\u2019inscription\u00a0: un d\u00e9c\u00e8s pr\u00e9matur\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>La base fournit des informations pr\u00e9cieuses pour interpr\u00e9ter la parure color\u00e9e de la statue. Le bloc de pierre comporte deux inscriptions\u00a0: l\u2019une sur sa face principale, l\u2019autre sur le c\u00f4t\u00e9 (il s\u2019agit de la signature du sculpteur, Aristion de Paros). Int\u00e9ressons-nous \u00e0 la premi\u00e8re, car c\u2019est l\u00e0 qu\u2019appara\u00eet le nom de la d\u00e9funte\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Moi, monument fun\u00e9raire (<em>s\u00eama<\/em>) de Phrasikleia, je serai pour toujours appel\u00e9e jeune fille (<em>kor\u00e8<\/em>), ayant re\u00e7u ce nom de la part de la divinit\u00e9 \u00e0 la place du mariage\u00a0\u00bb (<em>IG <\/em>I\u00b3 1261)<\/p>\n<p>Cette inscription versifi\u00e9e ob\u00e9it aux codes habituels du genre fun\u00e9raire, avec une dimension laudative tr\u00e8s nette. Conform\u00e9ment \u00e0 la tradition archa\u00efque, c\u2019est le monument qui parle au d\u00e9but<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>\u00a0; l\u2019\u00e9nonciation change ensuite puisque la d\u00e9funte prend la parole pour expliquer aux passants qu\u2019elle est morte avant d\u2019avoir pu \u00eatre mari\u00e9e et restera donc \u00e9ternellement une <em>kor\u00e8<\/em>. Son \u00e2ge exact n\u2019est pas pr\u00e9cis\u00e9, mais on peut supposer qu\u2019elle avait une douzaine d\u2019ann\u00e9es. Le nom que lui ont donn\u00e9 ses parents est lui-m\u00eame \u00e9vocateur\u00a0: Phrasikleia signifie litt\u00e9ralement \u00ab\u00a0celle qui attire l\u2019attention sur le <em>kleos <\/em>(la gloire, la renomm\u00e9e).\u00a0\u00bb Cela signifie que la jeune fille \u00e9tait la fiert\u00e9 de sa famille et aurait d\u00fb en perp\u00e9tuer le prestige et la m\u00e9moire en se mariant pour assurer une filiation l\u00e9gitime. Le d\u00e9c\u00e8s pr\u00e9matur\u00e9 a donc priv\u00e9 ses parents d\u2019une voie de transmission de tout un patrimoine culturel, social et \u00e9conomique\u00a0: triste perte. Voil\u00e0 pourquoi ils ont tenu \u00e0 lui offrir des fun\u00e9railles somptueuses\u00a0: le monument fun\u00e9raire, combinant texte et image, remplit cette fonction m\u00e9morielle et se substitue au mariage avort\u00e9. Plac\u00e9 au sein de la n\u00e9cropole, il devait attirer tous les regards\u00a0; la famille, commanditaire de la statue, souhaitait ainsi honorer la jeune fille. La robe et les parures \u00e9voquaient avec ostentation le costume de la mari\u00e9e qu&rsquo;elle n&rsquo;avait finalement pu porter de son vivant, le fixant pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9. Il est possible d\u2019aller plus loin dans l\u2019interpr\u00e9tation de la polychromie du monument\u00a0: la couleur rouge choisie pour peindre la robe visait sans doute \u00e0 sugg\u00e9rer une teinture prestigieuse comme l\u2019\u00e9carlate ou la pourpre\u00a0; les motifs chatoyants \u00e9maillant la surface de l\u2019\u00e9toffe avaient peut-\u00eatre une fonction apotropa\u00efque, comme autant d\u2019ornements visant \u00e0 garantir le succ\u00e8s du rituel de passage \u2013 les noces et les fun\u00e9railles en venant ici \u00e0 se confondre.<\/p>\n<p><strong>Une jeune Ath\u00e9nienne appartenant \u00e0 l\u2019\u00e9lite de la cit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>M\u00eame si le nom figure seul, sans mention d\u2019aucun patronyme ou matronyme, il est clair que la d\u00e9funte appartenait \u00e0 une grande famille aristocratique ath\u00e9nienne\u00a0: la qualit\u00e9 d&rsquo;ex\u00e9cution et le co\u00fbt de l\u2019\u0153uvre (le marbre, la peinture et le recours aux feuilles d&rsquo;\u00e9tain et d&rsquo;or) en t\u00e9moignent. Le contexte arch\u00e9ologique de d\u00e9couverte fournit aussi des informations compl\u00e9mentaires. La statue a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9e avec un <em>kouros<\/em> fun\u00e9raire qui, selon la convention propre au type statuaire masculin, repr\u00e9sente le jeune d\u00e9funt enti\u00e8rement nu, avec une peau color\u00e9e d\u2019ocre rouge. Ce monument fun\u00e9raire semble avoir \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9 une dizaine d\u2019ann\u00e9es apr\u00e8s celui de Phrasikleia. Il serait tentant de dire qu\u2019ils appartenaient \u00e0 la m\u00eame famille (un fr\u00e8re et une s\u0153ur\u00a0?), mais on n\u2019est s\u00fbr de rien, car malheureusement la base du <em>kouros<\/em> n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9e\u00a0: on ignore le nom du d\u00e9funt. Les deux statues n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvertes en place dans la n\u00e9cropole antique, mais dans une fosse o\u00f9 elles ont \u00e9t\u00e9 enfouies sans doute peu de temps apr\u00e8s leur \u00e9rection, prot\u00e9g\u00e9es par une plaque de plomb \u2013 ce qui explique la qualit\u00e9 de la polychromie conserv\u00e9e. La volont\u00e9 de cacher les monuments pour les pr\u00e9server de dommages \u00e9ventuels pourrait s\u2019expliquer par un \u00e9pisode politique de lutte entre aristocrates, intervenu \u00e0 la fin du VI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle avant notre \u00e8re\u00a0: on songe \u00e0 l\u2019exil des Alcm\u00e9onides en 514 avant notre \u00e8re, en raison de leur opposition \u00e0 la tyrannie des Pisistratides, ou au contraire \u00e0 la chute de ce r\u00e9gime et \u00e0 l\u2019expulsion d\u2019Hippias, en 510 avant notre \u00e8re. Dans l\u2019un ou l\u2019autre cas, les jeunes d\u00e9funts pourraient avoir appartenu \u00e0 l\u2019une de ces deux grandes familles qui ont compt\u00e9 dans l\u2019histoire politique d\u2019Ath\u00e8nes (rappelons que Clisth\u00e8ne et P\u00e9ricl\u00e8s appartiennent au clan des Alcm\u00e9onides).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Conclusion<\/strong><\/p>\n<p>Cet exemple montre bien comment l\u2019image fonctionne avec le texte\u00a0: la statue de Phrasikleia visait \u00e0 donner de l\u2019importance et de la visibilit\u00e9 au nom d\u2019une jeune Ath\u00e9nienne qui a v\u00e9cu au VI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle avant notre \u00e8re, \u00e0 faire r\u00e9sonner son <em>kleos<\/em> et celui de sa famille par-del\u00e0 les si\u00e8cles. Malheureusement, l\u2019histoire en a d\u00e9cid\u00e9 autrement, puisque le monument est rest\u00e9 peu de temps visible dans l\u2019Antiquit\u00e9. En revanche, la bri\u00e8vet\u00e9 de l\u2019exposition \u00e0 l\u2019air libre est une chance pour les arch\u00e9ologues. Sans cela, la riche parure de couleurs, qui constitue un \u00e9l\u00e9ment important dans la lecture du monument, aurait \u00e9t\u00e9 perdue. De plus, ce t\u00e9moignage iconographique est pr\u00e9cieux en ce qu\u2019il souligne l\u2019importance des strat\u00e9gies matrimoniales au sein des grandes familles ath\u00e9niennes et le r\u00f4le jou\u00e9 par les jeunes filles dans la transmission d\u2019un patrimoine \u00e0 la fois mat\u00e9riel et symbolique en Gr\u00e8ce ancienne.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Pour aller plus loin<\/strong><\/p>\n<p>BRINKMANN, Vinzenz, KOCH-BRINMANN, Ulrike, PIENING, Heinrich, \u00ab\u00a0The Funerary Monument to Phrasikleia\u00a0\u00bb, in: Vinzenz BRINKMANN, Oliver PRIMAVESI, Max HOLLEIN (\u00e9d.), Circumlitio. <em>The Polychromy of Antique and Mediaeval Sculpture<\/em>, Munich, Hirmer Verlag, 2010, p.\u00a0188-217.<\/p>\n<p>BRUIT-ZAIDMAN, Louise, \u00ab\u00a0Le temps des jeunes filles dans la cit\u00e9 grecque\u00a0: Nausicaa, Phrasikleia, Timareta et les autres\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Clio<\/em>, 4, 1996, p. 30-52. <a href=\"http:\/\/journals.openedition.org\/clio\/431\">http:\/\/journals.openedition.org\/clio\/431<\/a><\/p>\n<p>SVENBRO, Jesper, <em>Phrasikleia : anthropologie de la lecture en Gr\u00e8ce ancienne<\/em>, Paris, La D\u00e9couverte, 1988, p. 13-32.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Vinzenz Brinkmann, Ulrike Koch-Brinkmann, Heinrich Piening, \u201cThe Funerary Monument to Phrasikleia\u201d, in: Circumlitio. <em>The Polychromy of Antique and Mediaeval Sculpture<\/em>, ed. V. Brinkmann, O. Primavesi, M. Hollein, Munich, Hirmer Verlag, 2010, p.\u00a0188-217.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Voir Jesper Svenbro, <em>Phrasikleia : anthropologie de la lecture en Gr\u00e8ce ancienne<\/em>, Paris, La D\u00e9couverte, 1988.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte d\u2019Adeline Grand-Cl\u00e9ment, Universit\u00e9 Toulouse \u2013 Jean Jaur\u00e8s, Laboratoire PLH \/ ERC MAP La statue fun\u00e9raire de Phrasikleia est conserv\u00e9e au Mus\u00e9e national d\u2019Ath\u00e8nes et dat\u00e9e d\u2019environ 540 avant notre \u00e8re. Ce monument en marbre mesure au total environ 2,10 m de haut (fig. 1). Il a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9 en deux temps\u00a0: la statue elle-m\u00eame a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte en 1972 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1264,"featured_media":829,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":"","_members_access_role":[],"_members_access_error":""},"categories":[46,22,29,30,52,27,11,57],"tags":[],"class_list":["post-827","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-anthropologie","category-antiquite","category-histoire","category-histoire-de-lart","category-image-antique","category-lettres-classiques","category-peinture","category-sculpture"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/827","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1264"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=827"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/827\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":830,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/827\/revisions\/830"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/media\/829"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=827"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=827"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=827"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}