 {"id":945,"date":"2023-10-18T21:25:43","date_gmt":"2023-10-18T19:25:43","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/?p=945"},"modified":"2023-10-20T08:51:29","modified_gmt":"2023-10-20T06:51:29","slug":"etude-dun-portrait-romain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/2023\/10\/18\/etude-dun-portrait-romain\/","title":{"rendered":"Etude d&rsquo;un portrait romain"},"content":{"rendered":"<h1><strong>Un portrait d\u2019imp\u00e9ratrice\u00a0: Etruscilla ?<\/strong><\/h1>\n<p><em>Texte de Pascal Capus, charg\u00e9 des collections de sculptures romaines, fonds numismatique et m\u00e9diterran\u00e9en au Mus\u00e9e Saint-Raymond, mus\u00e9e arch\u00e9ologique de Toulouse<\/em><\/p>\n<div id=\"attachment_947\" style=\"width: 778px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-947\" class=\"wp-image-947 size-large\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/10\/Etude-dun-portrait-Etruscilla-1-768x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"768\" height=\"1024\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/10\/Etude-dun-portrait-Etruscilla-1-768x1024.jpg 768w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/10\/Etude-dun-portrait-Etruscilla-1-225x300.jpg 225w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/10\/Etude-dun-portrait-Etruscilla-1-1152x1536.jpg 1152w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/10\/Etude-dun-portrait-Etruscilla-1-1536x2048.jpg 1536w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/10\/Etude-dun-portrait-Etruscilla-1-scaled.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><p id=\"caption-attachment-947\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 1. Portrait d\u2019Etruscilla ? Milieu du IIIe si\u00e8cle. D\u00e9couvert dans la villa de Chiragan (Martres-Tolosane, Haute-Garonne). H. 64,5 x l. 64 x P. 29. inv. Ra 74<\/p><\/div>\n<div id=\"attachment_949\" style=\"width: 778px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-949\" class=\"wp-image-949 size-large\" src=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/10\/Etude-d-un-portrait-Etruscilla-2-768x1024.jpg\" alt=\"\" width=\"768\" height=\"1024\" srcset=\"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/10\/Etude-d-un-portrait-Etruscilla-2-768x1024.jpg 768w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/10\/Etude-d-un-portrait-Etruscilla-2-225x300.jpg 225w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/10\/Etude-d-un-portrait-Etruscilla-2-1152x1536.jpg 1152w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/10\/Etude-d-un-portrait-Etruscilla-2-1536x2048.jpg 1536w, https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/questions-d-images\/files\/2023\/10\/Etude-d-un-portrait-Etruscilla-2-scaled.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px\" \/><p id=\"caption-attachment-949\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 2.<\/p><\/div>\n<p>La sculpture (fig. 1 et 2) est compos\u00e9e d\u2019une t\u00eate sculpt\u00e9e, tourn\u00e9e vers la droite, d\u00e9capit\u00e9e lors des bouleversements qui ont affect\u00e9 la villa des bords de Garonne. Elle fut r\u00e9unie au corps lors des restaurations du XIX<sup>e <\/sup>si\u00e8cle. Le regard autoritaire, le visage plein et la rondeur des joues comme du menton, marqu\u00e9 d\u2019une fossette, personnalisent cette repr\u00e9sentation f\u00e9minine.<\/p>\n<p>Le torse est envelopp\u00e9 dans un grand manteau dont l\u2019\u00e9toffe emprisonne le bras droit, \u00e9troitement drap\u00e9.<\/p>\n<p>Comme pour tous les autres bustes romains, le marbre a \u00e9t\u00e9 \u00e9vid\u00e9 \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du corps de part et d\u2019autre de la partie centrale, afin d\u2019all\u00e9ger l\u2019\u0153uvre et la rendre plus ais\u00e9ment transportable. Le buste \u00e9tait associ\u00e9 \u00e0 la tablette (<em>tabula<\/em>), taill\u00e9e dans le m\u00eame morceau de marbre et dont le mod\u00e8le, \u00e0 volutes, fait partie int\u00e9grante des bustes depuis les ann\u00e9es 120-130 apr\u00e8s J.-C. Seule la partie haute de ce support est aujourd\u2019hui conserv\u00e9e.<\/p>\n<h2><strong>\u00a0<\/strong><strong>Le portrait en buste<\/strong><\/h2>\n<p>Le portrait en buste, apparu dans le courant du I<sup>er<\/sup> si\u00e8cle avant J.-C., consiste peut-\u00eatre en une d\u00e9clinaison des bustes en bronze, encastr\u00e9s sur un pilier, dits \u00ab\u00a0herma\u00efques\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. Il gagne en dimension progressivement. D\u2019abord coup\u00e9 au niveau des clavicules, ce qui apparaissait en premier lieu davantage comme une t\u00eate-portrait incorpore ensuite, sous le r\u00e8gne d\u2019Hadrien, la poitrine enti\u00e8re et le haut des bras.<\/p>\n<p>Alors que la statue en pied honorifique \u00e9tait destin\u00e9e aux espaces publics, prioritairement le forum et ses annexes, le buste, bien qu\u2019il ait parfois pu \u00eatre d\u00e9couvert en contexte officiel, \u00e9tait manifestement adapt\u00e9, par son format, \u00e0 la sph\u00e8re domestique. Sa fonction y variait consid\u00e9rablement car, dans ce contexte priv\u00e9, d\u00e9montrer le statut social du mod\u00e8le devenait moins indispensable.<\/p>\n<h2><strong>Le portrait imp\u00e9rial f\u00e9minin<\/strong><\/h2>\n<p><strong>\u00a0<\/strong>La monnaie demeure un repaire essentiel quant \u00e0 la reconnaissance des individus, l\u2019empereur en premier lieu. Cependant, comme pour les h\u00e9ritiers putatifs, dont les effigies pouvaient s\u2019inscrire sur les frappes en or, en argent et en bronze, les portraits des imp\u00e9ratrices et des \u00e9ventuelles princesses de la maison imp\u00e9riale (<em>domus Augusta<\/em>) ne connaissent pas la m\u00eame fr\u00e9quence. Surtout, leur aspect physique, d\u00e9termin\u00e9 par la ligne de leur profil, demeure in\u00e9vitablement d\u00e9pendant du talent et du degr\u00e9 d\u2019interpr\u00e9tation du graveur.<\/p>\n<p>Outre les monnaies, c\u2019est en second lieu dans le marbre que l\u2019image des femmes de la famille imp\u00e9riale nous est parvenue. Alors que corps et attitudes s\u2019inspir\u00e8rent longtemps, depuis l\u2019\u00e9poque julio-claudienne, des repr\u00e9sentations divines, ces mod\u00e8les ne semblent plus vraiment \u00e0 l\u2019ordre du jour durant les temps troubl\u00e9s qui font suite \u00e0 l\u2019\u00e9poque s\u00e9v\u00e9rienne. Ainsi, la titulature des imp\u00e9ratrice, grav\u00e9e sur la base de leurs portraits, se r\u00e9sume-t-elle souvent \u00e0 leur r\u00f4le d\u2019\u00e9pouse. Pour le III<sup>e <\/sup>si\u00e8cle, on conna\u00eet en Gaule plusieurs rappels de cette fonction matrimoniale sur des bases ayant accueilli les repr\u00e9sentations des imp\u00e9ratrices Tranquilline et \u00c9truscille (La Vo\u00fbte-sur-Loire et Saint-Paulien, en Haute-Loire) ainsi que Salonine (Antibes, Cimiez et Suse)<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p>Au type conventionnel de l\u2019\u00e9pouse s\u2019ajoute celui de la m\u00e8re dans le portrait imp\u00e9rial f\u00e9minin. Mais davantage que la simple maternit\u00e9 familiale, le titre qui s\u2019affirme et devient r\u00e9current au temps des grandes crises militaires du III<sup>e<\/sup> si\u00e8cle est celui de \u00ab\u00a0m\u00e8re des camps\u00a0\u00bb (<em>mater castrorum<\/em>). L\u2019imp\u00e9ratrice endosse ainsi la responsabilit\u00e9 de prot\u00e9ger l\u2019arm\u00e9e, mobilis\u00e9e sur une fronti\u00e8re (<em>limes<\/em>) quelque peu \u00e9branl\u00e9e et instable.<\/p>\n<h2><strong>Une \u0153uvre imposante et rare<\/strong><\/h2>\n<p>L\u2019\u0153uvre est en marbre de G\u00f6ktepe (Turquie). Si l\u2019on exclut les innombrables effigies transform\u00e9es, depuis le XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, lors de leur restauration, et compl\u00e9t\u00e9es de bustes modernes, cet exemplaire compte parmi les plus grands portraits f\u00e9minins connus de l\u2019art romain.<\/p>\n<p>La main droite retient un pan du grand manteau qui passe sur l\u2019\u00e9paule. L\u2019effigie comprend poitrine et partie sup\u00e9rieure de l\u2019abdomen, jusqu\u2019\u00e0 la zone ombilicale. Il s\u2019agit par cons\u00e9quent d\u2019un \u00ab\u00a0buste demi-corps\u00a0\u00bb, \u00e9quivalent \u00e0 une demi-statue, une typologie dont la naissance est g\u00e9n\u00e9ralement situ\u00e9e sous le r\u00e8gne de Gordien III (238-244), un empereur dont un portrait, d\u00e9couvert \u00e0 Gabies (Latium) et conserv\u00e9 au mus\u00e9e du Louvre, montre le m\u00eame type de d\u00e9coupe<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>.<\/p>\n<h2><strong>Reconna\u00eetre le mod\u00e8le<\/strong><\/h2>\n<p><strong>\u00a0<\/strong>Identifier un portrait sans l\u2019inscription qui lui \u00e9tait initialement associ\u00e9e demeure d\u00e9licat. Nous l\u2019avons dit, le buste \u00ab\u00a0demi-corps\u00a0\u00bb permet d\u2019orienter chronologiquement la recherche, donc le deuxi\u00e8me quart du III<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Et si la coiffure ne contredit pas cette datation, elle ne se distingue pas, cependant, d\u2019une mode capillaire qui caract\u00e9rise plusieurs imp\u00e9ratrices de la p\u00e9riode longtemps nomm\u00e9e \u00ab\u00a0Anarchie militaire\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La partie basse de la coiffure du portrait de Chiragan \u00e9tait sculpt\u00e9e \u00e0 part et fix\u00e9e par collage. Ce rajout a \u00e9galement pu \u00eatre con\u00e7u en stuc*, mat\u00e9riau rendu invisible suite \u00e0 l\u2019application de la polychromie d\u2019usage. Cette partie a aujourd\u2019hui disparu.<\/p>\n<p>Le sculpteur a pr\u00e9par\u00e9 le plan de pose du fragment rapport\u00e9 en pratiquant un d\u00e9bord courbe de part et d\u2019autre de la nuque. Trois goujons m\u00e9talliques permettaient la fixation de la pi\u00e8ce.<\/p>\n<p>Un bris de la partie inf\u00e9rieure de la coiffure aurait-il pu occasionner un tel montage\u00a0? Il s\u2019agirait alors d\u2019une restauration. Un accident de ce type pourrait s\u2019expliquer par la fragilit\u00e9 de la zone situ\u00e9e derri\u00e8re l\u2019oreille des portraits f\u00e9minins de cette p\u00e9riode, et du III<sup>e<\/sup> si\u00e8cle en g\u00e9n\u00e9ral<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>. Les cheveux, relev\u00e9s afin d\u2019\u00eatre regroup\u00e9s en natte, y forment en effet un d\u00e9crochement supportant difficilement les chocs et les chutes.<\/p>\n<p>Plautille, \u00e9pouse de l\u2019empereur Caracalla (211-217), a parfois \u00e9t\u00e9 reconnue ici. Les monnaies de cette imp\u00e9ratrice d\u00e9voilent une fa\u00e7on de se coiffer plus naturelle que les artifices privil\u00e9gi\u00e9s quelques ann\u00e9es auparavant par Julia Domna, \u00e9pouse de Septime S\u00e9v\u00e8re. C\u2019est prioritairement la mani\u00e8re dont les cheveux sont r\u00e9unis \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du cr\u00e2ne qui diff\u00e9rencie l\u2019imp\u00e9ratrice Plautille.\u00a0 Relativement l\u00e2ches au niveau de la nuque, ils peuvent s\u2019enrouler en chignon plat et ovale \u00e0 la base du cr\u00e2ne, une mode tr\u00e8s populaire \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de Julia Mammaea, mais toujours en \u00e9vidence dans les portraits mon\u00e9taires d&rsquo;Herennia Etruscilla, femme de Trajan D\u00e8ce, jusqu&rsquo;en 251<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>.<\/p>\n<p>Le grand buste du mus\u00e9e Saint-Raymond a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 rapproch\u00e9 de Salonine, \u00e9pouse de Gallien, mont\u00e9e sur le tr\u00f4ne en 254, soit pr\u00e8s de quarante-cinq ans apr\u00e8s la mort de Plautille. Le long r\u00e8gne de cette imp\u00e9ratrice fut concomitant des d\u00e9sastres militaires comme de la crise \u00e9conomique du d\u00e9but de la seconde moiti\u00e9 du III<sup>e <\/sup>si\u00e8cle. Ses frappes mon\u00e9taires, sur lesquelles Salonine est g\u00e9n\u00e9ralement couronn\u00e9e du diad\u00e8me, d\u00e9voilent la pr\u00e9gnance des cheveux crant\u00e9s. L\u00e9g\u00e8rement rel\u00e2ch\u00e9s \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de la mandibule, ils sont alors r\u00e9unis en grande natte plate qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du cr\u00e2ne en direction du vertex, suivant en cela une mode inaugur\u00e9e par Tranquillina, \u00e9pouse de Gordien III (238-244 apr\u00e8s J.-C.). Cette m\u00eame natte s\u2019\u00e9tend parfois jusqu\u2019au-dessus du front. Ainsi se pr\u00e9sente la coiffure du portrait de Chiragan.<\/p>\n<p>Une derni\u00e8re identification a \u00e9t\u00e9 avanc\u00e9e. Emmanuelle Rosso a discern\u00e9 en effet une convaincante correspondance de la t\u00eate avec un portrait f\u00e9minin conserv\u00e9 \u00e0 Rome (Musei Capitolini, Centrale Montemartini inv. MC 2689), qui pourrait bien repr\u00e9senter le m\u00eame personnage, sans aucun doute membre de la famille imp\u00e9riale<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>. Coiffure et profil de ces deux dames rappelant certaines frappes mon\u00e9taires d\u2019Etruscilla, cette derni\u00e8re candidate est aujourd\u2019hui privil\u00e9gi\u00e9e pour ce portrait, (<em>op. cit.<\/em>, p. 485).<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Jane Fejfer, <em>Roman Portraits in Context<\/em>, Berlin \u2013 New York, De Gruyter, 2008, p. 236.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> Emmanuelle Rosso, <em>L\u2019image de l\u2019empereur en Gaule romaine, portraits et inscriptions<\/em>, Paris, \u00c9dition du CTHS, 2006, p. 34. Les titulatures sont respectivement les suivantes\u00a0: <em>coniugi imp(eratoris) d(omini) n(ostri)\u00a0;<\/em> <em>coniugi Aug(usti) n(ostri)\u00a0; D(ominae) n(ostrae) Corneliae Saloninae coniugi Aug(usti) n(ostri)\u00a0;<\/em> <em>Sanctissimae Aug(ustae) coniugi Gallieni iunioris Aug(usti) n(ostri)\u00a0;<\/em> <em>coniugi imp(eratoris) Gallieni<\/em>.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Louvre Ma 1063, 0,75 cm, sans le pi\u00e9douche, perdu.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Elizabeth Bartman, \u00ab Hair and the Artifice of Roman Female Adornment \u00bb, <em>American Journal of Archaeology<\/em>, 105, n\u00b0 1, janvier 2001, p. 1-25.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Susan Wood, <em>Roman Portrait Sculpture<\/em> <em>217-260 A.D<\/em>. <em>The Transformation of an artistic Tradition<\/em>, Leyde, E. J. Brill, 1986, p. 97.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Emmanuelle Rosso, <em>op. cit.<\/em>, p. 286.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un portrait d\u2019imp\u00e9ratrice\u00a0: Etruscilla ? Texte de Pascal Capus, charg\u00e9 des collections de sculptures romaines, fonds numismatique et m\u00e9diterran\u00e9en au Mus\u00e9e Saint-Raymond, mus\u00e9e arch\u00e9ologique de Toulouse La sculpture (fig. 1 et 2) est compos\u00e9e d\u2019une t\u00eate sculpt\u00e9e, tourn\u00e9e vers la droite, d\u00e9capit\u00e9e lors des bouleversements qui ont affect\u00e9 la villa des bords de Garonne. 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