 {"id":128,"date":"2020-07-14T16:25:57","date_gmt":"2020-07-14T14:25:57","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/?page_id=128"},"modified":"2021-10-08T12:22:32","modified_gmt":"2021-10-08T10:22:32","slug":"remy-gasiglia","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/intervencions-interventions\/remy-gasiglia\/","title":{"rendered":"R\u00e9my Gasiglia"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center has-accent-color has-text-color\"><strong><em>La Grava sul camin<\/em> de Jean Boudou et <em>La Lune et les feux<\/em> de Cesare Pavese<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 seulement six ans d\u2019intervalle, sont parus deux livres \u00e9tonnamment proches, <em>La Lune et les feux <\/em>(<em>La Luna e i fal\u00f2<\/em>), dernier roman de l\u2019\u00e9crivain italien Cesare Pavese (1950, traduction fran\u00e7aise 1965), et <em>La Grava sul camin<\/em>, premier roman de Jean Boudou (1956). Si une curieuse sym\u00e9trie fait du premier la conclusion d\u2019une \u0153uvre et du second l\u2019ouverture d\u2019une autre, ces deux ouvrages ont surtout en commun une m\u00eame th\u00e9matique, \u00e9tant tous deux des romans du retour, de modernes <em>nosto\u00ef<\/em>. \u00c9crits \u00e0 la premi\u00e8re personne, ils sont situ\u00e9s dans le m\u00eame contexte historique, les ann\u00e9es qui suivent imm\u00e9diatement la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale, et des contextes socioculturels et linguistiques assez similaires, la campagne pi\u00e9montaise et la campagne rouergate. Ces retours en des lieux et des mondes ruraux qui furent ceux de l\u2019enfance mais que les trag\u00e9dies de l\u2019histoire ont marqu\u00e9s, sont aussi des retours sur soi de narrateurs confront\u00e9s \u00e0 un pass\u00e9 et \u00e0 un avenir \u00e9galement probl\u00e9matiques. Des narrateurs qui entretiennent de surcro\u00eet d\u2019\u00e9tranges relations avec les auteurs, sur les confins de l\u2019autofiction. Le propos est donc d\u2019effectuer une \u00e9tude compar\u00e9e de deux romans que, malgr\u00e9 leurs \u00e9videntes diff\u00e9rences, rapprochent autant leurs contenus que l\u2019\u00e2me et le talent singuliers de Pavese et de Boudou.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>R\u00e9my Gasiglia<\/em><\/strong><em>. Apr\u00e8s une th\u00e8se, un ouvrage et des articles ou communications sur le th\u00e9\u00e2tre nissart des XIX<sup>e<\/sup>&nbsp;et XX<sup>e<\/sup>&nbsp;si\u00e8cles, un ouvrage en collaboration sur les revues dialectales ni\u00e7oises, divers travaux sur Jules Torrini (XVII<sup>e<\/sup>), Joseph-Rosalinde Rancher, Louis Andrioli (XIX<sup>e<\/sup>) et Gustave-Adolphe Mossa (XX<sup>e<\/sup>), R\u00e9my Gasiglia a publi\u00e9 de nombreuses \u00e9tudes sur l\u2019\u0153uvre de F. Mistral. Des points de vue m\u00e9thodologique et th\u00e9matique, toutes ses recherches privil\u00e9gient une optique comparatiste, l\u2019accent \u00e9tant mis sur l\u2019\u00e9tude des relations des lettres occitanes avec les autres litt\u00e9ratures europ\u00e9ennes et sur les ph\u00e9nom\u00e8nes d\u2019intertextualit\u00e9 qui \u00e9clairent les \u0153uvres d\u2019un jour nouveau et g\u00e9n\u00e9ralement inattendu (cf., par exemple, les parodies du&nbsp;Livre de Tobie&nbsp;et du&nbsp;Conte du Graal&nbsp;qui sous-tendent ironiquement Lo Libre de Cat\u00f2ia&nbsp;de Boudou, ou encore les mod\u00e8les insoup\u00e7onn\u00e9s et ambigus que constituent pour&nbsp;Calendau&nbsp;et&nbsp;Nerto&nbsp;de Mistral&nbsp;Les&nbsp;Mille et une nuits, les romans gothiques et&nbsp;Justine&nbsp;de Sade).<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Grava sul camin de Jean Boudou et La Lune et les feux de Cesare Pavese \u00c0 seulement six ans d\u2019intervalle, sont parus deux livres \u00e9tonnamment proches, La Lune et les feux (La Luna e i fal\u00f2), dernier roman de l\u2019\u00e9crivain italien Cesare Pavese (1950, traduction fran\u00e7aise 1965), et La Grava sul camin, premier roman [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":773,"featured_media":0,"parent":76,"menu_order":13,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-128","page","type-page","status-publish","hentry","post-preview"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/128","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/wp-json\/wp\/v2\/users\/773"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=128"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/128\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":395,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/128\/revisions\/395"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/76"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=128"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}