 {"id":131,"date":"2020-07-14T16:27:16","date_gmt":"2020-07-14T14:27:16","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/?page_id=131"},"modified":"2021-10-08T12:27:09","modified_gmt":"2021-10-08T10:27:09","slug":"uta-hahn","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/intervencions-interventions\/uta-hahn\/","title":{"rendered":"Uta Hahn"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center has-accent-color has-text-color\"><strong>Boudou traduit<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Comment une oeuvre qui incarne le drame d&rsquo;une langue en d\u00e9perdition serait-elle traduisible? \u00ab\u00a0Remplacer la langue de cette \u00e9criture par une autre, quelle qu&rsquo;elle soit, est \u00e9videmment effacer cette dimension cl\u00e9<sup>1<\/sup>\u00a0\u00bb \u00e9crit Jaques Bres en 1983 lors de la parution de la traduction en fran\u00e7ais du <em>Libre de Cat\u00f2ia<\/em> et du <em>Libre dels Grands jorns<\/em> d&rsquo;Alem Surre-Garcia. Ses premi\u00e8res publications en livre, Jean Boudou les a autotraduites et publi\u00e9s avec traduction \u00ab\u00a0en regard\u00a0\u00bb &#8211; ainsi les <em>Contes<\/em>, mais aussi <em>La Grava sul Camin<\/em>. Livre double en vis\u00e9e p\u00e9dagogique, mise en parall\u00e8le? <\/p>\n\n\n\n<p>Pour Surre-Garcia, ces autotraducions sont trop proches de l&rsquo;occitan: \u00ab\u00a0Aquelas reviradas, tr\u00f2ppr\u00f2chas de l&rsquo;occitan, las trob\u00e8ri marridas. Per \u00e7\u00f2 que mancavan de la dist\u00e0ncia necess\u00e0ria<sup>3<\/sup>.\u00a0\u00bb Cette distance n\u00e9cessaire, en quoi consiste-t-elle ? Le<em> Libre dels Grands jorns<\/em> est la premi\u00e8re des \u0153uvres livresques boudouniennes publi\u00e9e uniquement en occitan.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour sa traduction, Surre-Garcia opte pour un \u00ab\u00a0style fran\u00e7ais plus soutenu<sup>4<\/sup>\u00ab\u00a0, qui correspond \u00e0 un glissement de perspective moins directe. Mais est-ce que cette perspective directe n&rsquo;est-elle pas en elle-m\u00eame signifiante et alors indispensable de l&rsquo;oeuvre ? Lors de la traduction des Oeuvres compl\u00e8tes boudouniennes en fran\u00e7ais dans les ann\u00e9es 90 aupr\u00e8s des Editions du Rouergue, on a choisi de retraduire tout : Ni les autotraductions de Boudou lui-m\u00eame ni les traductions de Surre-Garcia n\u2019ont \u00e9t\u00e9 reprises.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour Pierre Canivenc, le segond traducteur des deux \u00ab\u00a0romans\u00a0\u00bb, c&rsquo;est \u00ab\u00a0l&rsquo;oralit\u00e9\u00a0\u00bb de la prose qui compte : \u00ab\u00a0non pas le parl\u00e9, mais la voix. (&#8230;) O\u00f9 l&rsquo;ordre des mots a valeur discursive et philosophique\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Tandis qu&rsquo;en 2017, l&rsquo;IEO choisit la traduction de Surre-Garcia pour la r\u00e9\u00e9dition du <em>Cat\u00f2ia<\/em> en fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p>Comment les deux traductions en fran\u00e7ais diff\u00e8rent-elles ? Ce n&rsquo;est pas seulement le choix des mots, les tournures grammaticales, la parent\u00e9 avec ou bien la distance prise envers le texte original qui m&rsquo;int\u00e9resse, c&rsquo;est surtout la perspective, le rythme, l&rsquo;atmosph\u00e8re rendue par la traduction: Jusqu&rsquo;\u00e0 quel point peut-elle rendre \u00ab\u00a0du Boudou\u00a0\u00bb?<\/p>\n\n\n\n<p>Pour pouvoir le mesurer, il faut partir des caract\u00e9ristiques stylistiques de Boudou, tels les temps et ses rapports ind\u00e9finis, sa syntaxe raccourcie, ses \u00e9nonc\u00e9s circulaires pour abourtir \u00e0 son rythme profond qui fonde son ambig\u00fcit\u00e9 essentielle.<\/p>\n\n\n\n<p>En plus : Peut-\u00eatre la traduction arrive \u00e0 mieux s&rsquo;adapter dans une langue moins parent\u00e9e ? Je dispose d&rsquo;une traduction anglaise du <em>Cat\u00f2ia<\/em> qui est malheureusement rest\u00e9e dans le tiroir. C&rsquo;est Kees Mok qui me l&rsquo;a communiqu\u00e9e lors du Congr\u00e8s AIEO de Vitoria, en affirmant que l&rsquo;anglais s&rsquo;adapte tr\u00e8s bien au rythme boudounien.<\/p>\n\n\n\n<p>Cela m&rsquo;int\u00e9resse de le v\u00e9rifier &#8211; aussi en regard de ma propre traduction du <em>Libre dels Grands<\/em> <em>jorns<\/em> en allemand.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Boudou traduit Comment une oeuvre qui incarne le drame d&rsquo;une langue en d\u00e9perdition serait-elle traduisible? \u00ab\u00a0Remplacer la langue de cette \u00e9criture par une autre, quelle qu&rsquo;elle soit, est \u00e9videmment effacer cette dimension cl\u00e91\u00a0\u00bb \u00e9crit Jaques Bres en 1983 lors de la parution de la traduction en fran\u00e7ais du Libre de Cat\u00f2ia et du Libre dels [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":773,"featured_media":0,"parent":76,"menu_order":14,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-131","page","type-page","status-publish","hentry","post-preview"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/131","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/wp-json\/wp\/v2\/users\/773"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=131"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/131\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":397,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/131\/revisions\/397"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/76"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/relirejeanboudou\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=131"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}