 {"id":62,"date":"2024-10-01T18:41:44","date_gmt":"2024-10-01T16:41:44","guid":{"rendered":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/thchefs\/?page_id=62"},"modified":"2024-10-01T19:06:45","modified_gmt":"2024-10-01T17:06:45","slug":"culture","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/blogs.univ-tlse2.fr\/thchefs\/culture\/","title":{"rendered":"Culture"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-medium-font-size\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Cuisines et souvenirs d&rsquo;enfance<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>\u00c9crit par Marine MOUSTER et Chi NGUYEN \u00e9tudiantes en deuxi\u00e8me ann\u00e9e de master tourisme, h\u00f4tellerie et alimentation \u00e0 l\u2019ISTHIA, Universit\u00e9 Toulouse Jean Jaur\u00e8s.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019odeur des g\u00e2teaux qui sortent du four \u00e0 l\u2019heure du go\u00fbter ou encore celle du poulet frit le dimanche chez les grands-parents: tous ces souvenirs sont ceux qui nous viennent de l\u2019enfance. Les saveurs et les odeurs des plats que nous avons d\u00e9gust\u00e9s dans notre jeunesse ont le pouvoir de nous faire voyager dans le temps, nous rappelant des moments pr\u00e9cieux autour de bons repas.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;enfance &#8211; c&rsquo;est ce que nous avons v\u00e9cu et qui n&rsquo;existe plus que dans nos souvenirs, ce quelque chose que nous regrettons toujours et que nous esp\u00e9rons retrouver. Les souvenirs alimentaires sont plus sensuels que les autres, car ils font appel aux cinq sens, et c&rsquo;est donc dans notre esprit qu&rsquo;ils s&rsquo;inscrivent le plus profond\u00e9ment. Susan Whitbourne, professeur de psychologie et de sciences du cerveau \u00e0 l\u2019universit\u00e9 du Massachusetts, a \u00e9galement admis que : \u00ab Les souvenirs alimentaires ont un go\u00fbt de nostalgie et sont li\u00e9s au contexte dans lequel vous pr\u00e9pariez ou mangiez ce plat, o\u00f9 la nourriture devient presque symbolique. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Le cin\u00e9ma a d\u00e9mocratis\u00e9 ce sentiment de souvenir que nous retrouvons aujourd\u2019hui sur nos \u00e9crans. Les films&nbsp;<em>Les saveurs du palais&nbsp;<\/em>de Christian Vincent (2012),&nbsp;<em>Les recettes du bonheur&nbsp;<\/em>de Lasse Hallstr\u00f6m (2014) et&nbsp;<em>La brigade&nbsp;<\/em>de Louis-Julien Petit (2022), sont trois films qui expriment les souvenirs de l\u2019enfance li\u00e9s \u00e0 la cuisine.<\/p>\n\n\n\n<p>La nostalgie alimentaire est un ph\u00e9nom\u00e8ne qui nous pousse \u00e0 rechercher les plats que nous avons aim\u00e9s dans notre jeunesse. Dans&nbsp;<em>Les saveurs du palais<\/em>, la cuisini\u00e8re parlant de la cr\u00e8me du Saint-Honor\u00e9, pr\u00e9cise que c\u2019est&nbsp;<em>\u00ab exactement celle que faisait ma grand-m\u00e8re \u00bb.&nbsp;<\/em>Lorsqu&rsquo;elle go\u00fbte la cr\u00e8me, ses yeux p\u00e9tillent et il lui faut quelques secondes pour s&rsquo;en \u00e9tonner. Elle expliquera plus tard qu\u2019elle le fait en hommage \u00e0 sa grand-m\u00e8re car c\u2019est elle qui lui a appris la recette. Aussi, on retrouve l&rsquo;importance du Saint Honor\u00e9 tout au long du film. Le pr\u00e9sident, quant \u00e0 lui, souhaite manger une cuisine de m\u00e8re ou de grand-m\u00e8re, une cuisine traditionnelle. Il souhaite retrouver le go\u00fbt des tr\u00e9sors de l\u2019enfance. C\u2019est pourquoi, il dit :&nbsp;<em>\u00ab j\u2019ai besoin de retrouver le go\u00fbt des choses [&#8230;] si vous faites une cuisine de grand-m\u00e8re, je serai tout \u00e0 fait heureux \u00bb.&nbsp;<\/em>On comprend ici le lien direct entre la cuisine de sa jeunesse et le bonheur que cela lui procure, bien qu\u2019\u00e9tant aux plus hautes fonctions de l\u2019Etat fran\u00e7ais. Il exprime un souvenir de sa jeunesse en disant que cette cuisine est semblable en tout point \u00e0 celle qu\u2019il mangeait dans sa famille et qu\u2019elle&nbsp;<em>\u00ab \u00e9voque une foule de souvenirs d\u2019enfance \u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le lien entre la cuisine et les souvenirs d&rsquo;enfance est \u00e9galement \u00e9voqu\u00e9 dans la construction du personnage du film&nbsp;<em>La Brigade<\/em>. On y retrouve Katy Marie \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte qui cuisine un orgue de betteraves. On r\u00e9alise au cours du film que c\u2019est pour elle une madeleine de Proust qui lui vient de son enfance. En effet, c\u2019est l\u2019un des premiers plats qu\u2019elle a appris \u00e0 cuisiner, alors qu\u2019elle \u00e9tait enfant de foyer. Elle en est si fi\u00e8re qu\u2019elle d\u00e9cide de pr\u00e9senter son plat aux jeunes du foyer de demandeurs d\u2019asile dont elle s\u2019occupe.<\/p>\n\n\n\n<p>La cuisine est aussi un moyen essentiel de transmettre les traditions familiales et culturelles. Les traditions culinaires sont transmises de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, ce qui permet de pr\u00e9server la culture culinaire d&rsquo;une famille ou d&rsquo;une communaut\u00e9. La cuisine en famille est devenue une activit\u00e9 interg\u00e9n\u00e9rationnelle qui renforce les liens familiaux et g\u00e9n\u00e8re des souvenirs pr\u00e9cieux. Chaque plat raconte une histoire qui se transmet. Dans le film&nbsp;<em>Les recettes du bonheur<\/em>, une m\u00e8re a appris la cuisine \u00e0 son fils (Hassan), la cuisine traditionnelle de leur pays, l\u2019Inde. Elle \u00e9tait son mentor, lui a tout appris. Ainsi, Hassan utilise les \u00e9pices sp\u00e9ciales de sa m\u00e8re, m\u00ealant habilement les saveurs de l&rsquo;enfance \u00e0 chaque plat. Les sc\u00e8nes d\u2019ouverture et de fin du film montrent le lien fort de cet apprentissage. La sc\u00e8ne d\u2019ouverture tourne autour de la fa\u00e7on dont Hassan, enfant, d\u00e9couvre les oursins. La cam\u00e9ra se situe devant la m\u00e8re et son fils les filmant se ruer sur ces fruits de mer. Les gros plans et les plans moyens sur les oursins qui suivent, donnent une impression de saveur particuli\u00e8re \u00e0 ce produit. Cela montre aussi l\u2019importance de ceux-ci pour la m\u00e8re qui se bat pour se les procurer. Le jeune gar\u00e7on ayant grandi, est tout autant passionn\u00e9 par la cuisine. Il rappelle que sa m\u00e8re \u00e9tait son professeur et explique l\u2019\u00e9ducation culinaire qu\u2019il a re\u00e7ue :&nbsp;<em>\u00ab Ma m\u00e8re \u00e9tait mon professeur [&#8230;] elle m\u2019apprenait \u00e0 go\u00fbter \u00bb \u00ab Les oursins ont les saveurs de la vie. C\u2019\u00e9tait une \u00e9ducation de tous les sens. \u00bb<\/em>. Lors de la sc\u00e8ne de fin, Hassan, \u00e0 pr\u00e9sent adulte, refait le plat de son enfance qu\u2019il partage avec ses proches, et la communaut\u00e9 fran\u00e7aise dans laquelle sa famille s\u2019est install\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>La cuisine et les souvenirs de l&rsquo;enfance sont li\u00e9s. Ils sont le lien de notre relation avec la nourriture et notre pass\u00e9. Chaque plat que nous cuisinons et mangeons est rempli d&rsquo;histoires et de souvenirs qui nous relient \u00e0 notre famille, \u00e0 notre culture et \u00e0 notre enfance. La cuisine est bien plus qu\u2019une activit\u00e9 quotidienne. Elle repr\u00e9sente notre histoire familiale et culturelle. Prendre le temps d&rsquo;appr\u00e9cier ces souvenirs culinaires est un moyen de faire le lien avec notre pass\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>L\u2019autorit\u00e9 f\u00e9minine en cuisine professionnelle<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">\u00c9crit par C\u00e9lia Garric et Clo\u00e9 Fonn\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019image d\u2019Eug\u00e9nie Brazier et d\u2019Anne-Sophie Pic, deux figures de la gastronomie fran\u00e7aise, les femmes sont repr\u00e9sent\u00e9es dans le cadre de la cuisine professionnelle. Toutefois, cette repr\u00e9sentation reste mineure et st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9e. En effet, la plupart des cheffes fait face \u00e0 l\u2019image de la cuisini\u00e8re domestique, comme l\u2019explique Martine Bourelly dans<br>\u00ab Cheffe de cuisine : le go\u00fbt de la transgression \u00bb : \u00ab \u201cfaire la cuisine\u201d, savoir-faire consid\u00e9r\u00e9 comme \u201cnaturellement\u201d f\u00e9minin dans la sph\u00e8re domestique, s\u2019av\u00e8re \u00eatre un m\u00e9tier \u00e9minemment masculin. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Ce m\u00e9tier de chef \u00e0 connotation masculine engendre parfois l\u2019apparition d\u2019un plafond de verre dans la cuisine professionnelle. Pourquoi une femme cheffe devrait-elle redoubler d\u2019efforts pour esp\u00e9rer recevoir le m\u00eame respect de son autorit\u00e9 de la part de sa brigade que son homologue masculin ?<\/p>\n\n\n\n<p>Cette question a pu \u00eatre l\u2019objet de diverses sc\u00e8nes des films <em>Les Saveurs du palais<\/em> (2012) et <em>La Brigade<\/em> (2022), r\u00e9alis\u00e9s respectivement par Christian Vincent et Louis-Julien Petit. L\u2019analyse de deux sc\u00e8nes marquent un point d\u2019orgue de la relation entre les chefs et cheffes. Dans ces deux sc\u00e8nes, la passion de la cuisine est un \u00e9l\u00e9ment d\u00e9terminant pour les personnages principaux des deux films. D\u2019abord, dans La Brigade, Cathy Marie exprime un d\u00e9saccord verbal concernant son plat signature. Ce d\u00e9saccord se lit dans un premier temps sur son visage et est mis en sc\u00e8ne gr\u00e2ce \u00e0 un jeu de lumi\u00e8re face \u00e0 sa rivale, Lyna Deletto. La minutie dont Cathy Marie fait preuve accentue la vision d\u2019une cheffe passionn\u00e9e dans une cuisine en effervescence. Cette passion est retrouv\u00e9e dans Les Saveurs du palais avec la cheffe Hortense qui n\u2019a plus rien \u00e0 perdre et tient \u00e0 faire r\u00e9gner le respect de la cuisine quitte \u00e0 entrer en conflit avec son chef rival.<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre \u00e9l\u00e9ment d\u00e9terminant est l\u2019id\u00e9e d\u2019isolement, mise en lumi\u00e8re par le cadrage dans <em>La Brigade<\/em> et le jeu d\u2019acteur dans <em>Les Saveurs du palais<\/em>. Dans le premier film, Cathy Marie est mise en sc\u00e8ne isol\u00e9e, concentr\u00e9e et au centre de l\u2019attention du spectateur tandis que les autres gravitent autour d\u2019elle sans jamais interagir. Hortense, dans Les Saveurs du palais, bien qu\u2019accompagn\u00e9e de deux personnages proches, prend ses propres d\u00e9cisions sans les consulter. On l\u2019aper\u00e7oit aussi par le port d\u2019un tablier noir qui contraste avec les tabliers blancs des autres cuisiniers de la cuisine centrale, \u00e0 l\u2019image d\u2019un mouton noir bouc \u00e9missaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Outre ces deux \u00e9l\u00e9ments, ces sc\u00e8nes mettent en avant un contraste d\u2019autorit\u00e9 entre les chefs et cheffes. Ce contraste est d\u2019une part m\u00e9diatique dans <em>La Brigade<\/em>, et d\u2019autre part rel\u00e8ve de l\u2019anciennet\u00e9 dans Les Saveurs du palais. En effet, dans <em>La Brigade<\/em>, Cathy Marie et Lyna Deletto sont, certes, toutes les deux cheffes, mais n\u2019ont pas le m\u00eame statut. Lyna est une star de la cuisine qui invite m\u00eame des journalistes jusqu\u2019au sein de sa brigade, ce qui semble d\u00e9mesur\u00e9 pour Cathy Marie qui, elle, pour rappel, est une passionn\u00e9e. Dans <em>Les saveurs du palais<\/em>, le chef Pascal Lepiq est arriv\u00e9 avant Hortense dans la cuisine centrale et s\u2019imagine donc sup\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette question de l\u2019autorit\u00e9 des femmes en cuisine professionnelle est aussi repr\u00e9sent\u00e9e par les interactions verbales fortes entre les chefs et cheffes qui peuvent parfois m\u00eame fr\u00f4ler l\u2019irrespect. En effet, dans La Brigade, l\u2019altercation entre les deux cheffes met en sc\u00e8ne deux figures d\u00e9termin\u00e9es. Cathy Marie tient \u00e0 d\u00e9fendre son plat signature et la passion qu\u2019elle met dans sa cuisine. Elle montre une cheffe principalement int\u00e9ress\u00e9e par l\u2019avis des clients en comparaison de Lyna Deletto, mise en sc\u00e8ne comme la cheffe autoritaire et s\u00fbre d\u2019elle. La cheffe se sent profond\u00e9ment touch\u00e9e dans sa ma\u00eetrise de la cuisine et il semble que son r\u00f4le de cheffe ne soit pas respect\u00e9 par la cheffe Lyna Deletto. A l\u2019instar de Cathy Marie, Hortense, dans <em>Les Saveurs du palais<\/em>, est \u00e0 l\u2019origine d\u2019une altercation verbale face au chef Pascal Lepiq : les insultes fusent mais ne sont pas rendues par le chef. Elle r\u00e9pond \u00e0 son manque de consid\u00e9ration tout au long du film par une sc\u00e8ne verbalement irrespectueuse, comme une repr\u00e9sentation de l\u2019atteinte de la limite du respect de son autorit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019autorit\u00e9 de la femme en cuisine professionnelle reste un sujet tr\u00e8s nuanc\u00e9. L\u2019importance de la passion culinaire pour la cheffe peut engendrer un certain isolement, souvent due \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 dont la cheffe doit faire preuve pour recevoir le respect de ses pairs. Les exemples de Cathy Marie et Hortense ne sont qu\u2019un reflet des multiples obstacles que certaines cheffes rencontrent quotidiennement. Toutefois, leur repr\u00e9sentation sur grand \u00e9cran repr\u00e9sente une avanc\u00e9e des mentalit\u00e9s fran\u00e7aises sur ce sujet, malgr\u00e9 les dix ans d\u2019\u00e9cart entre les deux films.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cuisines et souvenirs d&rsquo;enfance \u00c9crit par Marine MOUSTER et Chi NGUYEN \u00e9tudiantes en deuxi\u00e8me ann\u00e9e de master tourisme, h\u00f4tellerie et alimentation \u00e0 l\u2019ISTHIA, Universit\u00e9 Toulouse Jean Jaur\u00e8s. 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