28 septembre 2018

Ressources

Dans le cadre de la création du logiciel d’aide au pré-décrochage et au décrochage scolaire, nous avons été contraints de réaliser deux études qui permettront, à termes, de concevoir un moteur intelligent qui proposera directement des pistes de solutions en fonction des problèmes identifiés. La première de ces études portent sur la création d’un thésaurus et la seconde sur celle d’un vademecum…

Thésaurus relatif au décrochage et la qualité de vie en milieu scolaire

1. Définition
2. Rôle du thésaurus pour le projet EEPLD
3. Conception du thésaurus
4. Vade-mecum EEPLD

 

  1. Définition

Par définition, un thésaurus est une liste organisée de termes contrôlés et normalisés (descripteurs et non descripteurs) représentant les concepts d’un domaine de la connaissance, dans le cas présent le décrochage et l’amélioration de la qualité de vie en milieux scolaires.

 

Ce n’est donc pas, puisque la confusion est fréquente, un vadémécum (dans le sens étymologique de « petit guide »). Il s’agit donc d’un langage vérifié utilisé pour l’indexation de documents et la recherche de ressources documentaires, notamment dans des applications informatiques spécialisées. Au demeurant, contrairement à un dictionnaire auquel il est souvent comparé, un thésaurus ne fournit qu’accessoirement des définitions, les relations des termes et leur sélection l’emportant sur la description des significations. Par exemple, le thésaurus EEPLD reliant absentéisme à décrochage, échec à refus scolaire, phobie scolaire, Estonie-France-Roumanie à Europe… permettra pour une question portant sur la place de l’absentéisme dans le décrochage scolaire en France de trouver des ressources indexées avec refus scolaire en Europe.

 

Les documentalistes (i.e. nos collègues de la médiathèque pédagogique de l’ÉSPÉ de Toulouse Midi-Pyrénées) définissent les thésaurus comme une des formes de langages documentaires parmi d’autres. Dans les thésaurus, quels qu’ils soient, son organisation repose sur des termes qui peuvent être reliés entre eux par des relations :

  1. de synonymie (terme équivalent) ;
  2. de hiérarchie (terme générique et terme spécifique) ;
  3. d’association (terme associé).

 

  1. Pourquoi chercher à concevoir et réaliser un thésaurus dans le cadre de ce projet EEPLD ?   

Catherine Cyrot (2009) en donnerait une bonne explication dans sa fiche de lecture du Guide pratique pour l’élaboration d’un thésaurus documentaire {de Michèle Hudon, Danièle Dégez & Dominique Ménillet.(2009). Montréal : Les Éditions ASTED (diff. en France : ADBS), 2009. 274 p. ISBN 978-2-923563-17-6 : 33 €)}. Les auteurs du guide définissent le thésaurus comme un outil linguistique permettant de mettre en relation le langage naturel des utilisateurs et celui contenu dans les ressources. Concernant le projet EEPLD, tout est dans cette phrase. Il s’agit donc pour nous de mettre en relation :

  1. le langage naturel des acteurs des communautés éducatives qui décrivent leurs actions de luttes contre le décrochage et d’amélioration de la qualité de vie
  2. le contenu des ressources présentes sur notre plateforme d’une part, mais surtout la base de données alimentant les pistes possibles de résolution de problème pour le logiciel que nous concevons et qui sera dédié au dépistage du décrochage scolaire et à l’amélioration de la qualité de vie d’autre part.

 

Cette technique atténue les limites du langage naturel qui, bien que très riche, est trop souvent ambigu, ce que l’on ne peut pas se permettre dans le cadre de l’analyse des pistes inhérentes au fonctionnement du logiciel. S’il est bien conçu, notre thésaurus devait partiellement limiter les propositions trop floues d’une part, mais devrait surtout annihiler les risques de contresens. Il devra être complété aussi régulièrement que possible afin de réguler les problèmes classiques de synonymes, d’homonymes et les extrêmement nombreuses polysémies du « langage naturel » en éducation puisque cette thématique concerne tous les niveaux intellectuels chez tous les acteurs des communautés éducatives.

 

3. Conception du thésaurus EEPLD

L’ensemble des partenaires de ce projet s’est engagé à produire les documents ressources pour l’élaboration de ce thésaurus. Une première version n’utilisera que des termes français (langue du projet EEPLD)  afin de concevoir la première version du logiciel. Une version multilingue étant dans l’instant impossible en raison des trop nombreux risques de contresens et de faux amis possibles (repenser à la liste fournie durant vos années collèges) entre les différentes langues (exemple des termes « abuse, confection, habit… » entre l’anglais et le français).

 

Il a donc été décidé au cours d’une réunion virtuelle entre partenaires que deux versions serait développées. Une première en français, langue maîtrisée par tous les participants, puis en anglais sous le contrôle de collègues totalement bilingues suivi d’une vérification par la Société estonienne qui assure et vérifie les traductions anglais-estonien-français-roumain-russe. Nous aurons donc, à termes, deux thesauri.

 

Ce thésaurus, pour être partagé, devra dans sa version finale suivre des normes internationales de l’ISO (Organisation internationale de normalisation)  dans sa dernière version de 2013 sous le contrôle de collègues universitaires de Roumanie et de France. Il est important que nos collègues spécialistes s’assurent de la normalisation en regard de l’importance de l’informatisation qui repose sur des équations logiques de recherche.

 

Pour répondre à la norme ISO, trois types de termes seront répertoriés dans le thésaurus EEPLD :

  1. Les descripteurs utilisés pour indexer un document : ensemble des mots autorisés pour indexer à voir avec les collègues de la médiathèque ÉSPÉ Toulouse Midi-Pyrénées et de notre partenaire de l’Institut de langue française de l’Université de Iasi en Roumanie.
  2. Les non-descripteurs qui par convention ne peuvent pas être employés pour indexer un document, et qui renvoient au descripteur à utiliser. Ils sont utilisés à la recherche.
  3. Les mots outils qui ne peuvent être utilisés seuls (exemple : méthode). Ils sont coordonnés avec au moins un autre descripteur.

 

Le logiciel procédera par recherche hiérarchique consistant à parcourir le thésaurus en suivant son arborescence en partant du plus général vers le plus spécifique. En revanche, les usagers procéderont pour la plupart (sauf les personnes compétentes en recherche d’informations) par une recherche par termes qui permettront de parcourir l’ensemble du thésaurus et des documents indexés.

 

  1. Le vade-mecum EEPLD

La signification littérale de cette expression latine est « viens avec moi » comme métaphore d’un petit guide, un manuel, que l’on garde sur soi. Dans le cadre du projet EEPLD, il s’agit d’un

Thésaurus relatif au décrochage et la qualité de vie en milieu scolaire

1. Définition
2. Rôle du thésaurus pour le projet EEPLD
3. Conception du thésaurus
4. Vade-mecum EEPLD

 

  1. Définition

Par définition, un thésaurus est une liste organisée de termes contrôlés et normalisés (descripteurs et non descripteurs) représentant les concepts d’un domaine de la connaissance, dans le cas présent le décrochage et l’amélioration de la qualité de vie en milieux scolaires.

 

Ce n’est donc pas, puisque la confusion est fréquente, un vadémécum (dans le sens étymologique de « petit guide »). Il s’agit donc d’un langage vérifié utilisé pour l’indexation de documents et la recherche de ressources documentaires, notamment dans des applications informatiques spécialisées. Au demeurant, contrairement à un dictionnaire auquel il est souvent comparé, un thésaurus ne fournit qu’accessoirement des définitions, les relations des termes et leur sélection l’emportant sur la description des significations. Par exemple, le thésaurus EEPLD reliant absentéisme à décrochage, échec à refus scolaire, phobie scolaire, Estonie-France-Roumanie à Europe… permettra pour une question portant sur la place de l’absentéisme dans le décrochage scolaire en France de trouver des ressources indexées avec refus scolaire en Europe.

 

Les documentalistes (i.e. nos collègues de la médiathèque pédagogique de l’ÉSPÉ de Toulouse Midi-Pyrénées) définissent les thésaurus comme une des formes de langages documentaires parmi d’autres. Dans les thésaurus, quels qu’ils soient, son organisation repose sur des termes qui peuvent être reliés entre eux par des relations :

  1. de synonymie (terme équivalent) ;
  2. de hiérarchie (terme générique et terme spécifique) ;
  3. d’association (terme associé).

 

  1. Pourquoi chercher à concevoir et réaliser un thésaurus dans le cadre de ce projet EEPLD ?

Catherine Cyrot (2009) en donnerait une bonne explication dans sa fiche de lecture du Guide pratique pour l’élaboration d’un thésaurus documentaire {de Michèle Hudon, Danièle Dégez & Dominique Ménillet.(2009). Montréal : Les Éditions ASTED (diff. en France : ADBS), 2009. 274 p. ISBN 978-2-923563-17-6 : 33 €)}. Les auteurs du guide définissent le thésaurus comme un outil linguistique permettant de mettre en relation le langage naturel des utilisateurs et celui contenu dans les ressources. Concernant le projet EEPLD, tout est dans cette phrase. Il s’agit donc pour nous de mettre en relation :

  1. le langage naturel des acteurs des communautés éducatives qui décrivent leurs actions de luttes contre le décrochage et d’amélioration de la qualité de vie
  2. le contenu des ressources présentes sur notre plateforme d’une part, mais surtout la base de données alimentant les pistes possibles de résolution de problème pour le logiciel que nous concevons et qui sera dédié au dépistage du décrochage scolaire et à l’amélioration de la qualité de vie d’autre part.

 

Cette technique atténue les limites du langage naturel qui, bien que très riche, est trop souvent ambigu, ce que l’on ne peut pas se permettre dans le cadre de l’analyse des pistes inhérentes au fonctionnement du logiciel. S’il est bien conçu, notre thésaurus devait partiellement limiter les propositions trop floues d’une part, mais devrait surtout annihiler les risques de contresens. Il devra être complété aussi régulièrement que possible afin de réguler les problèmes classiques de synonymes, d’homonymes et les extrêmement nombreuses polysémies du « langage naturel » en éducation puisque cette thématique concerne tous les niveaux intellectuels chez tous les acteurs des communautés éducatives.

 

3. Conception du thésaurus EEPLD

L’ensemble des partenaires de ce projet s’est engagé à produire les documents ressources pour l’élaboration de ce thésaurus. Une première version n’utilisera que des termes français (langue du projet EEPLD) afin de concevoir la première version du logiciel. Une version multilingue étant dans l’instant impossible en raison des trop nombreux risques de contresens et de faux amis possibles (repenser à la liste fournie durant vos années collèges) entre les différentes langues (exemple des termes « abuse, confection, habit… » entre l’anglais et le français).

 

Il a donc été décidé au cours d’une réunion virtuelle entre partenaires que deux versions serait développées. Une première en français, langue maîtrisée par tous les participants, puis en anglais sous le contrôle de collègues totalement bilingues suivi d’une vérification par la Société estonienne qui assure et vérifie les traductions anglais-estonien-français-roumain-russe. Nous aurons donc, à termes, deux thesauri.

 

Ce thésaurus, pour être partagé, devra dans sa version finale suivre des normes internationales de l’ISO (Organisation internationale de normalisation) dans sa dernière version de 2013 sous le contrôle de collègues universitaires de Roumanie et de France. Il est important que nos collègues spécialistes s’assurent de la normalisation en regard de l’importance de l’informatisation qui repose sur des équations logiques de recherche.

 

Pour répondre à la norme ISO, trois types de termes seront répertoriés dans le thésaurus EEPLD :

  1. Les descripteurs utilisés pour indexer un document : ensemble des mots autorisés pour indexer à voir avec les collègues de la médiathèque ÉSPÉ Toulouse Midi-Pyrénées et de notre partenaire de l’Institut de langue française de l’Université de Iasi en Roumanie.
  2. Les non-descripteurs qui par convention ne peuvent pas être employés pour indexer un document, et qui renvoient au descripteur à utiliser. Ils sont utilisés à la recherche.
  3. Les mots outils qui ne peuvent être utilisés seuls (exemple : méthode). Ils sont coordonnés avec au moins un autre descripteur.

 

Le logiciel procédera par recherche hiérarchique consistant à parcourir le thésaurus en suivant son arborescence en partant du plus général vers le plus spécifique. En revanche, les usagers procéderont pour la plupart (sauf les personnes compétentes en recherche d’informations) par une recherche par termes qui permettront de parcourir l’ensemble du thésaurus et des documents indexés.

 

  1. Le vade-mecum EEPLD

La signification littérale de cette expression latine est « viens avec moi » comme métaphore d’un petit guide, un manuel, que l’on garde sur soi. Dans le cadre du projet EEPLD, il s’agit d’un recueil d’expériences réalisées dans les établissements partenaires mais pas seulement. Chacun des membres du projet recherche quelles sont les actions développées dans les écoles, collèges et lycées qui permettent de limiter le décrochage scolaire et/ou d’améliorer la qualité de vie des élèves et/ou des enseignants en milieux scolaires.

 

La seule contrainte est d’utiliser le formulaire que nous avons conçus ensemble et qui est téléchargeable sur notre Drive.

recueil d’expériences réalisées dans les établissements partenaires mais pas seulement. Chacun des membres du projet recherche quelles sont les actions développées dans les écoles, collèges et lycées qui permettent de limiter le décrochage scolaire et/ou d’améliorer la qualité de vie des élèves et/ou des enseignants en milieux scolaires.

 

La seule contrainte est d’utiliser le formulaire que nous avons conçus ensemble et qui est téléchargeable sur notre Drive.

 


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