Communiqué du département de sociologie

Le Département de sociologie exprime son soutien au mouvement actuel et à la mobilisation des lycéen·nes, qui dénoncent notamment la dégradation de leurs conditions d’étude, le manque de personnels et les violences et la répression dont ils et elles sont victimes.

Ces revendications font écho aux graves difficultés que connaît également l’université : sous-effectifs enseignants et administratifs, non-remplacement de collègues, dégradation des conditions de travail, épuisement des personnels administratifs et enseignants et moyens insuffisants pour assurer pleinement nos missions d’enseignement, de recherche et d’accompagnement des étudiant·es.

Nous considérons que ces difficultés ne sont pas indépendantes les unes des autres. Elles interrogent les choix de politiques publiques, les priorités budgétaires et la place accordée à l’éducation et à l’enseignement supérieur. 

En tant qu’universitaires, chercheuses et chercheurs en sciences humaines et sociales, nous avons aussi une responsabilité particulière : contribuer à l’analyse critique des inégalités, des discriminations et des violences, notamment répressives, et permettre aux étudiant·es de comprendre les mécanismes sociaux et politiques à l’œuvre.

Nous demandons que soient rétablies les conditions matérielles permettant aux étudiant·es et aux personnels de se retrouver dans les locaux universitaires afin de débattre et de s’organiser collectivement dans le contexte de grève et de mobilisation en cours.

Nous demandons également à la présidence une communication plus claire et cohérente, tant à destination de l’ensemble de la communauté universitaire que de notre composante pédagogique et administrative, et ce afin de réduire les incertitudes et de permettre aux étudiant·es et aux personnels de s’organiser.

Nous réaffirmons également la nécessité de renforcer les moyens humains et matériels de l’enseignement public, de remplacer les personnels absents et de renouveler les postes laissés vacants.

Par ce message, le Département de Sociologie affirme sa solidarité avec les mobilisations en cours et son attachement à une université publique accessible, dotée de moyens suffisants, attentive aux inégalités et pleinement ouverte au débat critique.

Le Département de sociologie

Ce contenu a été publié dans Communiqué, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *