Henri Bégouën, archéologue et journaliste en Europe de l’Est

Le comte Henri Napoléon Bégouën est né le 20 novembre 1863 à Châteauroux, mais il passe son enfance à Toulouse, où sa famille emménage dès 1868. Plus tard, il part étudier à Paris au Collège Stanislas, à l’Ecole libre des Sciences politiques ainsi qu’à la Faculté de droit. Dans la capitale, il se mêle aux milieux intellectuels, qui l’amènent à rencontrer Hippolyte Taine. Cette rencontre permet au comte Bégouën d’entrer en tant que journaliste au Journal des débats politiques et littéraires, dirigé par Georges Patinot. 

C’est ainsi qu’Henri Bégouën commence sa carrière de journaliste à l’étranger, avec une première mission dans l’Empire allemand en 1887, ayant pour but de rendre compte de la situation politique au moment des élections pour le Reichstag. C’est au cours de cette même année qu’il est envoyé en Europe de l’Est, pour sillonner l’Autriche – Hongrie.  

Les articles issus des voyages du comte Bégouën sont publiés dans divers journaux, tels que le Journal des Débats, mais aussi Le Télégramme dont il devient rédacteur en chef. 

Cependant, Henri Bégouën a également développé une carrière de préhistorien, influencé par Emile Cartailhac, l’ami de son père, qui sera son maître en la matière. Cette passion lui permet de faire de célèbres découvertes telles que les bisons d’argile dans la caverne du Tuc d’Audoubert, ou de la grotte des Trois frères avec ses fils. Son activité de journaliste à l’étranger se trouve alors mêlée à son travail de préhistorien, puisque ses voyages lui permettent de diffuser ses découvertes. 

Après une vie riche en voyages, il retourne s’installer dans sa propriété de Montesquieu-Avantès, où il meurt le 4 novembre 1956 à l’âge de 93 ans.

  • Breuil Henri, (1957) « Henri Bégouën (1863-1956) », Bulletin de la Société préhistorique de France, tome 54, n° 1-2, p. 78-81.
  • Saint-Périer René de (1956)  « Le Comte Bégouën », Bulletin de la Société préhistorique de France, 1956, tome 53, n° 11-12, p. 759-765.