Entretien avec un étudiant en Mobilité Internationale de Crédits à l’UB – 2016/2017

Laurent Gadchaux est un étudiant à l’Université de Toulouse 2 qui était en mobilité internationale de crédits à l’Université de Belgrade au premier semestre. Rentré, il partage avec vous ses impressions.

Belgrade – au premier plan : la forteresse de Kalemegdan; au fond : la confluence du Sava et le Danube (photo retirée du site Wikipedia, version anglaise, article sur Kalemegdan)

 

 


Quelles sont tes impressions sur cette expérience internationale ?

Sentiments mitigés, je pense que c’est une bonne chose d’avoir été voir comment ça se passe ailleurs, mais j’ai été assez déçu de la fac à Belgrade. Je crois qu’ils n’étaient pas encore tout à fait prêts à accueillir des étudiants étrangers et qu’il y a encore quelques changements à mettre en place. J’ai aussi été plutôt déçu des étudiants Erasmus que j’ai pu croiser en Serbie, dont la plupart ne s’intéressaient pas vraiment à la langue ni à la culture locale, passant leur temps à enchaîner bières et clopes à moindre coût.

Comment s’est passée l’adaptation à la langue et culture, à la vie universitaire et au système d’enseignement ?
Pour être honnête je n’ai absolument rien compris au système serbe, à la plate-forme on-line de la fac non plus. Ça nous a causé quelques soucis d’ailleurs, notamment à cause des mots de passe qui ne nous avaient pas été communiqués.
En ce qui concerne la langue, ça a été compliqué : j’ai essayé d’apprendre le serbe au début de mon séjour, j’ai voulu m’inscrire à des cours au Centre de serbe langue étrangère, mais les tarifs étaient aberrants (plus de 3 mois de loyer pour un semestre). J’ai appris en lisant les affiches dans la rue (je pense que je n’oublierai jamais Svaki dan ima bolji ukus uz Chipsy! (un slogan publicitaire pour une marque de chips)) ou les étiquettes au supermarché. J’ai appris un peu aussi en regardant des films serbes avec des sous-titres anglais ou films VO sous-titrés en serbe, je pense à Montevideo, bog te video ou Fantasticne zveri i gde ih naći. Cela fait que je connais des mots voire des phrases en serbe mais que je suis incapable d’avoir une discussion dans cette langue. Il faut dire que suivre des cours en français et communiquer avec les autres étrangers en anglais n’a pas facilité mon apprentissage.

As-tu eu l’impression de profiter de tout ce qui est proposé ? tout essayé ?
Non pas du tout, le fait de ne pas maîtriser la langue est assez handicapant quand il s’agit de chercher des infos sur ce qui se passe autour de toi. Par exemple je ne connais rien d’éventuelles associations universitaires qui auraient pu exister à la fac. Aussi, je regrette l’absence des vacances scolaires dans le système serbe qui auraient permis de voyager plus dans la région. Là je ne suis pas allé plus loin que Novi Sad et le mont Avala, mais j’aurais aimé partir plus loin et plus longtemps qu’un week-end.

Quels conseils donnerais-tu aux étudiants qui envisagent de faire une mobilité internationale ?
Ça vaut le coup d’essayer. Pour ma part, j’aurais aimé voyager plus et mieux maîtriser le serbe après ce séjour de 4 mois, mais il faudra que je revienne pour ça.

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