Compte-rendu de la Coordination Nationale Lycéenne du 18/10/2026

Prochaine date de CNL : 29 octobre

Tribune
Arthur, Paris
Alya, Paris
Eve, Toulouse
Siham, Nantes
Nao, Aix

Ordre du jour

  1. Retour sur le 17 : pas un résumé, mais une analyse de ce qui s’est passé et de ce que
    cela signifie pour la suite (par exemple : qui était présent, donc quel public cibler parmi
    les travailleurs)
  2. Actions pendant les vacances
  3. Rentrée en force

Compte-rendu

  1. Modalités
    Prise d’inscrits (nom, lycée, ville).
    2 minutes de temps d’intervention.
    Points d’une heure, une vingtaine d’interventions par point.
  2. Votes préliminaires
    Voter si on accepte les orgas, syndicats et journalistes.
    Voter si on accepte les téléphones dans la salle.
    Voter le transfert du groupe CNL sur Signal.
    Votes :
    POUR : que les étudiants restent
    CONTRE : sortir les appareils électroniques de la salle
  3. Interventions

    1 — Nantes 40 000 manifestants à Nantes. Convergence des luttes possible. Moyenne
    d’âge jeune. 30 interpellations, jeunes blessés par des tirs à bout portant. Message clair :
    le gouvernement ne va pas écouter les revendications ni prendre ses responsabilités.
    Appeler à une nouvelle manif nationale (manif nationale jeudi ? à discuter). Mobiliser les
    gens qui n’osent pas encore faire la grève et venir en manif. Il faut mobiliser les travailleurs
    et ouvriers qui partagent notre colère : « c’est ensemble qu’on est plus forts ». Il faut faire
    des tracts, même si on n’est pas totalement d’accord ; il ne faut pas les exclure. Idées :
    faire un concert, des goûters solidaires, créer du contenu internet. On peut aussi se poser
    devant le lycée et faire des animations.

    2 — Toulouse Nazis dans les lycées qui tentent d’escalader les blocus. Beaucoup de
    répression. Bonne communication dans le centre, mais mauvaise avec les lycées
    excentrés. 80 000 personnes le 17. Manif coupée par les CRS, séparée en 5 manifs
    sauvages, beaucoup au centre.

    3 — Toulouse Motion de défiance votée en interlycée. Aide matérielle précieuse des
    orgas, mais elles ne doivent pas devenir essentielles, car on en deviendrait dépendants et
    elles nous piloteraient politiquement. Vote à Toulouse surtout sur le PL : accepter le
    matériel mais pas de stickers ni de drapeaux des organisations sur les blocus ; refus
    d’ingérence partisane ou syndicale.

    4 — Besançon 12 000 personnes, historique là-bas. Feu à la préfecture. Répression là-bas.

    5 — Marseille 50 000 personnes. Blocage du convoi d’armement à destination d’Israël
    réussi. Répression énorme, lacrymos toute la journée, manifs pas faites au Vieux-Port car
    trop de violence. Centaures envoyés, bombes assourdissantes… Réponse du préfet :
    couper tous les transports de la ville. Cela fait 3 semaines que les vélos sont coupés. Pas
    de blessés majeurs à Marseille.

    6 — Paris (travailleurs) Partis de République, 150 000 personnes. Beaucoup de lycéens
    bloqués place de la République. Beaucoup de soignants présents. Moins de monde sur les blocus, car les gens sont fatigués, mais les manifs sont toujours plus grosses et la
    combativité est encore haute. Le mouvement vient de l’éducation mais va au-delà. La
    survie du mouvement doit passer par l’adresse aux travailleurs, car ils sont les seuls à
    pouvoir bloquer l’économie : aller voir les éboueurs, cheminots, etc. pour discuter avec
    eux ; ne pas bloquer à leur place, pour ne pas nous couper d’eux (sinon on n’aura pas la
    force), mais les convaincre de la grève. Mobiliser les travailleurs, c’est aussi la famille
    directement. Proposition : faire un appel qui s’adresse aux travailleurs, etc. ; chaque ville
    diffuse ce tract.

    7 — Grenoble Plus de munitions de la police à Grenoble. Certaines orgas ont beaucoup
    soutenu, mais on laisse leurs signes sur les blocus (drapeaux, etc.), car sinon elles ne
    donnent plus de salles ni de matériel. Contacts avec les pompiers et les cheminots Rhône-Alpes. Contacts avec le Sénat mercredi dernier, avec Lecornu, etc. : mal placé, Lecornu les a traités de menteurs, aucun parti n’a défendu sauf les Verts… Les Grenoblois sont très
    en colère, car on leur dit de « bien se comporter » et de discuter dans la démocratie. On ne
    leur a parlé que de la violence sur les policiers, qu’ils étaient dramatiques… La diplomatie,
    ça ne marche plus, il faut continuer à se battre.

    8 — Hauts-de-Seine (92) Organisés avec un élu (Arthur Babikian, PS) pour partir
    ensemble à République ; ça s’est mal passé. Il faut continuer à faire des actions en
    vacances et, à la rentrée, continuer à bloquer les lycées. Les gens pensent que le
    mouvement va s’essouffler pendant les vacances ; on doit leur montrer qu’on a encore
    l’énergie.

    9 — Dunkerque Le mouvement a pris beaucoup d’ampleur, puis, depuis l’histoire du 4×4,
    les jeunes n’osent plus manifester ; beaucoup de parents interdisent. Trop peu d’AG dans
    les lycées. Une seule AG interlycée. 800 personnes à Dunkerque en manif, beaucoup de
    lycéens. Peu de répression, une voiture. Trouver des solutions pour unir les lycéens,
    étudiants et travailleurs, arrêter de dépendre des syndicats et s’organiser nous-mêmes.

    10 — Essonne (91) Beaucoup de parents effrayés : les faire venir, car sinon agir dans leur
    dos va nous mettre en danger. Des gens parlent de remettre le 17 le 24, mais il faut juste le
    remettre dès demain.

    11 — Seine-Saint-Denis (93) Une manif « émeutière » et une manif en cortèges. Police à la
    charge dès 13 h. Pompiers présents : ils venaient éteindre les feux mais applaudissaient.
    On a fait des barricades. Intermarchés vandalisés, marchandises redistribuées à des SDF.
    Proposition : que tous les samedis on fasse un samedi noir / samedi purge et qu’on se
    retrouve tous dans la rue. Il faut casser pour être entendus.

    12 — Montpellier Manif divisée en 3 manifs sauvages. Magasins de luxe de Montpellier
    pillés, ainsi que là où la BAC s’habille. Répression énorme, encerclements. 35 blessés
    graves, gens effrayés. Proposition : sur le compte de la coordination nationale, publier des
    formations sur les attaques de la police.

    13 — Lille Presque tous les lycées bloqués depuis 3 semaines, le mouvement s’essouffle.
    Arrêtés préfectoraux interdisant les rassemblements. Orgas nazies qui viennent tabasser
    devant les blocus. Reçus au conseil municipal, qui fait voter des vœux qui vont remonter
    au gouvernement : fait sans être voté en AG, décidé à l’USL. Beaucoup de gazage. Manif
    sauvage juste avant. Beaucoup de casse. La manif déclarée a atteint son point d’arrivée.
    Très peu nombreux en AG ; les représentants syndicaux de l’USL vont choisir les lieux et
    les ordres du jour, pas de nouvelles élections « à cause du contexte social ». L’USL et les
    syndicats prennent le lead : besoin de plus d’auto-organisation. Décret raciste « Bienvenue
    en France ». Essai de faire des occupations, mais tout est fermé. Répression
    administrative. Tentative d’union avec les facs, mais compliqué. À partir de lundi, essai de
    cours alternatifs, on verra ce que ça donne.

    14 — Angers AG assez efficaces : plusieurs centaines dans les premières, 15 dans les
    dernières, AG tous les deux jours. Discussion entre lycéens et étudiants compliquée, mais
    les étudiants sont une force sur laquelle on peut compter. Grosse répression. 13 000
    manifestants. Barricades policières défoncées. Population radicalisée qui a rejoint le
    mouvement. Jours de non-consommation, blocage de la Roquette, secousse économique.

    15 — Caen Les syndicats et les travailleurs viennent avec nous. Beaucoup de répression.
    Pillages pour redistribution. Toutes petites AG de 20-30 personnes, actions très
    spontanées. 25 000 personnes le 17. Dur d’avoir une cohésion. Rendez-vous avec la
    rectrice.

    16 — Toulouse Faire des événements festifs type festival (festival d’art à Toulouse). Faire
    des fausses dénonciations de manifs sauvages au téléphone à la police. Monter des
    comités par lycée et par région. Essayer de passer à une échelle internationale : si des
    gens vont dans d’autres pays, prendre des contacts. Monter une coordination
    européenne. Bloquer les routes nationalement. Sit-in au Capitole : échec car pas assez de
    monde, mais bonne idée.

    17 — Bordeaux 50 000 personnes le 17. Manif sauvage directe, car répression. Tirs de LBD.
    Proposition : faire une action à Halloween.

    18 — Lyon Faire une manif mardi 20.

    19 — Paris (démarchage, comités, dates) Démarcher dans les gares, etc. ; se relayer pour
    le démarchage et le tractage. 24 octobre : appel à foutre la merde au meeting du RN. 5
    novembre : grève des profs. Aller vers les alternants aussi, les lycées pros… touchés par
    les lycéens et les travailleurs. Comités locaux très importants. Grand pouvoir économique
    et politique mais qui ne respecte pas le bien commun = conséquences. Ne pas vandaliser
    les petites enseignes, ne pas nous attaquer aux gens qui ne sont pas nos ennemis. Faire
    des visuels par ville pour faire du tractage plus facilement. Mardi 20 (proposé par Lyon) =
    trop tôt, pas assez organisé, trop fatigués ; jeudi 22 serait mieux. Certes, c’est compliqué
    d’être légitimes quand on est peu en AG, mais au bout d’un moment, si les gens ne veulent
    pas venir en AG, il faut accepter qu’ils ne seront pas représentés et qu’on doit quand
    même prendre des décisions. Rentrer en contact avec les départements d’outre-mer.

    20 — Semaine noire à la rentrée (Toulouse et propositions) Semaine noire à la rentrée.
    AG interfac à 3 000 (Toulouse). Proposition : semaine noire dès le lundi de la rentrée, avec
    le samedi comme apogée et un grand rassemblement. Malgré la semaine noire de la
    rentrée, il faut fixer des dates : le 3 novembre et le 5 novembre. Faire une CNL avant la
    rentrée (le 1er, par exemple).

    21 — Paris Macron va parler. Va-t-il dissoudre l’Assemblée ? Il négocie avec des
    représentants lycéens, mais personne ne sait qui c’est…

    22 — Banlieue En banlieue, c’est trop dur de bloquer plusieurs semaines d’affilée : pas
    assez d’effectifs. On ne peut pas occuper un lycée insalubre : bloquer les lycées
    insalubres, puis occuper la nuit ceux en bon état. Plus on fait d’AG, moins les gens de
    banlieue et des quartiers populaires viennent…

    23 — Occupations Faire des espaces de débats, discussions, activités, etc. dans les
    lycées en occupation. Si les profs votent en majorité une grève sur place, alors les profs
    peuvent légalement nous faire entrer pour occuper avec eux, et la police n’a pas le droit de
    nous déloger (d’après Toulouse). Proposition : bloquer seulement les jours de manif, pour
    aller en cours quand même et ne pas prendre trop de retard dans les cours ; ne pas forcer
    les non-militants à prendre eux-mêmes du retard.

    24 — Coordination européenne Mémoire des luttes veut faire un documentaire sur les
    mouvements lycéens européens. La Belgique, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie
    commencent la lutte : il faut se coordonner. Le 20 novembre a été proposé par un Belge.

    25 — Toulouse Ne pas arrêter les blocus des lycées, mais se diversifier. Une lutte, c’est
    des sacrifices, c’est plus grand qu’un trimestre et que Parcoursup. Pas de blocus planifiés :
    si c’est prévu pour des dates précises, cela laisse trop de marge au gouvernement pour
    respirer. Les blocus créent des liens autant que les cours…

    26 — Revendications Propositions de revendications : 9 h-15 h max + autorisation des
    signes religieux pour une vraie laïcité. Gratuité du CNED, des orthophonistes, etc. gratuits
    pour les handicaps dans les lycées. Augmenter la rémunération des stages en pro (50 € la
    semaine). Nationalisation des écoles privées. Plan de lutte national contre toutes les
    discriminations à l’école (LGBT, racisme, etc.). Psychiatres gratuits pour les détections de
    handicaps. Collectif Jeunes de Belleville pour protéger des OQTF. Lundi, on tracte sans
    bloquer pour dire qu’on est encore là et qu’on va bloquer les jours qui suivent, prendre des
    contacts, etc.

    27 — Rennes Rebloque à la rentrée. Faire tourner une pétition, car un lycéen de Rennes
    est en OQTF. Ajouter les AESH et leur statut à nos revendications.

    28 Bloquer les écoles primaires pour que les parents gardent leurs enfants, ce qui bloque
    l’économie. Adopter un modèle communard. Proposer que la masse prime sur l’individu.
    On veut retourner en cours, mais pas avant d’avoir gagné.

    29 Bloquer des lieux économiques et politiques.

    30 Si on ne fait que des manifs sauvages, on va n’être qu’entre lycéens et on ne réussira
    pas à créer un mouvement de masse.

    31 Caisse de fonds nationale, en ligne ? Cagnotte… pour payer les voyages pour la CNL.
  4. Votes (classés par numéro d’intervention)

    Votes (après le n° 3) :
    CONTRE : aucun signe visible d’orgas pendant les mouvements exclusivement lycéens
    (hors manif)
    POUR : chaque ville décide en local
    CONTRE : on autorise tous les signes visibles d’orgas
    CONTRE : autoriser pour les partis révolutionnaires mais pas pour les partis
    électoralistes

    Vote (après le n° 12) :
    POUR : publier des trucs anti-REP

    Votes (après le n° 21) :
    CONTRE : appeler la manif de mardi 20
    POUR : relayer la manif de mardi 20
    POUR : appeler à la mobilisation jeudi 22
    POUR : appeler à la mobilisation samedi 24
    POUR : écrire un tract pour appeler à la mobilisation des travailleurs
    POUR : bloquer les gares avec les cheminots (Grenoble a des contacts nationaux)
    POUR : faire du démarchage à l’intention des alternants
    CONTRE : manif le 31
    POUR : ne plus dialoguer avec le gouvernement
    POUR : samedi noir tous les samedis, sauf le 31

    Vote (après le n° 28) :
    POUR : semaine noire à la rentrée, organisation des actions en local

    Votes (après le n° 29) :
    POUR : appeler à la mobilisation le 3 novembre
    POUR : appeler à la mobilisation le 5 novembre
    POUR : appeler à la mobilisation le 7 novembre

    Vote (après le n° 31) :
    POUR : faire une cagnotte

Ce contenu a été publié dans Compte rendu. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *