Motion de l’AG de l’IPEAT réunie dans l’amphi E de l’UT2J du 22 octobre

L’AG soutient les mobilisations lycéen.nes et étudiant.e.s qui portent des revendications légitimes : elles dénoncent les manques de moyens humains et matériels, les coupes budgétaires, un système de sélection opaque et reposant sur des machines.

L’AG condamne la répression policière infligée aux mobilisations, la violence qui mutile les corps et marque les esprits.

L’AG de l’IPEAT exprime sa solidarité aux élèves, étudiant.e.s, enseignant.e.s, chercheur.se.s des Amériques.

Les premières mesures des gouvernements d’extrême droite (Brésil, USA, Argentine) ont justement été de couper les budgets, de s’attaquer aux recherches en SHS, d’empêcher les travaux sur des thématiques telles que l’environnement, le genre, la race. Cette solidarité doit s’exprimer par un dialogue avec les personnels et les étudiant.e.s des Amériques.

Depuis trois ans, les coupes budgétaires affectent durement l’IPEAT :

– Avec la perte d’un poste de BIATSS, qui aurait été déployé vers l’accompagnement de la recherche, la diffusion et la communication. Cette perte a eu pour conséquence d’augmenter la charge de travail des collègues BIATSS.

– La mise en pause du Centre de Documentation sur l’Amérique latine (CEDOCAL)

– La baisse du budget (au même titre que les autres composantes) pour accomplir nos missions

– La baisse de 44 à 6 semaines de professeur.e.s invité.e.s de la Chaire Amérique latine.

L’AG demande le dégel du poste et le recrutement d’un personnel BIATSS. Elle ré-affirme solennellement son attachement total à la Chaire Amérique latine, au cœur de la coopération académique et publique avec l’Amérique latine, entre l’IPEAT, ses laboratoires partenaires, plus largement notre université et les chercheur.se.s d’universités latino-américaines. Sans cette possibilité de collaboration, les missions pédagogiques et scientifiques de l’IPEAT perdent en bonne partie leur sens.

L’AG rappelle son refus des cours en distanciel. Elle souligne l’attachement des étudiant.e.s à la conduite de leur recherche et à continuer de recevoir l’accompagnement de leur encadrant.e. Pour chaque UE, des contenus pédagogiques pourraient être partagés selon un dialogue entre enseignant.e.s et étudiant.e.s. Les enseignant.es ont aussi la possibilité de proposer des cours horizontaux et ouverts à tous.tes au sein des « Savoirs libres ». L’AG demande à la Présidence de la l’Université d’ouvrir rapidement des espaces de dialogue entre l’équipe présidentielle, les organisations syndicales et les mobilisé.e.s.

L’AG demande l’ouverture de salles de l’université afin de partager des savoirs suivant des modalités pensées entre étudiant.e.s et enseignant.e.s, à inventer dans le cadre d’une université ouverte et mobilisée.

Motion votée à l’unanimité

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