« Bonjour à tous.tes,
Conformément à l’invitation à une AG générale prévue depuis le vendredi 16 octobre, une cinquantaine d’étudiant.es en anthropologie, de licence, comme de masters, se sont retrouvé.es en ce lundi 19 octobre pour discuter de la situation actuelle. Nous avons remarqué.es l’absence totale des professeurs, mis à part quelques doctorant.es et post-doctorant.es. Cette absence a soulevé un énième mécontentement de notre part, ce qui nous mène à vous écrire.
Durant cette rencontre, nous avons voté à une grève étudiante jusqu’au moins vendredi prochain. Cette grève se justifie par de multiples revendications à plusieurs niveaux :
En ce qui concerne notre université, nous exigeons :
La démission d’Emmanuelle Garnier suite à sa façon répressive de gérer l’occupation, que nous soutenons. Cette dernière valorise le lien social, permet de se restaurer comme alternative au Crous et est devenue un lieu d’échange pour construire la mobilisation.
L’application du 10 améliorable afin de permettre à chaque étudiant.e de participer à ce mouvement social. En effet, cela permet à chacun.e des étudiant.es et professeur.es, d’avoir l’espace mental nécessaire à la mise en place de la lutte. D’autant plus que la fac est fermée et les conditions matérielles ne permettent pas d’étudier de façon stable.
L’applicabilité effective des congés menstruels.
L’augmentation du personnel Crous et l’amélioration de leurs conditions de travail.
En ce qui dépasse nos murs (niveau national), nous ordonnons :
De supprimer le système de sélection classiste et élitiste, pour que tout le monde puisse accéder à la fac après le bac. Dans ce sens, Parcoursup et MonMaster n’ont pas lieu d’exister. Et nous exigeons la gratuité de l’éducation, qui est encore payante pour les étudiant.es au SED et les non-boursier.es.
En plus de cette sélection inégalitaire, le décret Bienvenue en France augmente le racisme et classisme institutionnel que beaucoup d’entre nous subissons.
Une meilleure condition pour les ESH et effectivité des mesures légales.
Pour finir, il est essentiel pour nous de maintenir une grève tant que les lycéen.nes et les personnes mobilisées sont mutilé.es, arrêté.es et enfermé.es pour cause d’une expression de leurs revendications.
Nous demandons donc le soutien des professeur.es se traduisant par une présence physique de votre part à la fac. Dans ce cadre, nous pourrions organiser nos cours ouverts à tous.tes. Par la mise en place d’une grève étudiante, il est impensable pour nous de participer à quelconque cours en visio ou toute forme de remise de devoir.
Afin d’ouvrir la discussion avec vous, nous vous invitons à nous rejoindre mercredi 21 octobre à 14h devant Olympe de Gouge pour une AG collective. » »