L’Assemblée générale des personnels de l’UFR Langues, Littératures et Civilisations étrangères (LLCE) de l’Université Toulouse Jean Jaurès, réunie le 21 octobre 2026, exprime son soutien entier aux lycéen·es, aux étudiant·es ainsi qu’aux personnels actuellement mobilisé·es pour de meilleures conditions d’études et pour la défense d’un service public d’éducation et d’enseignement supérieur accessible à toutes et tous. Elle dénonce l’abandon dans lequel se trouvent les écoles, les lycées et les universités ainsi que le sous-investissement chronique dont souffre l’enseignement supérieur et la recherche publique. Elle réaffirme son attachement à une université ouverte, accessible, et dotée des moyens humains et matériels nécessaires à l’accomplissement de sa mission de service public.
Au niveau de notre Université, l’AG de l’UFR LLCE soutien les motions votées lors des AG des personnels et des étudiant·es demandant un moratoire sur la mise en application de la nouvelle offre de formation, qui n’est pas satisfaisante du fait de son sous-financement. En effet, l’absence d’une dotation budgétaire suffisante impose à l’université une sélection qui ne dit pas son nom, oblige les composantes à diminuer les heures de formation (ex. semestre de 11 semaines d’enseignement, multiplication des heures d’autonomie, etc.), et à refuser les candidat·es faute de moyens financiers et humains (ex. baisse drastique des capacités d’accueil, campagne de recrutement des personnels titulaires bien en deçà des besoins réels).
Nous refusons donc de faire remonter les données et les documents administratifs, dont ceux de Parcoursup, eCandidat et Mon Master, car cela revient à soutenir une politique d’austérité inacceptable que l’on nous impose. Nous ne pouvons pas continuer à gérer mécaniquement tout ce qui relève de nos formations en ignorant le mouvement de mobilisation qui conteste précisément les situations et conditions que nous dénonçons. Nous invitons les autres composantes de l’Université à refuser elles aussi de faire remonter ces données et ces fiches. Nous appelons les membres de la Commission de la Formation et de la Vie Universitaire (CFVU) à respecter cette demande de moratoire.
Enfin, nous réaffirmons notre rejet ferme du programme « Bienvenue en France » qui induit une discrimination intolérable vis-à-vis des étudiant·es extra europén·nes et demandons aux instances de ne pas appliquer des frais d’inscription différenciés. Le droit d’accès à l’enseignement supérieur dans des conditions dignes et justes doit être défendu sans exceptions.