Prochaine date de CNL : 29 octobre
Tribune
Arthur, Paris
Alya, Paris
Eve, Toulouse
Siham, Nantes
Nao, Aix
Ordre du jour
- Retour sur le 17 : pas un résumé, mais une analyse de ce qui s’est passé et de ce que
cela signifie pour la suite (par exemple : qui était présent, donc quel public cibler parmi
les travailleurs) - Actions pendant les vacances
- Rentrée en force
Compte-rendu
- Modalités
Prise d’inscrits (nom, lycée, ville).
2 minutes de temps d’intervention.
Points d’une heure, une vingtaine d’interventions par point. - Votes préliminaires
Voter si on accepte les orgas, syndicats et journalistes.
Voter si on accepte les téléphones dans la salle.
Voter le transfert du groupe CNL sur Signal.
Votes :
POUR : que les étudiants restent
CONTRE : sortir les appareils électroniques de la salle - Interventions
1 — Nantes 40 000 manifestants à Nantes. Convergence des luttes possible. Moyenne
d’âge jeune. 30 interpellations, jeunes blessés par des tirs à bout portant. Message clair :
le gouvernement ne va pas écouter les revendications ni prendre ses responsabilités.
Appeler à une nouvelle manif nationale (manif nationale jeudi ? à discuter). Mobiliser les
gens qui n’osent pas encore faire la grève et venir en manif. Il faut mobiliser les travailleurs
et ouvriers qui partagent notre colère : « c’est ensemble qu’on est plus forts ». Il faut faire
des tracts, même si on n’est pas totalement d’accord ; il ne faut pas les exclure. Idées :
faire un concert, des goûters solidaires, créer du contenu internet. On peut aussi se poser
devant le lycée et faire des animations.
2 — Toulouse Nazis dans les lycées qui tentent d’escalader les blocus. Beaucoup de
répression. Bonne communication dans le centre, mais mauvaise avec les lycées
excentrés. 80 000 personnes le 17. Manif coupée par les CRS, séparée en 5 manifs
sauvages, beaucoup au centre.
3 — Toulouse Motion de défiance votée en interlycée. Aide matérielle précieuse des
orgas, mais elles ne doivent pas devenir essentielles, car on en deviendrait dépendants et
elles nous piloteraient politiquement. Vote à Toulouse surtout sur le PL : accepter le
matériel mais pas de stickers ni de drapeaux des organisations sur les blocus ; refus
d’ingérence partisane ou syndicale.
4 — Besançon 12 000 personnes, historique là-bas. Feu à la préfecture. Répression là-bas.
5 — Marseille 50 000 personnes. Blocage du convoi d’armement à destination d’Israël
réussi. Répression énorme, lacrymos toute la journée, manifs pas faites au Vieux-Port car
trop de violence. Centaures envoyés, bombes assourdissantes… Réponse du préfet :
couper tous les transports de la ville. Cela fait 3 semaines que les vélos sont coupés. Pas
de blessés majeurs à Marseille.
6 — Paris (travailleurs) Partis de République, 150 000 personnes. Beaucoup de lycéens
bloqués place de la République. Beaucoup de soignants présents. Moins de monde sur les blocus, car les gens sont fatigués, mais les manifs sont toujours plus grosses et la
combativité est encore haute. Le mouvement vient de l’éducation mais va au-delà. La
survie du mouvement doit passer par l’adresse aux travailleurs, car ils sont les seuls à
pouvoir bloquer l’économie : aller voir les éboueurs, cheminots, etc. pour discuter avec
eux ; ne pas bloquer à leur place, pour ne pas nous couper d’eux (sinon on n’aura pas la
force), mais les convaincre de la grève. Mobiliser les travailleurs, c’est aussi la famille
directement. Proposition : faire un appel qui s’adresse aux travailleurs, etc. ; chaque ville
diffuse ce tract.
7 — Grenoble Plus de munitions de la police à Grenoble. Certaines orgas ont beaucoup
soutenu, mais on laisse leurs signes sur les blocus (drapeaux, etc.), car sinon elles ne
donnent plus de salles ni de matériel. Contacts avec les pompiers et les cheminots Rhône-Alpes. Contacts avec le Sénat mercredi dernier, avec Lecornu, etc. : mal placé, Lecornu les a traités de menteurs, aucun parti n’a défendu sauf les Verts… Les Grenoblois sont très
en colère, car on leur dit de « bien se comporter » et de discuter dans la démocratie. On ne
leur a parlé que de la violence sur les policiers, qu’ils étaient dramatiques… La diplomatie,
ça ne marche plus, il faut continuer à se battre.
8 — Hauts-de-Seine (92) Organisés avec un élu (Arthur Babikian, PS) pour partir
ensemble à République ; ça s’est mal passé. Il faut continuer à faire des actions en
vacances et, à la rentrée, continuer à bloquer les lycées. Les gens pensent que le
mouvement va s’essouffler pendant les vacances ; on doit leur montrer qu’on a encore
l’énergie.
9 — Dunkerque Le mouvement a pris beaucoup d’ampleur, puis, depuis l’histoire du 4×4,
les jeunes n’osent plus manifester ; beaucoup de parents interdisent. Trop peu d’AG dans
les lycées. Une seule AG interlycée. 800 personnes à Dunkerque en manif, beaucoup de
lycéens. Peu de répression, une voiture. Trouver des solutions pour unir les lycéens,
étudiants et travailleurs, arrêter de dépendre des syndicats et s’organiser nous-mêmes.
10 — Essonne (91) Beaucoup de parents effrayés : les faire venir, car sinon agir dans leur
dos va nous mettre en danger. Des gens parlent de remettre le 17 le 24, mais il faut juste le
remettre dès demain.
11 — Seine-Saint-Denis (93) Une manif « émeutière » et une manif en cortèges. Police à la
charge dès 13 h. Pompiers présents : ils venaient éteindre les feux mais applaudissaient.
On a fait des barricades. Intermarchés vandalisés, marchandises redistribuées à des SDF.
Proposition : que tous les samedis on fasse un samedi noir / samedi purge et qu’on se
retrouve tous dans la rue. Il faut casser pour être entendus.
12 — Montpellier Manif divisée en 3 manifs sauvages. Magasins de luxe de Montpellier
pillés, ainsi que là où la BAC s’habille. Répression énorme, encerclements. 35 blessés
graves, gens effrayés. Proposition : sur le compte de la coordination nationale, publier des
formations sur les attaques de la police.
13 — Lille Presque tous les lycées bloqués depuis 3 semaines, le mouvement s’essouffle.
Arrêtés préfectoraux interdisant les rassemblements. Orgas nazies qui viennent tabasser
devant les blocus. Reçus au conseil municipal, qui fait voter des vœux qui vont remonter
au gouvernement : fait sans être voté en AG, décidé à l’USL. Beaucoup de gazage. Manif
sauvage juste avant. Beaucoup de casse. La manif déclarée a atteint son point d’arrivée.
Très peu nombreux en AG ; les représentants syndicaux de l’USL vont choisir les lieux et
les ordres du jour, pas de nouvelles élections « à cause du contexte social ». L’USL et les
syndicats prennent le lead : besoin de plus d’auto-organisation. Décret raciste « Bienvenue
en France ». Essai de faire des occupations, mais tout est fermé. Répression
administrative. Tentative d’union avec les facs, mais compliqué. À partir de lundi, essai de
cours alternatifs, on verra ce que ça donne.
14 — Angers AG assez efficaces : plusieurs centaines dans les premières, 15 dans les
dernières, AG tous les deux jours. Discussion entre lycéens et étudiants compliquée, mais
les étudiants sont une force sur laquelle on peut compter. Grosse répression. 13 000
manifestants. Barricades policières défoncées. Population radicalisée qui a rejoint le
mouvement. Jours de non-consommation, blocage de la Roquette, secousse économique.
15 — Caen Les syndicats et les travailleurs viennent avec nous. Beaucoup de répression.
Pillages pour redistribution. Toutes petites AG de 20-30 personnes, actions très
spontanées. 25 000 personnes le 17. Dur d’avoir une cohésion. Rendez-vous avec la
rectrice.
16 — Toulouse Faire des événements festifs type festival (festival d’art à Toulouse). Faire
des fausses dénonciations de manifs sauvages au téléphone à la police. Monter des
comités par lycée et par région. Essayer de passer à une échelle internationale : si des
gens vont dans d’autres pays, prendre des contacts. Monter une coordination
européenne. Bloquer les routes nationalement. Sit-in au Capitole : échec car pas assez de
monde, mais bonne idée.
17 — Bordeaux 50 000 personnes le 17. Manif sauvage directe, car répression. Tirs de LBD.
Proposition : faire une action à Halloween.
18 — Lyon Faire une manif mardi 20.
19 — Paris (démarchage, comités, dates) Démarcher dans les gares, etc. ; se relayer pour
le démarchage et le tractage. 24 octobre : appel à foutre la merde au meeting du RN. 5
novembre : grève des profs. Aller vers les alternants aussi, les lycées pros… touchés par
les lycéens et les travailleurs. Comités locaux très importants. Grand pouvoir économique
et politique mais qui ne respecte pas le bien commun = conséquences. Ne pas vandaliser
les petites enseignes, ne pas nous attaquer aux gens qui ne sont pas nos ennemis. Faire
des visuels par ville pour faire du tractage plus facilement. Mardi 20 (proposé par Lyon) =
trop tôt, pas assez organisé, trop fatigués ; jeudi 22 serait mieux. Certes, c’est compliqué
d’être légitimes quand on est peu en AG, mais au bout d’un moment, si les gens ne veulent
pas venir en AG, il faut accepter qu’ils ne seront pas représentés et qu’on doit quand
même prendre des décisions. Rentrer en contact avec les départements d’outre-mer.
20 — Semaine noire à la rentrée (Toulouse et propositions) Semaine noire à la rentrée.
AG interfac à 3 000 (Toulouse). Proposition : semaine noire dès le lundi de la rentrée, avec
le samedi comme apogée et un grand rassemblement. Malgré la semaine noire de la
rentrée, il faut fixer des dates : le 3 novembre et le 5 novembre. Faire une CNL avant la
rentrée (le 1er, par exemple).
21 — Paris Macron va parler. Va-t-il dissoudre l’Assemblée ? Il négocie avec des
représentants lycéens, mais personne ne sait qui c’est…
22 — Banlieue En banlieue, c’est trop dur de bloquer plusieurs semaines d’affilée : pas
assez d’effectifs. On ne peut pas occuper un lycée insalubre : bloquer les lycées
insalubres, puis occuper la nuit ceux en bon état. Plus on fait d’AG, moins les gens de
banlieue et des quartiers populaires viennent…
23 — Occupations Faire des espaces de débats, discussions, activités, etc. dans les
lycées en occupation. Si les profs votent en majorité une grève sur place, alors les profs
peuvent légalement nous faire entrer pour occuper avec eux, et la police n’a pas le droit de
nous déloger (d’après Toulouse). Proposition : bloquer seulement les jours de manif, pour
aller en cours quand même et ne pas prendre trop de retard dans les cours ; ne pas forcer
les non-militants à prendre eux-mêmes du retard.
24 — Coordination européenne Mémoire des luttes veut faire un documentaire sur les
mouvements lycéens européens. La Belgique, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie
commencent la lutte : il faut se coordonner. Le 20 novembre a été proposé par un Belge.
25 — Toulouse Ne pas arrêter les blocus des lycées, mais se diversifier. Une lutte, c’est
des sacrifices, c’est plus grand qu’un trimestre et que Parcoursup. Pas de blocus planifiés :
si c’est prévu pour des dates précises, cela laisse trop de marge au gouvernement pour
respirer. Les blocus créent des liens autant que les cours…
26 — Revendications Propositions de revendications : 9 h-15 h max + autorisation des
signes religieux pour une vraie laïcité. Gratuité du CNED, des orthophonistes, etc. gratuits
pour les handicaps dans les lycées. Augmenter la rémunération des stages en pro (50 € la
semaine). Nationalisation des écoles privées. Plan de lutte national contre toutes les
discriminations à l’école (LGBT, racisme, etc.). Psychiatres gratuits pour les détections de
handicaps. Collectif Jeunes de Belleville pour protéger des OQTF. Lundi, on tracte sans
bloquer pour dire qu’on est encore là et qu’on va bloquer les jours qui suivent, prendre des
contacts, etc.
27 — Rennes Rebloque à la rentrée. Faire tourner une pétition, car un lycéen de Rennes
est en OQTF. Ajouter les AESH et leur statut à nos revendications.
28 Bloquer les écoles primaires pour que les parents gardent leurs enfants, ce qui bloque
l’économie. Adopter un modèle communard. Proposer que la masse prime sur l’individu.
On veut retourner en cours, mais pas avant d’avoir gagné.
29 Bloquer des lieux économiques et politiques.
30 Si on ne fait que des manifs sauvages, on va n’être qu’entre lycéens et on ne réussira
pas à créer un mouvement de masse.
31 Caisse de fonds nationale, en ligne ? Cagnotte… pour payer les voyages pour la CNL. - Votes (classés par numéro d’intervention)
Votes (après le n° 3) :
CONTRE : aucun signe visible d’orgas pendant les mouvements exclusivement lycéens
(hors manif)
POUR : chaque ville décide en local
CONTRE : on autorise tous les signes visibles d’orgas
CONTRE : autoriser pour les partis révolutionnaires mais pas pour les partis
électoralistes
Vote (après le n° 12) :
POUR : publier des trucs anti-REP
Votes (après le n° 21) :
CONTRE : appeler la manif de mardi 20
POUR : relayer la manif de mardi 20
POUR : appeler à la mobilisation jeudi 22
POUR : appeler à la mobilisation samedi 24
POUR : écrire un tract pour appeler à la mobilisation des travailleurs
POUR : bloquer les gares avec les cheminots (Grenoble a des contacts nationaux)
POUR : faire du démarchage à l’intention des alternants
CONTRE : manif le 31
POUR : ne plus dialoguer avec le gouvernement
POUR : samedi noir tous les samedis, sauf le 31
Vote (après le n° 28) :
POUR : semaine noire à la rentrée, organisation des actions en local
Votes (après le n° 29) :
POUR : appeler à la mobilisation le 3 novembre
POUR : appeler à la mobilisation le 5 novembre
POUR : appeler à la mobilisation le 7 novembre
Vote (après le n° 31) :
POUR : faire une cagnotte