Archives de catégorie : Non classé

« Il n’y a pas de traduction en soi, il y a toujours une traduction par rapport à un public »

Cultures arabes : épisode 2….

Après Mathilde Chèvre la veille, c’est au tour d’Yves Gonzalez-Quijano d’être invité vedette au CRL,  toujours en partenariat avec la librairie Floury, pour une rencontre à guichets fermés…

Traducteur, Maître de conférence émérite en littérature arabe à l’Université Lumière Lyon2 et animateur d’un carnet de recherche en ligne intitulé « Culture et politique arabes« , il a traduit un certain nombre d’auteurs arabes en français, notamment Mahmoud Darwich, Hanan El-Cheikh et Sonallah Ibrahim. .

Mardi 12 octobre, Yves Gonzalez-Quijano nous proposait une conférence   animée par Assia Alaoui, enseignante à l’UT2J.

SONY DSC

SONY DSC

Le coin « rencontres » du CRL était comble pour l’entendre constater, après quelques années d’expérience, qu’ « une traduction réussie est une traduction invisible ». Si à la sortie d’un ouvrage les commentaires ne portent pas sur la traduction elle-même, c’est bon signe… Mais invisible ne signifie pas neutre : « la traduction littéraire c’est comme une histoire d’amour, dans un cas comme pour l’autre l’objectivité n’existe pas« .

 

Des conseils pour les étudiants en traduction, nombreux parmi l’assistance ? « Pour moi, la traduction ne s’enseigne pas... » Pas certain que les étudiants du CETIM aient pris le mot au pied de la lettre, tant il est vrai qu’il faut parfois savoir s’éloigner du texte pour être fidèle à l’esprit du propos…

Une rencontre qui aura laissé les auditeurs sur leur faim tant les pistes de discussion étaient nombreuses. Une rencontre qui aura peut-être bien droit à une suite…

 

“I have a confession to make (…) I smuggle poetry into fiction so that poetry may reach more people”

Invité d’honneur de l’édition 2016 du festival Toulouse polars du Sud, l’écrivain chinois Qiu Xiaolong l’était également au CRL jeudi 6 octobre pour une rencontre animée par Vanessa Teilhet et Pierre-Yves Boissau, enseignants-chercheurs à l’UT2J, en présence d’un public amateur de l’inspecteur Chen, de culture chinoise, de traductologie ou de TS Eliot

Un échange en anglais, la langue d’écriture de Qiu Xiaolong (tout de même ponctué de mots en chinois, voire en français)… Pour les non anglophones, les étudiants du CETIM, Centre de Traduction, Interprétation et Médiation Linguistique, envoyés en mission spéciale par Carole Fillière, assuraient comme chaque année maintenant, une traduction dans la salle « chuchotée à l’oreille » .

Avec Qiu Xiaolong, les sujets de conversation ne manquent pas…

Autour de la cuisine par exemple, très présente dans ses romans : une forme de compensation psychologique pour  l’inspecteur Chen, qui n’est pas très heureux dans sa vie professionnelle ni personnelle et se réconforte à table. Une compensation psychologique aussi, au moins par la description d’une gastronomie pour le moins riche (« The sauce can be as good as the food itself. That’s so true »), pour Qiu Xiaolong, par ailleurs enseignant à l’Université Washington à Saint-Louis dans le Missouri, où il ne connaît aucun restaurant décent, et spécialement pour la cuisine chinoise… Ceci dit, à Shanghai aujourd’hui comme partout ailleurs,  « Starbucks and MacDonalds pop up like bamboo shoots after the spring rain »…

Autour de la poésie, bien sûr : l’inspecteur Chen est policier et poète et Qiu Xiaolong spécialiste de TS Eliot… En intégrant la poésie dans ses romans, il espère ainsi d’atteindre un plus large public.  La poésie permet aussi de marquer une pause dans la narration ou de marquer l’intensité émotionnelle du moment. Mais c’est aussi pour Chen un moyen de s’évader pour mieux l’éclairer sur la situation, même inconsciemment, et de revenir ensuite à la réalité, avec un nouveau regard.

Autour de la traduction par exemple, et de la difficulté de traduire son propre texte, écrit en anglais, dans sa langue maternelle, le chinois… « Each language has its own unique sensibility »

Qiu Xiaolong et son inspecteur Chen n’en ont  pas fini avec vous, il suffit de tendre le bras pour les retrouver dans les rayonnages de vos bibliothèques préférées…

La question de la semaine (au CRL)

[La question de la semaine]#laquestiondelasemaineut2j
Presque chaque vendredi le service « Une Question ? »http://tinyurl.com/mbq6xv6 pose à son tour et sur Facebook une des questions reçues par chat ou par mail.
Quand la photo a été prise au CRL, elle est également publiée sur blangues

ut2j-question-de-la-semaine-crl

Cette semaine, pour fêter la reprise, deux questions au lieu d’une, toutes deux posées par chat le mardi 20 septembre

09:38 : Etudiant-e : « Tu es un homme ou une femme ? »
09:39 : Bibliothécaire : « En tout cas pas un robot… »

14:11 : Etudiant-e : « Il y a quelqu’un ? »
14:12 : Bibliothécaire : « Bonjour comment puis-je vous aider? »
14:12 : Etudiant-e : « Vous êtes réelle ? »
14:13 : Bibliothécaire : « Réelle ou réel… Avant tout, je suis bibliothécaire… »

Toujours un doute ? Rendez-vous sur « Une Question ? »

Rencontre avec Manoela Sawitzki

SONY DSC

Une auteure brésilienne et sa jeune maison d’édition toulousaine Tupi or not Tupi, pour Dame de Nuit qui « dépeint avec finesse le parcours d’une héroïne qui tente, dans sa recherche identitaire, dans sa quête de sens, de trouver sa place dans le monde, après s’être créé un personnage conforme aux modèles-types de la féminité.

Ce deuxième roman de Manoela Sawitzki se fait le miroir d’une société rongée par les normes et par le mensonge, fortement marquée par la morale catholique.

Publié au Brésil et au Portugal en 2009, l’ouvrage a reçu l’adhésion de la critique et du lectorat, qui ont vu en l’auteure une nouvelle voix brésilienne »

« He encontrado a los libros en la biblioteca donde me dejaba mi madre antes de ir al trabajo »

SONY DSC

Le partenariat avec le festival Polar du Sud se poursuit… Après Luis Sepúlveda en 2013 et Carlos Salem l’année dernière, c’était au tour de Paola Barbato et Víctor del Árbol de passer nous voir…

 

 

 

 

 

De l’italien, de l’espagnol, du catalan et même du français pour une rencontre animée par Antonella Capra, Giovanna Montermini et Fabrice Corrons, tous trois enseignants à l’UT2J. Une rencontre qui aurait été à coup sûr animée de toutes façons…

Le public a pu suivre cet échange multilingue avec l’aide toujours appréciée des étudiants du CETIM, encouragés par Carole Fillière, responsable du Master traduction.

SONY DSC

Paola Barbato venait présenter A mains nues un roman qui a empêché de dormir Antonella Capra et Giovanna Montermini (elles ne sont pas les seules). Sans doute ce qu’on appelle un thriller…

Que se passe-t-il quand on se retrouve à 17 ans coupé du monde et plongé dans un univers où il n’est plus question que de tuer pour survivre ?

De son côté Víctor del Árbol est venu accompagné de Toutes les vagues de l’océan, un roman choral, qui une fois encore donne vie à de multiples personnages ancrés dans l’histoire, ici celle du stalinisme vu comme la trahison de l’utopie la pire de l’histoire. Un roman noir, ancré dans la littérature réaliste, qui décrit l’injustice de la vie, plutôt qu’un roman policier, qui serait plutôt un jeu intellectuel, un défi, entre le lecteur et l’auteur.

Un auteur venu à la littérature très jeune, en fréquentant assidument les bibliothèques…

 

SONY DSC

« Pour s’assurer qu’à l’accueil vous serez bien renseignés »

« Mais que peut-on vous demander au juste ? »

« Tout…  ou du moins, tout ce qui concerne de près ou de loin les bibliothèques… »

« c’est à dire ?« 

 » Tout sur le catalogue Archipel (où trouver des documents pour un exposé, un mémoire, une méthode de hollandais), la salle N127 (ou n’importe quelle autre salle du campus dans laquelle vous avez cours dans 3 minutes), les photocopies et les impressions au CRL et sur le campus, le livre que vous ne trouvez pas en rayon, la réservation d’une salle de travail en groupe, les entretiens ou le tutorat d’anglais au CRL, se connecter en wifi aux « Que sais-je ? » en ligne, le site web des bibliothèques… Venez nous voir, à l’accueil ou dans nos bureaux, et vous saurez tout… »

« la literatura o Podemos participan del mismo compromiso : cambiar la realidad »

SONY DSC

Isabel Alba est écrivaine, scénariste et photographe. Elle est également engagée dans la vie politique espagnole. Mercredi 30 septembre, elle était invitée au CRL par la Département d’études hispaniques et hispano-américaines de l’Université pour sa conférence de rentrée sur le thème : « Escritura y compromiso político ».

L’occasion de présenter son roman tout juste traduit en français, La véritable histoire de Matías Bran, une saga familiale qui commence en Hongrie à la fin du XIXe siècle et se termine à Madrid au début du XXIe siècle.

SONY DSC

Entourée de sa traductrice Michelle Ortuño et de Michèle Soriano,enseignante à l’Université, Isabel Alba a donné sa vison de la littérature, engagée de toutes façons : parce qu’écrire c’est prendre parti, parce que raconter, c’est lutter contre l’oubli. L’engagement politique et littéraire répondent à une même motivation : transformer la réalité.  Il ne peut y avoir de changement politique sans changement culturel.

SONY DSC

La fonction de l’écriture est de faire revenir au visible une histoire qui n’est pas l’histoire, c’est d’ouvrir les valises du passé…

Une rencontre des plus animées, en version originale avec traduction en simultanée par les étudiants du CETIM

SONY DSC

 

SONY DSC