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Les sociétés littorales face au défi du changement climatique / Virginie Duvat

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Résumé

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Le cinquième rapport d’évaluation du GIEC, adopté en 2014, contribue de manière significative à l’amélioration de la connaissance sur les impacts actuels et futurs du changement climatique sur les littoraux. Il apporte, en particulier, une compréhension plus poussée de ces impacts à l’échelle des différentes régions du globe, grâce au progrès des observations et des modèles et à une meilleure intégration des interactions sociétés/environnement à l’analyse. À partir de là, il est possible d’appréhender de manière plus concrète que précédemment les menaces que le changement climatique fait peser sur nos territoires et nos manières de vivre à différentes échéances temporelles.

C’est à cette question des impacts que Virginie Duvat (chercheure au laboratoire LIttoral ENvironnement et Sociétés à l’Université de La Rochelle) consacre la première partie de cette conférence. Dans un second temps, elle traite des marges de manœuvre dont disposent les sociétés littorales pour s’adapter : quelles sont véritablement ces marges de manœuvre aujourd’hui ? Comment les conserver et les accroître ? L’adaptation passe-t-elle nécessairement par l’innovation ?

Les sociétés littorales face au défi du changement climatique / Virginie Duvat, conférence-débat organisée par le département de géographie de l’Université Jean Jaurès dans le cadre des « Mercredis de la connaissance », en partenariat avec les Cafés géographiques de Toulouse, 16 décembre 2015.

Fiche technique

Auteur(s) : DUVAT Virginie

Réalisateur(s) : Bruno BASTARD

Producteur : Université Toulouse-Jean Jaurès-campus Mirail

Date de réalisation : 16 décembre 2015

Durée du programme : 102 min

Niveau : niveau Licence (LMD), niveau Master (LMD)

Disciplines : Géographie physique, humaine, économique et régionale

Editeur : SCPAM / Université Toulouse-Jean Jaurès-campus Mirail

Langue : Français

Conditions d’utilisation : Tous droits réservés à l’Université Toulouse-Jean Jaurès-campus Mirail et aux auteurs.

Style et colère : Juger les formes de vie / Marielle Macé

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Résumé

Dans cette conférence, Marielle Macé tente de comprendre « en littéraire » la revendication qui lui semble être la plus communément la nôtre aujourd’hui : celle qui consiste à réclamer « d’autres manières de vivre », « d’autres formes de vie ».
Elle propose pour cela de réfléchir aux deux dispositions qui sous-tendent cette revendication, et qui engagent la stylistique : celle qui consiste à regarder la vie comme un engagement de formes (des manières d’être et de faire, des gestes, des rythmes, des modes relationnels…), et celle qui consiste à se risquer à poser sur ces formes un regard critique, à engager son jugement et, souvent, sa colère.

De Baudelaire à Boltanski, d’Adorno à Pasolini, voir les formes de vie, ce fut toujours les juger et en réclamer d’autres. C’est donc à cette critique stylistique de l’existence que Marielle Macé s’attache, pour la comprendre, la situer, en esquisser une histoire, en dire l’actualité.

Marielle Macé, in Séminaire Poéthiques organisé par Jean-Yves Laurichesse (laboratoire Laboratoire Patrimoine, Littérature, Histoire, équipe Littérature et Herméneutique- PLH-ELH) et Nathalie Cochoy (laboratoire Cultures Anglo-Saxonnes-CAS), Université Toulouse – Jean Jaurès-campus Mirail, 27 novembre 2015.

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Fiche technique

Date de réalisation : 27 Novembre 2015

Durée du programme : 65 min

Niveau : niveau Master (LMD), niveau Doctorat (LMD), Recherche

Auteur(s) : LAURICHESSE Jean-Yves, MACÉ Marielle

Producteur : Université Toulouse – Jean Jaurès – campus Mirail

Réalisateur(s) : DELPECH Franck, BOUHARAOUA Samir

Langue : Français

Conditions d’utilisation : Tous droits réservés à l’Université Toulouse – Jean Jaurès et aux auteurs.

Les excès du genre : concept, image, nudité / Geneviève Fraisse

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Résumé

Geneviève Fraisse, philosophe, directrice de recherche émérite au CNRS, a publié de nombreux ouvrages relatifs à la généalogie de la pensée féministe ainsi qu’à la controverse sexe/genre d’un point de vue épistémologique et politique.

Avec « Les Excès du genre » (éd. Lignes, 2014), Geneviève Fraisse offre une perspective sur la polémique sexe/genre, la critique des stéréotypes et l’usage de la nudité en politique. Avec l’œil critique d’une chercheuse, elle privilégie résolument la généalogie de l’émancipation et l’examen de la tradition philosophique, plutôt que la discussion sur les catégories et les identités. Le concept de « genre », ni simple outil, ni théorie radicale, est un pari philosophique. Philosophie pour distinguer clairement ce qui relève d’un objet de pensée, d’un concept ou d’une théorie.

Et pour toutes disciplines, car l’enjeu est alors de comprendre ses usages : comme un neutre, le genre, comme un pluriel, les genres et, avec ou sans le mot « sexe » ? Aussi, ne l’oublions pas, ce mot est en excès, car ce qu’il traite déborde l’ordre établi.

Conférence organisée par le réseau de master ARPEGE, Université Toulouse – Jean Jaurès – campus Mirail, le 4 novembre 2015.

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Fiche technique

Date de réalisation : 4 Novembre 2015
Durée du programme : 67 min
Niveau : niveau Master (LMD), niveau Doctorat (LMD), Recherche
Auteur(s) : FRAISSE Geneviève
producteur : Université Toulouse – Jean Jaurès – campus Mirail
Réalisateur(s) : MICHAUD Nathalie
Editeur : SCPAM / Université Toulouse – Jean Jaurès – campus Mirail
Langue : Français
Conditions d’utilisation / Copyright : Tous droits réservés à l’Université Toulouse – Jean Jaurès – campus Mirail et aux auteurs.

Jacques Lordat ou la naissance de la neuropsycholinguistique cognitive / Jean-Luc Nespoulous

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Résumé

Cette conférence a été organisée par le laboratoire Octogone à l’occasion du 25ème anniversaire du Laboratoire Lordat, à l’Université Toulouse – Jean Jaurès, le 9 juillet 2015.

Jacques Lordat (1773-1870) a fait une exceptionnelle carrière, d’une cinquantaine d’années, à la Faculté de Médecine de Montpellier, dont il fut un temps Doyen. Très tôt, il s’intéressa aux troubles du langage consécutifs à des crises d’apoplexie (cf. sa description des troubles manifestés par son collègue médecin et naturaliste, Pierre Marie Auguste Broussonnet (1761-1807).
Ses observations le conduisirent à une modélisation des différentes étapes de l’acte de parole, de sa conception initiale jusqu’à sa réalisation ultime par les organes de la phonation (à la manière d’un Garrett ou d’un Levelt), et ce plusieurs années avant qu’il ne souffre lui-même d’une aphasie transitoire (1825) qui ne manqua pas d’alimenter la poursuite de sa réflexion sur le sujet jusqu’à la fin de sa carrière.
Indiscutablement, Jacques Lordat fait rétrospectivement figure de fondateur de la neuropsycholinguistique cognitive.

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Fiche technique

Date de réalisation : 9 Juillet 2015

Durée du programme : 59 min

Classification Dewey : Psycholinguistique

Niveau : niveau Licence (LMD), niveau Master (LMD), niveau Doctorat (LMD), Recherche

Auteur(s) : NESPOULOUS Jean-Luc

Producteur : Université Toulouse – Jean Jaurès – campus Mirail

Réalisateur(s) : MICHAUD Nathalie

Editeur : SCPAM / Université Toulouse – Jean Jaurès – campus Mirail

Langue : Français

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Les métamorphoses de la fiction / Jacques Rancière

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Résumé

Conférence présentée par Nathalie Cochoy (laboratoire Cultures Anglo-Saxonnes, axe « Poéthiques ») et Jean-Yves Laurichesse (laboratoire Patrimoine, Littérature, Histoire) dans le cadre des « Savoirs Partagés », Université Toulouse-Jean Jaurès-campus Mirail, 11 mars 2016.

Suite à la parution de son ouvrage Le fil perdu en 2014, Jacques Rancière offre dans cette conférence « un regard nouveau et lumineux sur la fiction moderne et, en particulier, sur les œuvres de romanciers et poètes français (Flaubert, Baudelaire…) mais aussi anglais et américains (Conrad, Woolf, Keats…), s’attardant moins sur ce que la fiction représente que sur ce qu’elle opère. Jacques Rancière s’intéresse ici à ce moment particulier où la fiction devient à ses yeux « démocratique ». C’est en effet dans la forme des œuvres, dans les détails insignifiants, non plus utiles en termes de vraisemblance cartésienne mais véritablement inscrits dans une continuité de coexistence sensible, qu’il décèle une attention nouvelle à des formes d’expérience jusque-là refusées. » (Nathalie Cochoy).

« Il est classique d’opposer fiction et réalité comme le domaine de la fantaisie sans règle et celui de l’action sérieuse. Mais c’est oublier qu’il n’y a de réalité qu’à travers une certaine grille perceptive et une certaine connexion des causes et des effets. Construction logique de la réalité quotidienne, la rationalité de la fiction était par excellence celle du poème tragique dont tout l’art consistait à faire produire par une connexion causale un effet logique et pourtant inattendu. Par rapport à cela, le roman a longtemps été un parent pauvre parce que les événements y arrivaient les uns après les autres sans lien causal fort. Le roman moderne a bouleversé la hiérarchie en faisant sa force de cet enchaînement faible, plus fidèle à la réalité de l’expérience vécue des individus. Par cela même, il se met dans un rapport paradoxal avec la politique. D’un côté, il en expose le fondement, la venue au jour des anonymes, la part des sans-part. Mais cette venue au jour signifie la ruine des identités établies, de la topographie sociale, de la hiérarchie des événements significatifs ou insignifiants, des enchaînements de causes et d’effets qui donnent normalement à l’action collective ses coordonnées ». (Jacques Rancière, L’Humanité, 18 avril 2014).

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Fiche technique

Date de réalisation : 11 Mars 2015

Durée du programme : 62 min

Classification Dewey : Littérature française : Histoire et étude par points spécifiques (courants littéraires, thèmes etc.), Esthétique littéraire

Niveau : niveau Master (LMD), niveau Doctorat (LMD), Recherche

Disciplines : Littérature française et de langue française, Philosophie contemporaine

Auteur(s) : RANCIÈRE Jacques

Producteur : Université Toulouse – Jean Jaurès – campus Mirail , SCPAM / Université Toulouse-Jean Jaurès-campus Mirail

Réalisateur(s) : BOUHARAOUA Samir

Langue : Français

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Politique du deuil, poétique du deuil / Philippe Forest

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Résumé

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Conférence présentée lors du séminaire Deuil et littérature organisé par Nathalie Cochoy (laboratoire Cultures Anglo-Saxonnes, axe « Poéthiques ») et Jean-Yves Laurichesse (laboratoire Patrimoine, Littérature, Histoire) dans le cadre des « Savoirs Partagés », Université Toulouse-Jean Jaurès-campus Mirail, 13 mars 2015.

Dans cette conférence, Philippe Forest, professeur et chercheur spécialiste de littérature contemporaine à l’Université de Nantes, propose une analyse sur le roman Requiem pour une nonne de William Faulkner qu’il fait dialoguer avec la transposition pour le théâtre écrite en 1956 par Albert Camus. Cette œuvre de Faulkner dont la construction est propice à l’adaptation théâtrale, « soulève la question métaphysique du mal à laquelle la mort d’un enfant sert de symbole scandaleux », mêlant la fresque épique et la tragédie de l’infanticide et du deuil. Pour cette étude sur le roman de Faulkner et sa réécriture par Camus, Philippe Forest convoque l’œuvre de l’écrivain russe Fiodor Dostoievski, de Crime et châtiment aux Frères Karamazov, ainsi que la tragédie grecque classique.

* Illustration : Photographie de Alan Trachtenberg (avec son autorisation).

Fiche technique

Auteur(s) : FOREST Philippe, LAURICHESSE Jean-Yves

Réalisateur(s) : Samir BOUHARAOUA

Producteur : Université Toulouse-Jean Jaurès

Date de réalisation : 13 mars 2015

Durée du programme : 72 min

Niveau : niveau Licence (LMD), niveau Master (LMD)

Disciplines :  Littérature moderne et contemporaine, Littérature française et de langue française

Editeur : SCPAM / Université Toulouse-Jean Jaurès

Langue : Français

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Propriété intellectuelle et plagiat / Stanley Claisse

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Résumé

Dans le cadre d’une journée d’étude destinée à des doctorants, Stanley Claisse, avocat au barreau de Toulouse, spécialisé dans le droit des télécommunications et des nouvelles technologies, donne une conférence sur la propriété intellectuelle, plus précisément sur la propriété littéraire et artistique.

Il présente les éléments principaux de la législation française : la qualification d’une œuvre de l’esprit, la titularité et les droits de l’auteur ainsi que l’exercice de son monopole, les exceptions aux droits d’auteur (parodie, citation…).

Il rappelle les normes de citation d’une œuvre qui respectent les droits des auteurs. S’approprier tout ou partie d’une œuvre littéraire ou scientifique sans nommer les sources est un plagiat qui en droit ressort du délit de contrefaçon selon l’article 335-3 du Code de la propriété intellectuelle.

Dans les milieux universitaires et scientifiques,  la contrefaçon est passible de sanctions pénales pour les chercheurs et enseignants, et le plagiat avéré peut mener un étudiant, en vertu de la loi de 1901, à une exclusion de l’établissement et à l’interdiction temporaire de se présenter à un examen.

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Fiche technique

Date de réalisation : 12 Mars 2015
Durée du programme : 54 min
Niveau : niveau Master (LMD), niveau Doctorat (LMD), Recherche
Auteur(s) : CLAISSE Stanley
Producteur : Université Toulouse – Jean Jaurès
Réalisateur(s) : MICHAUD Nathalie
Editeur : SCPAM / Université Toulouse – Jean Jaurès – Campus Mirail
Langue : Français
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De la peur à l’espérance / Jean Delumeau

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Résumé

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Au fil d’un jeu de questions/réponses, Jean Delumeau, historien français, spécialiste des mentalités religieuses en Occident et, plus particulièrement du christianisme, retrace son parcours universitaire : ses recherches doctorales sur la Rome du XVIe siècle et sa rencontre avec Fernand Braudel, l’orientation de ses recherches vers la Réforme protestante et le christianisme, son professeur Jacques Monod à Marseille, ses cours sur « La peur en occident » et son séminaire au Collège de France, qui a donné lieu à la publications de plusieurs ouvrages écrits collectivement.
Son dernier ouvrage « De la peur à l’espérance » réunit deux de ses livres majeurs, « La Peur en Occident » et « Guetter l’aurore : un christianisme pour demain« , ainsi qu’une dizaine d’écrits pour la plupart peu connus, voire inédits. L’occasion d’envisager dans sa globalité l’œuvre et la pensée de ce grand historien.
Cette conférence/débat est introduite par Philippe Foro, maître de conférences en Histoire contemporaine. Elle a été organisée par l’Université Jean-Jaurès-campus Mirail, le 9 octobre 2014.

Fiche technique

Auteur(s) : DELUMEAU Jean, FORO Philippe

Réalisateur(s) : Claire SARAZIN

Producteur : Université Toulouse-Jean Jaurès-campus Mirail

Date de réalisation : 9 octobre 2014

Durée du programme : 89 min

Niveau : niveau Licence (LMD), niveau Master (LMD)

Disciplines : Histoire Moderne et Contemporaine : Monde, Sciences des religions

Editeur : SCPAM / Université Toulouse-Jean Jaurès-campus Mirail

Langue : Français

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Interroger la politique, interroger le commun / Jean-Luc Nancy

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Résumé

Conférence présentée par Elisabeth Rigal (enseignante-chercheure en philosophie, Université Aix-Marseille et Université Toulouse-Mirail) dans le cadre des « Mercredis de la connaissance » de l’Université Toulouse II-Le Mirail.

Le philosophe Jean-Luc Nancy convoque tour à tour Platon, la Révolution française, Carl Schmitt, les soviets, Marx, Spinoza, Georges Bataille, Michel Foucault… pour interroger le/la politique, l’État, la démocratie et interroger surtout le concept, la possibilité et le sens du « commun », de « l’être-en-commun », de « l’être-ensemble » communiste. « Le communisme représente la protestation contre l’État, la demande, l’exigence que l’existence commune ne soit pas assumée par, ni déléguée à, ni représentée par, ni pris en charge par cette instance, l’État ».

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Fiche technique

Date de réalisation : 23 Mai 2012

Durée du programme : 115 min
Classification Dewey : philosophie politique
Niveau : Tous publics / hors niveau

Auteur(s) : Jean-Luc NANCY
producteur : Université Toulouse II – Le Mirail
Réalisateur(s) : Nathalie MICHAUD 
Editeur : SCPAM Université Toulouse II – Le Mirail
Langue : Français
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La France de 2012 a t-elle encore une identité géographique ? / Armand Frémont

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Résumé

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Conférence-débat organisée dans le cadre des Mercredis de la connaissance et les Cafés géographiques à l’Université Toulouse- II-Le Mirail, présentée par Bernard Charlery de la Masselière et animée par Robert Marconis.

L’identité de la France est un objet obscur. Le territoire national avait trouvé son aboutissement à la frontière physique. Aujourd’hui la solidarité, la socialité et l’être ensemble ne se définissent plus uniquement par référence à une étendue spatiale continue sur laquelle s’exerce la souveraineté de l’État-national. Les frontières qui se dessinent à travers les réseaux sociaux ou la conscience partagée d’enjeux devenus planétaires sont à géométrie variable.

De façon assez paradoxale, Paul Vidal de la Blache, le fondateur de l’École française de Géographie, voyait dans la carte de la répartition, sur le territoire français, des masses minérales qui constituaient la diversité des identités régionales, « une grande figure d’harmonie, une individualité maîtresse, mais dans laquelle s’inscrivent des individualités secondaires, des régions étendues de physionomies diverses […] une heureuse combinaison qui a facilité chez nous la fusion des races, qui a présidé à l’unité de notre histoire ». Le ou les territoires de cette « heureuse combinaison » sont aujourd’hui à réinventer.

Certes, l’identité géographique de la France est solidement fixée au moins depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, en fait depuis la Troisième République : le territoire de l’hexagone national est reconstitué (cas de l’Alsace et de la Lorraine réglé), la centralisation en tous domaines intégrée, la parcellisation communale intangible, les paysages constitutifs d’une image géographique unifiée assimilés, par l’école notamment.

Ces figures expriment une certaine permanence des champs de référence du débat sur la république nationale. De façon très incertaine, la République s’est imaginée et imposée, dans un esprit à la fois moderniste et nationaliste, à partir en particulier de trois lobbies : agricole, colonial et laïc. L’identité nationale a été travaillée en profondeur par ce qui, dans la violence souvent, a pris le statut de mythes, au sens anthropologique du terme. Il n’est donc pas étonnant de les retrouver – tels quels ou leurs avatars – réactivés dans le débat actuel sur l’identité de la France, au moment où la nation doutant à nouveau d’elle-même a du mal à se projeter dans une vision cohérente de son devenir.

On peut s’interroger sur la pérennité des formes de cette identité : l’Europe, la mondialisation, la mobilité de la population, internet… mais aussi les mouvements régionaux, la régionalisation, l’outre-mer, l’émigration et le passé colonial, l’école elle-même, modifient la donne initiale. Vers une autre France, plus ouverte sur le monde, ou bien vers un repli identitaire ? Le grand débat en cours comprend incontestablement une forte composante géographique.

Fiche technique

Auteur(s) : Armand FRÉMONT, Bernard CHARLERY DE LA MASSELIÈRE

Réalisateur(s) : Nathalie MICHAUD

Producteur : Université Toulouse-Jean Jaurès – Campus Mirail

Date de réalisation : 25 janvier 2012

Durée du programme : 125 min

Niveau : niveau Licence (LMD)

Disciplines : Sociologie des cultures, Géographie physique, humaine, économique et régionale

Editeur : SCPAM / Université Toulouse-Jean Jaurès-campus Mirail

Langue : Français

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