The Dubliners


L’histoire du Dubliners

Le Dubliners a été inauguré le 23 mai 1990, au 46 Avenue Marcel Langer à Toulouse. Il a été fondé par Simon Oliver, un Nord Irlandais qui a fui l’Irlande dans les années 90, pendant les conflits “The Troubles” (“Les Problèmes”), conflits meurtriers ethno-nationalistes. Il achète avec des amis un local qui abritait un restaurant, dans un bâtiment du 19e siècle, paré de bois, et crée alors le premier pub irlandais de Toulouse en s’associant avec un architecte irlandais pour rénover le bâtiment. En 1995, Oliver a contracté un cancer du poumon, il a donc vendu ses parts, et le bar a été mis en gérance.

En 2006, il cède le bar à Bernard Penent, qui le cède ensuite à Jérémie Loison en 2018, l’actuel gérant de l’établissement. Natif de Belfast, Simon Oliver s’installe en France en 1980. Il commence par enseigner le Droit à la faculté d’Assas à Paris, puis décide de s’installer à Toulouse, où il enseigne l’anglais à l’université du Mirail. Souhaitant se rapprocher de l’Irlande, son pays natal, il décide d’ouvrir un pub irlandais en 1990. Au moment de son ouverture, il y avait une diaspora irlandaise à Toulouse : la clientèle de départ était donc principalement irlandaise. Cependant, le bar a été plutôt bien accueilli par les toulousains. Petit à petit, la clientèle irlandaise a été remplacée par la clientèle toulousaine. Aujourd’hui, c’est un bar de quartier, et des personnes de toutes professions le fréquentent. En 2019, à l’initiative de Jérémie Loison, le Dubliners laisse une plus grande place à la musique, notamment la musique live. Il souhaite “une programmation qui rappelle l’ambiance festive et conviviale des pubs irlandais” : musique celtique et folk principalement, avec “quelques touches de rock ou autre”.


(ENREGISTREMENTS)


Sommaire du site

  • Partie I : Musique traditionnelle irlandaise
    • 1/ Musique traditionnelle et Irlande
    • 2/ La musique traditionnelle irlandaise dans le paysage des musiques actuelles ? Une réponse partagée
    • 3/ Héritage et évolution
  • Partie II – La place de la musique irlandaise dans un quartier toulousain
    • *
    • *
    • *
  • Partie III –
    • *
    • *
    • *
  • Partie IV –
    • *
    • *
    • *
  • Sources


Partie I : Musique traditionnelle irlandaise

1/ Musique traditionnelle et Irlande

Les musiques traditionnelles se définissent avant tout comme des musiques de transmission orale, historiquement liées à des sociétés rurales et à des fonctions sociales telles que la fête, la danse, les rituels, la narration, …

La musique traditionnelle en Irlande est une riche tapisserie de musique, de danse, de chansons en gaélique et en anglais. Ancrée dans une tradition orale, cette musique a été une partie vitale de l’héritage irlandais, transmise à travers les générations de musiciens.

2/ La musique traditionnelle irlandaise dans le paysage des musiques actuelles ? Une réponse partagée

La reconnaissance institutionnelle des musiques traditionnelles a renforcé leur légitimité, notamment en France dans les années 1980 par le ministère de la Culture, qui insère également ce genre musical dans les musiques actuelles. Si cette adoption est largement acceptée par les chercheurs en musicologie et ethnomusicologie, certains émettent toutefois des nuances sur cette idée. Lors d’une enquête de terrain au Dubliner’s, les plus initiés sur la musique irlandaise se sont accordés sur le fait qu’elle n’avait pas vraiment sa place dans les musiques actuelles car trop niche, et pas très écoutée ou appréciée par les jeunes.

3/ Héritage et évolution

Cependant, elles ne doivent pas être perçues comme figées dans le temps ou dans l’espace. Elles sont en effet en constante évolution et relèvent d’une tradition vivante, non d’une simple reproduction du passé. Elles reposent sur un enracinement local tout en s’adaptant aux contextes contemporains. Cela peut se traduire par l’hybridation de celle-ci avec d’autres styles musicaux, notamment le rock, également très populaire dans les pubs irlandais ainsi que dans le pays. Cette influence se traduit dans un premier temps par des textes engagés concernant la situation politique et sociale de l’Irlande notamment lors des Troubles.

Ainsi, comme dans la musique traditionnelle irlandaise, des groupes de rock comme U2 mettent en avant l’histoire du pays par le biais de la musique rock avec Sunday Bloody Sunday ou encore Where the streets have no name. Elle se traduit également par l’instrumentalisation et les techniques utilisées :  toujours chez U2, on peut suggérer Tomorrow qui utilise la cornemuse uilleann irlandaise ou encore Wild Irish Rose composée sous forme de ballade, semblable aux ballades typiques irlandaises.


Partie II – La place de la musique irlandaise dans un quartier toulousain