« Il est Bel et bon »

Écrite dans le style de Clément Janequin, cette « chanson parisienne » l’a rendu célèbre en son temps à Venise, mais aussi à travers les siècles, puisqu’elle figure encore très souvent au répertoire des chorales d’amateurs et de professionnels.

Le plan en est assez clair  :

Mes. 1 à 15 Mes. 16 à 26 Mes. 27 à 41 Mes. 42 à 98 Mes. 99 à 128
Refrain Couplet 1 Refrain Couplet2 Refrain

Elle est construite autour d’un refrain d’un ambitus de quinte, en notes conjointes, et repris en imitations resserrées :

1

Ce même procédé en imitation est opéré pour les couplets, mais avec une répartition différente. Dans les mesures 42 à 54, l’imitation est bien présente entre le soprano et l’alto puis trouve un écho exact chez   les ténors et basses :

2

Le jeu sur les onomatopées, que l’on retrouve également chez Janequin (La Guerre), est pratiqué à loisir dans cette oeuvre. Les mesures 86 à 92 montrent bien le jeu sur la syllabe « co » (début de « coquette » ou « co… »,  je vous laisse le soin de terminer) répété de façon percussive et obstinée (la mélodie ici se résume à 1 ou 2 notes), et « petite coquette » en imitation serrée aux sopranos et ténors :

3

L’homorythmie est employée ici principalement en fin de phrase, et pour l’auditeur, elle est un moyen de repérage. Dans ce babillage ou le commérage va bon train, ce procédé d’écriture rassemble toutes les voix en bon ordre et scande les dernières mesures de la chanson :

4

 

 

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