Les Enluminures

L’Enluminure de la Renaissance désigne la production de manuscrits enluminés à la fin du XVe et au XVIe siècle en Europe occidentale, influencée par les techniques de représentation et les motifs de la peinture de la Renaissance. Avec l’invention de l’imprimerie, la peinture dans les livres ne disparaît pas brutalement et persiste dans certains manuscrits de luxe, voire dans certains ouvrages imprimés. Les enlumineurs de l’époque utilisent les techniques de représentation en perspective ainsi que les thèmes iconographiques propres à la période. Cantonnée à des ouvrages de luxes, cette production diminue au fur et à mesure de la seconde moitié du XVIe siècle avec la concurrence de plus en plus grande de la Gravure !

 

Au cours du XVe siècle en Italie, puis à la fin de ce même siècle et au début du suivant dans les autres pays, l’enluminure n’est plus un art novateur, mais suit les évolutions perceptibles dans les autres arts comme la peinture sur bois ou encore la fresque et la sculpture.

Elle adopte petit à petit des innovations comme l’usage de la perspective et du point de fuite.

Lettrine du Missel 558 du Couvent San Marco, attribué à l’atelier de Fra Angelico.

Avec le développement du dessin au cours du XVe siècle, les enluminures dessinées à la plume concurrencent peu à peu les miniatures peintes. Avec le développement de l’usage du papier, de plus en plus de manuscrits sont rédigés et décorés sur ce support, sans supplanter totalement le parchemin.

La production se limitant de plus en plus à une clientèle de luxe, les ouvrages produits doivent se distinguer de la concurrence imprimée.

De nouveaux ouvrages sont tout d’abord décorés : l’humanisme de l’époque incite à une demande renouvelée de textes venus de l’Antiquité gréco-romaine . Une quantité considérable de manuscrits de Virgil, Suétone et Cicéron sont décorés. Des textes d’Homère ou d’Aristote en écriture grecque originale sont aussi recopiés et décorés

 

Plusieurs ouvrages de cette époque sont aussi composés entièrement d‘illustrations, sans qu’on sache à quel usage précis ils étaient destinés le plus souvent. C’est le cas de « l’histoire d’amour sans paroles »actuellement conservé au musée Condé à Chantilly.

 

 

 

 

 

 

 

C’est à Padoue ( Italie ) que le nouveau style apparaît et s’épanouit en premier. C’est là-bas qu’un groupe d’humanistes « archéologues » s’intéressent particulièrement aux anciens manuscrits, dès les années 1430. C’est là que l’on s’inspire des motifs de l’Antiquité pour créer de nouvelles décorations, que l’on teinte de pourpre les parchemins et que l’on créée des frontispices sous la forme de monuments classiques.

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