Théâtre : Nuits 31 – le 15 janvier 2026

Mme Charlotte Piarulli, promo 2018 du master éthique, est également comédienne et metteure en scène.

Nous vous engageons à assister à la représentation de sa dernière production théâtrale, issue d’une démarche de recherche-création dans le milieu de l’accueil des personnes porteuses de particularités génétiques.

Date et horaires : 15 janvier 18h / 19h15 / 20h30

Lieu : Espace Roguet (métro Patte d’oie)

Entrée gratuite sur réservation en ligne.

Présentation :

Installation immersive pour trois cabanes et trois comédien·nes, basé sur les paroles de personnes porteuses de Trisomie 21.
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Nuits 21 est une visite immersive ; dans des espaces de vie conçus et désirés par des personnes porteuses de Trisomie 21, mais aussi, dans leurs mots et leurs relations. Ces pièces, que le public est invité à parcourir, racontent la relation des personnes rencontrées à l’espace intime. L’installation est activée par trois interprètes, qui investissent l’espace et contribuent à attester de ces points de vue posés sur l’amour, la solitude, et la difficulté de la relation avec les autres.
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Charlotte Piarulli a été pendant six mois veilleuse de nuit auprès de huit adultes porteurs de Trisomie accompagnés en appartements adaptés. Ces rencontres nocturnes ont donné lieu à la création de cette scénographie immersive, que chaque spectateur·rice est invité·e à parcourir à son rythme. En tentant de s’affranchir de tout voyeurisme, Nuits 21 interroge le regard que nous portons sur le handicap et sur notre relation à ce(ux) que nous considérons comme différent(s).
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Depuis une vingtaine d’années, la considération et l’accompagnement des personnes porteuses de Trisomie 21 et des pathologies associées se développe et se démocratise. Leur accès aux soins, à l’éducation et à la scolarité est de plus en plus massif, le respect de leur citoyenneté est mieux garanti, de même que leur inclusion et leur participation à la société civile.
Pourtant, un espace semble encore difficile à investir pour les personnes porteuses de Trisomie 21 : il s’agit du domicile. En effet, bien souvent, les adultes porteurs de Trisomie vivent chez leurs parents et n’ont pas à proprement parler la possibilité de développer pleinement une vie personnelle et intime.
Car, plus encore que l’habitat, ce qui paraît manquer est bien la possibilité d’un espace intime.
Comment espérer respecter l’intimité d’un adulte lorsqu’il dépend encore de ses parents pour ce qui concerne son logement et ses conditions de vie ? Comment développer sereinement et librement une vie amicale ou amoureuse ?
Il semble que cette difficulté d’accès à un espace qui serait véritablement à soi reste une réelle problématique de l’appréhension du handicap, a fortiori le handicap supposant un déficit du développement cognitif.
À ce titre, il semble important de mettre en lumière la nécessité de l’intime et de faire en sorte que l’existence et la préservation de ce dernier puisse constituer un véritable engagement vis-à-vis des personnes porteuses de handicap.
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Metteure en scène  : Piarulli Charlotte | Comédien·nes  : Jean-Marie Champagne, Amélie Gasparotto, Lili Payre | Régisseuses  : Mathilde Pachot, Mathilde Montrignac | Accompagnateur technique  : Dario Sajeva.

Appel à communication – Colloque « Comment faire communauté en santé »

Le colloque « Comment faire communauté en santé :  Soignants, Soignés, Aidants et institutions » se tiendra les 7-8-9 juillet 2026 à l’Université de Toulouse, Campus Paul Sabatier.

Le soin est porté par des personnes qui le font vivre au quotidien et qui portent elles-mêmes les établissements de santé. Toute l’importance et la consistance du geste de soin réside dans son incarnation. Et c’est aussi ce qui fait le lit de la fragilité des soignants. À l’intermédiaire entre les rencontres humaines et les règles administratives, ils ne peuvent apparaître ni comme les rouages d’une machine qui les dépassent, ni dans le détachement vis-à-vis de toute organisation. En effet, prendre soin repose à la fois sur la rencontre avec le patient et ses proches, et sur les liens tissés avec les autres soignants, avec les personnels d’encadrement et/ou d’administration.

L’accomplissement d’un soin particulier s’inscrit dans un parcours où chaque soignant se forme, évolue, met en question son rôle et réfléchit sur ses pratiques. Ce cheminement n’est pas solitaire. Il repose sur l’accompagnement que les formateurs et les collègues plus ou moins aguerris prodiguent, des années durant. Pas à pas, au fil des rencontres et des échanges, se dessine pour chaque soignant une idée du soin dont il souhaiterait être l’acteur afin de trouver sa place singulière dans la communauté soignante. Ainsi le soin naît au creux d’un faisceau d’expériences individuelles et collectives qui continue de résonner dans l’actualité de chaque geste.

Si les traces de chaque rencontre, bonne ou mauvaise, peuvent s’entendre comme l’archéologie du style de soin porté par un professionnel, elles influencent également sa manière de transmettre et d’accompagner les autres soignants que sont les aidants.

En quoi le fonctionnement des institutions contribue à la qualité du soin ? Quel est l’impact de l’état de santé des soignants sur leurs missions auprès des patients ? Où placer la limite dans les attentes vis-à-vis des aidants ? Toutes ces questions amènent vers une interrogation de ce qui fait la substance même du soin : comment faire communauté en santé ? À la croisée du cadre de l’institution, des fondements de la formation et de la cohésion d’une équipe, chaque soin est toujours pris dans une toile complexe. Sa qualité est le fruit de la réussite d’une communauté qui, à tout niveau, intervient sur l’histoire de sa conception et de son exécution.

À l’occasion du deuxième colloque du réseau de recherche Penser la santé, nous souhaitons interroger les fondements et les obstacles qui interviennent dans ce “faire communauté”. En ouvrant une réflexion pluridisciplinaire sur les valeurs et le sens qui guident les soignants à toutes les étapes : de leur formation à la gouvernance d’établissement, jusqu’au soutien des aidants.

Quelles stratégies contribuent à prendre soin de chaque acteur de la santé ? Comment accompagner la fidélisation des professionnels pour les amener à un haut niveau de compétence et d’accomplissement personnel ? Quelles initiatives permettent aux équipes des temps de rencontre et de réflexion ? Nous proposons d’explorer toutes les pistes qui conduiront à repenser la santé en tant que communauté, où l’accueil et le respect ne sont pas seulement des valeurs à appliquer à la relation avec le patient, mais à toutes les échelles de cette communauté.

Nous proposons aux participants de situer leurs propositions parmi ces axes de réflexion :

  1. Prendre soin des étudiants en santé à chaque étape de leur formation
  2. Prendre soin des soignants tout au long de leurs carrières
  3. Prendre soin des patients et des aidants avant, pendant et après la maladie
  4. Prendre soin des professionnels dans les établissements de santé

Langues du colloque : français

Durée des présentations: 20 min + 10 min de discussion

Proposition de communication : Un titre, 5 mots clés et un résumé de 400 à 500 mots (bibliographie comprise). La proposition doit être déposée uniquement en ligne en suivant ce lien.

Proposition d’atelier thématique : La proposition devra comprendre 3 à 4 communications pluridisciplinaires, un titre, cinq mots clés, une présentation générale (400 mots maximum) du thème de l’atelier ainsi que les résumés de chacune des communications (200 mots environ chacun). La proposition complète sera adressée par la personne chargée de l’organisation de l’atelier. La proposition doit être soumise uniquement par email à thinkinghealth.toulouse@gmail.com.

Proposition de communication en 300 secondes (avec ou sans support numérique de type poster) : Un titre, 5 mots clefs et un résumé de 150 à 200 mots. La proposition doit être déposée uniquement en ligne en suivant ce lien.

Tous les projets de communication sont les bienvenus et nous encourageons particulièrement les jeunes chercheurs (doctorants, masterants ou jeunes docteurs) à adresser leurs propositions.

L’organisation ne peut pas proposer de financement aux contributeurs aux ateliers, en revanche aucun frais d’inscription ne leur sera demandé. 

Les propositions doivent être déposées au plus tard le 13 février 2026. Elles seront examinées par le comité scientifique qui communiquera ses décisions au début du mois d’avril 2026.

Information et programme : https://blogs.univ-tlse2.fr/penserlasante/

Contact : thinkinghealth.toulouse@gmail.com