Le blog Corps et Médecine. Recherches en sciences humaines et sociales, auparavant hébergé par l’Université Toulouse II le Mirail devient un carnet Hypotheses.org, édité par OpenEdition, un portail de ressources électroniques en sciences humaines et sociales.

Le principe est le même, mais de nouvelles fonctionnalités sont à l’étude.

L’adresse à consulter à présent est :

http://corpsetmedecine.hypotheses.org/

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Appel à contribution – Patients et traitements psychiatriques à l’écran : pratiques militantes, soins et processus de subjectivation

5-6 décembre 2012, EHESS Paris.

Organisateurs: Jean-Christophe Coffin (Université Paris Descartes / CAK), Nausica Zaballos (CAK / IRIS), Alessandro Manna (IRIS).

Argumentaire.

La mise en scène de l’univers asilaire

A partir des années 1960, plusieurs films mettant en scène l’internement psychiatrique reçoivent un excellent accueil de la critique et du public. De nombreux réalisateurs, s’inscrivant dans la mouvance du Nouvel Hollywood, se risquent à traiter le thème de la folie à travers une démarche visuelle et artistique non-consensuelle. Qu’ils adoptent une posture d’ethnographe, tel Frederick Wiseman pour son documentaire Titicut Follies (1967), ou optent, à l’instar de Milos Forman avec Vol au-dessus d’un nid de coucou (1975), pour l’adaptation cinématographique d’un roman, ces cinéastes s’attachent à montrer et dénoncer la violence inique des traitements imposés aux patients : le lieu de soin est dépeint, dans ces œuvres, comme une institution malade. Cette production cinématographique s’inscrit dans une tradition remontant aux années 1940 qui, avec des productions appartenant à des genres différents – du fantastique de Bedlam (inspiré de l’œuvre picturale A Rake’s Progress de William Hogarth) au drame réaliste de The Snake Pit (Anatole Litvak, 1948) – retranscrivent l’expérience de l’internement à travers le regard de personnes présentées comme victimes des contraintes normatives imposées par l’institution psychiatrique et des soignants peu avenants. La portée dénonciatrice primant sur la retranscription de l’expérience individuelle subjective de la pathologie mentale, le héros principal est bien souvent un non-malade : un écrivain rêvant de gagner le prix Pulitzer en « s’infiltrant dans l’univers asilaire » pour en livrer un récit qui fera date dans Shock Corridor de Samuel Fuller (1963) ; ou bien un marginal qui pense, en se faisant interner, échapper à la prison (Vol au-dessus d’un nid de coucou).

Filmer la folie, entre fiction et documentaire

La folie à l’écran : un motif récurrent auprès de cinéastes « engagés » ? Certainement, si l’on songe à Family Life de Ken Loach (1971), violente chronique de la descente aux enfers d’une jeune schizophrène qui montre que des facteurs familiaux couplés au manque d’empathie des praticiens peuvent aggraver voire provoquer des troubles mentaux. Si la fiction cinématographique pointe directement du doigt l’institution, se faisant l’écho des écrits des représentants les plus virulents du mouvement antipsychiatrique anglo-saxon (Laing, Cooper), le documentaire vise à faire apparaître les expériences menées par des psychiatres ou éducateurs désireux d’améliorer le sort de leurs patients en leur offrant plus de liberté et d’autonomie. On pensera ainsi à Ce gamin-là de Renaud Victor (1975), qui retrace l’expérience de Fernand Deligny avec des enfants autistes, ou à Fous à délier de Marco Bellochio (1975), qui enquête sur le parcours de trois ex-patients employés à l’usine dans l’Italie de Franco Basaglia. Au cours des années 1990 d’autres réalisateurs, tels que Benoît Dervaux, Jean-Michel Carré et Nicolas Philibert, se proposent de faire le bilan de l’antipsychiatrie ou de la psychothérapie institutionnelle. La clinique de la Borde et le Coral, lieu de vie qui accueille indifféremment psychotiques et jeunes délinquants, ouvrent ainsi leurs portes aux cinéastes qui, à travers des films à la croisée du documentaire et de la fiction (comme par exemple Visiblement je vous aime, 1995), donnent la parole aux soignants et patients.

Cadrage :

La folie à l’écran : trois axes de recherche

Il s’agira en premier lieu d’étudier les relations entre l’histoire de la folie mise à l’écran – qu’il s’agisse de la fiction cinématographique ou bien du documentaire ethnographique ou journalistique – et l’histoire des changements survenus au sein du monde psychiatrique tout au long du dernier demi-siècle. On s’interrogera à la fois sur le film et l’enquête filmée en tant que moyens « engagés » de réhabiliter une pratique ou une éthique des soins en psychiatrie (La moindre des choses, La devinière, Visiblement je vous aime, Valvert, la série italienne Il était une fois la cité des fous de Marco Turco), et sur le rôle qu’ils ont pu éventuellement jouer dans l’univers du militantisme en psychiatrie.

Le deuxième axe s’interrogera sur les usages sociaux et politiques de la folie mise à l’écran, et notamment sur les films produits par les acteurs (psychiatres, usagers, familles) du champ psychiatrique. De quelles manières les images de la folie peuvent-elles participer à la construction des controverses morales et politiques propres au monde psy (on songera à la polémique autour du documentaire sur l’autisme, Le Mur) ? Comment sont-elles mobilisées dans une cause et ainsi appropriées par de différents acteurs, qu’il s’agisse de militer contre la « dérive » sécuritaire de la psychiatrie contemporaine, comme l’a récemment fait en France le documentaire Un monde sans fous, ou bien au contraire de dénoncer les politiques de désinstitutionalisation et de plaidoyer pour l’usage de l’électro convulsivothérapie en montrant la souffrance des familles, comme le très discuté reportage brésilien Omission de prêter secours : des patients psychiatriques prennent la parole ?

Le troisième axe portera enfin sur la question des processus de subjectivation. La valeur de preuve attenante aux témoignages rassemblés contribue-t-elle à produire de nouvelles subjectivités qui doivent composer avec les contingences des productions cinématographiques et audiovisuelles ? Comment les éléments autobiographiques personnels sont-ils mobilisés pour traiter, non plus de la folie, mais du handicap psychique, concept porté en France par l’adoption de la nouvelle législation sur le handicap de 2005 ? Et dans quelle mesure l’appropriation des moyens visuels par les associations d’usagers ne reflète-t-elle pas un retour du politique dans la sphère du privé, privant parfois ceux qui font l’expérience de la maladie mentale et des soins en psychiatrie, de la possibilité de produire des objets cinématographiques relevant réellement de l’intime ? Dans ce contexte, un intérêt particulier sera également accordé à toute contribution portant sur les dispositifs narratifs et les moyens techniques (split screen, musique, ellipses…) par lesquels l’expérience du trouble mental peut être traduite à l’écran.

Liste de films indicative: The Snake Pit, Anatole Litvak, 1948 ; Titicut Follies, Frederick Wiseman, 1967 ; Family Life, Ken Loach, 1971 ; Fous à délier, Marco Bellochio, 1975 ; Vol au-dessus d’un nid de coucou, Milos Forman, 1975 ;  La moindre des choses, Nicolas Philibert, 1996 ; La devinière, Benoît Dervaux, 1999 ; Julien Donkey Boy, Harmony Korine, 1999 ; The White Sound (Das Weisse Rauschen), Hans Weingartner, 2001 ; Clean, Shaven, Lodge Kerrigan, 1995 ; Visiblement je vous aime, Jean-Michel Carré, 1995 ; Valvert, Valérie Mréjen, 2009 ; La Pecora Nera, Ascanio Celestini, 2010 ; C’Era Una Volta La Citta Dei Matti, Marco Turco, 2010 ; Les Voix de ma sœur, Cécile Philippin, 2010 ; Un monde sans fous, Philippe Borrel, 2010 ; Le Mur, Sophie Robert, 2011…

Vos propositions de communications doivent nous parvenir sous la forme d’un résumé de 450 mots maximum avant le 18 mai 2012 envoyé en pièce-jointe aux adresses suivantes: nausica.zaballos@ehess.fr , manna@ehess.fr

 

 

 

 

 

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Parution - Le médecin, les institutions, le roi. Médecine et politique aux XVIe-XVIIe siècles

Jacqueline Vons, Le médecin, les institutions, le roi. Médecine et politique aux XVIe-XVIIe siècles, Paris, Cour de France.fr, 2012.
Ouvrage numérisé inédit mis en ligne le 1er avril 2012 dans le cadre du projet de recherche "La médecine à la cour de France (XVIe-XVIIe siècles)",
 http://cour-de-france.fr/article234....
L’ouvrage résulte de recherches menées dans le cadre du projet La médecine et la Cour de France, soutenu par le Centre d’études supérieures de la Renaissance (projet de recherche quadriennal 2006-2010) de l’Université François Rabelais de Tours et par Cour de France.fr. Le milieu sur lequel a porté cette étude est celui des médecins issus majoritairement de la Faculté de Médecine de Paris aux XVIe et XVIIe siècles, dans un contexte qui voit naître les premières tentatives du pouvoir royal pour coopérer avec les médecins dans l’intérêt public, mais aussi pour obliger la Faculté de Paris à accepter des changements de doctrine et de thérapeutique. Des données épistémologiques encore peu étudiées, par exemple l’existence d’un courant hippocratique fort – et de ses dérivés modernes - à l’intérieur d’une faculté généralement présentée comme un bloc galénique ont pu être ainsi dégagées. Cette étude est couplée avec la base de données Le Monde médical à la Cour de France, régulièrement mise à jour : http://cour-de-france.fr/article655.html

SOMMAIRE
Introduction 
La médecine universitaire à Paris
Organisation des études de médecine 

Première partie : Docteurs et lecteurs royaux en médecine
1.    Les premiers lecteurs royaux en médecine
2.	La période des affrontements
3.	Les modalités de transmission du titre
4.	La constitution de réseaux

Deuxième partie : L’époque des dissensions 
1.	Consultations et expertises
2.	Des érudits curieux de nouveautés 
3.	L’anatomie au cœur des querelles entre médecins et chirurgiens
4.	Une figure d’exception : Jean Riolan 

Troisième partie : Des choix thérapeutiques aux changements épistémologiques
1.	Les partisans de la tradition 
2.	La guerre contre les antimoniaux
3.	Les eaux métalliques, le médecin et le plaisir du roi
4.	Le Jardin Royal et la nouvelle anatomie des plantes et des hommes 

      Épilogue

      Bibliographie

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Emploi –  3 year post-doc at Imperial College London

The Centre for the History of Science, Technology and Medicine at Imperial College London is seeking a 3-year postdoctoral research associate to participate in a Wellcome Trust-funded programme of research into the topic: One medicine? Investigating human and animal disease circa 1850-2015. 

You will contribute to a work package that examines the institutional, intellectual and disciplinary contexts where research into human and animal diseases intersected during the period 1920-2000. The aim is to expand conceptions of the animal’s role in research beyond that of a model of human disease, and to identify the multiple ways in which animals and their diseases have shaped the history of biomedicine. You will take ownership of this research, while also working closely and synergistically with other members of the research team.

You will have a PhD in the modern history of science, technology or medicine. You will be actively researching the twentieth century history of the biological or medical sciences, broadly construed, and have knowledge of at least one of the following national contexts: Britain, France, Germany, Canada and the USA. You will also have a strong publication record, and be committed to engaging with a range of academic and non-academic audiences.

Details can be accessed via the job search at http://www3.imperial.ac.uk/employment

Further information about the Centre for the History of Science, Technology and medicine is available at http://www3.imperial.ac.uk/historyofscience
The programme of research is described at: http://www3.imperial.ac.uk/historyofscience/onemedicine
For queries, contact Dr Abigail Woods, a.woods@imperial.ac.uk

The closing date is 26 April 2012. Interviews will be held on 23 May

 

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COLLOQUE INTERNATIONAL DE LAUSANNE
24 – 25 mai 2012

L’invention de la « race ». Représentations scientifiques et populaires de la race, de Linné aux spectacles ethniques

Colloque international organisé par l’Université de Lausanne
A l’Université de Lausanne (l’Université de Lausanne, CH-1015 Lausanne, Suisse)

Ce colloque s’inscrit dans le prolongement du colloque du Musée du Quai Branly « Autour des zoos humains »  de janvier 2012 et dans le cadre du programme« Zoos humains » à la suite des colloques de Marseille (CNRS / Université Marseille I, juin 2001), Londres (Université de Liverpool & Centre culturel français, novembre 2008) et Paris (Musée du Quai Branly, janvier 2012).

Organisé en partenariat avec Le Groupe de recherche Achac, L’Institut d’Histoire économique et sociale, L’Institut d’histoire de la médecine, Le collège des humanités de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne. Avec le soutien du Fonds national pour la recherche scientifique (FNS)

Le colloque « L’invention de la race » souhaite analyser la genèse des conceptions scientifiques de la « race » et leurs conséquences sur les taxonomies des collections humaines, dans les musées d’ethnographie et les exhibitions ethniques. En effet, si les théories scientifiques portant sur la « race » et l’appréciation de l’évolution de l’esprit public sur celle-ci, depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu’au tournant du XXe siècle, commencent à être bien connues, peu de travaux ont encore explorés systématiquement les manières de représenter le corps racialisé. Nous postulons qu’un changement de nature épistémologique est survenu en Europe en ce domaine à la fin du XVIIIe siècle, concernant objectivations et représentations scientifiques de la race, engageant une transformation radicale de toute l’économie visuelle européenne puis occidentale, portant sur la race et son inscription dans les corps.

Aussi, notre projet est de traiter simultanément deux processus – généalogie et essor des théories et représentations scientifiques de la race ; inscription de ces théories et représentations dans les « collections humaines » muséales et les spectacles ethniques –, en les séquençant en deux parties : une première partie allant du milieu du XVIIIe siècle jusqu’en 1859 environ, consacrée à l’émergence et au déploiement simultané des premières théories et représentations de la race dans l’univers scientifique (anthropologues et naturalistes principalement) et des premières présentations ethniques en Europe. La seconde séquence, allant de 1859 à 1913, sera consacrée à l’institutionnalisation en Occident de la raciologie à travers l’éclosion des écoles d’anthropologie physique et leur influence sur les collections muséales (musées d’ethnographie) ; simultanément à la mise en place d’un véritable système de la représentation de la race à travers l’universalisation des spectacles ethniques.

Programme du colloque

Jeudi 24 Mai 2012

Prémices (XVIIe siècle-1859). L’amour de la taxinomie, la jouissance de la découverte

9h00-12h30 : L’émergence de la race où la passion de la mesure.
Animateurs : Vincent Barras et Fabien Ohl

9h00-10h15 : Interventions
De la zootechnie Miriam-Claude Meijer
Représentations et hiérarchisation. De Bernier à Linné Thierry Hoquet
Représentations et hiérarchisation. La construction raciale du « nègre », de Pétrus Camper à Broca Francesco Panese
Mesurer. De Blumenbach à Sonnini de Manoncourt Martial Guédron
Stigmates et sémiologie raciale dans l’anthropologie chrétienne française (1840-1870) Claude Blanckaert
France : Broca et l’école d’anthropologie de Paris Carole Reynaud-Paligot

10h30-12h30 : débat

14h30-18h00 : Construire la race. Les écoles d’anthropologie, en Europe et aux Etats-Unis
Animateurs : Martial Guédron et Francesco Panese

14h30-15h30 : Interventions

Etats-Unis : La construction de la race dans l’école anthropologique américaine
Japon : La construction d’une raciologie japonaise dans le contexte scientifique international Gérard Siary
Allemagne : La construction scientifique et visuelle de la race dans l’anthropologie allemandeKurt Bayertz
Afrique du Sud, Allemagne : l’anthropologie physique en Afrique du Sud sous influence allemande ? Patrick Harries
Grande Bretagne : l’école d’anthropologie britannique entre race et eugénismeGavin Schaeffer
Suisse : La construction de l’anthropologie raciale dans le contexte scientifique européen Hans Konrad Schmutz
Suisse : L’eugénisme raciale et la recherche d’une « race suisse pure » Virginie Mottier

16h00-18h00 : débat 

Vendredi 25 Mai 2012

La collection humaine dans les spectacles ethniques et les musées d’anthropologie (1860-1912)

9h00-12h30 : La race dans les registres de l’altérité des exhibitions ethniques
Animateurs : Thomas David et Nicolas Bancel

9h00-10h15 : Interventions
Prémices : les Indiens de Christophe Collomb rapportés en Espagne aux spécimens exhibés sous la Révolution française (1492-1800) Pascal Banchard
La Vénus hottentote. Premier entrechats de la science et du spectacle Gilles Boëtsch
Grande Bretagne : les catégories raciales dans les exhibitions ethniques Sadiah Qureshi
Les exhibitions humaines dans les expositions universelles. Entre catégorisation scientifique et exotisme ?Catherine Hodeir
Une organisation des « races » dans les exhibitions humaines des expositions internationales aux Etats-Unis ?Robert Rydell
Le cirque aux Etats-Unis : du freak show à l’ethnic show ? Robert Bogdan

10h30-12h30 : débat

14h30-18h00 : Le spectacle ethnique jusqu’à la Première Guerre mondiale : une pédagogie mondialisée de la race ?
Animateurs : Pascal Blanchard et Bernard Voutat

14h30-15h30 : Interventions
Les usages de la taxonomie dans l’exhibition des populations Ainous au Japon Arnaud Nanta
L’exhibition des races dans l’exposition aux Saint Louis Anthropological Games de 1904 Fabrice Delsahut
Aspects scientifiques des exhibitions ethniques en Suisse Patrick Minder
La construction des races sauvages dans les exhibitions ethniques en Grande-Bretagne Charles Forsdick
Croisement, influence réciproque, concurrence : Etats-Unis et Europe Nicolas Bancel
Exposer : l’influence des collections raciologiques dans l’élaboration des musées d’ethnographie en France Herman Lebovics
Exposer : l’influence des collections raciologiques dans l’élaboration des musées d’ethnographie en Allemagne et en Suisse Christian Joschke
Exposer : la science des races dans l’anthropologie et l’ethnographie  muséale suisse Serge Reubi
Exposer : l’influence des taxonomies humaines dans la constitution des collections en Suisse, du Musée académique au Musée ethographique Danielle Buyssens

16h00-18h00 : débat

18h00-18h15 : Conclusion du colloque

Ce programme Zoos humains comporte de nombreuses publications sur lesquelles vont s’appuyer les échanges de cette rencontre.
Zoos humains, La Découverte (2002)
- Zoos humains, au temps des exhibitions humaines, La Découverte (2004)
- Zoos humains et expositions coloniales : 150 ans d’invention de l’Autre, La Découverte (2011)
Human Zoos, Liverpool University Press (2009)
- Zoos Humani, Ombre Corte (2006)
– Un film documentaire Zoos humains, Arte (2002)
– Menschenzoos, Crieur Public (2012)
- Le catalogue de l’exposition intitulée « Exhibitions. L’invention du sauvage », présentée au Musée du Quai Branly (Paris 2011-2012) aux Editions Actes Sud.

Renseignements :
Université de Lausanne – 00 41 21 692 11 11
www.unil.ch
uniscope@unil.ch

 

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Séminaire public 2011-2012 – « Corps et techniques : Voir et connaître »

Horaire : 16h00-18h30

Lieu : CETCOPRA – Université Paris 1. 17, rue de Tolbiac. 75013 Paris. 5ème étage

(RER C ou Métro ligne 14, bus 62 ou 89)

Responsables :

Valérie Souffron (Cetcopra, Paris 1), Caroline Moricot (Cetcopra, Paris 1), Marina Maestrutti (Cetcopra, Paris 1)

Mardi 10 avril 2012

Images, imagerie : représentations du corps et construction des savoirs scientifiques

Catherine Allamel-Raffin (Université de Strasbourg, IRIST) 

Analyse comparative des images produites en physique des matériaux et en pharmacologie

A partir d’études ethnographiques menées dans des laboratoires appartenant à deux disciplines des sciences de la nature, la physique des matériaux et la pharmacologie, Catherine Allamel-Raffin élabore une classification des images produites dans ces domaines de recherche en les envisageant sous l’angle de leur production, c’est-à-dire en adoptant une perspective génétique. Cette démarche conduit notamment au constat suivant : certaines images massivement présentes en pharmacologie (histogrammes) et peu présentes en physique des matériaux, soulèvent des problèmes sémiotiques particuliers qu’il est possible d’analyser à l’aide des travaux de E. Tufte. Le recours à une perspective génétique permet dans un second temps de relever les similitudes, mais également d’établir les distinctions qui s’imposent quant aux processus de réalisation de ces images : la présence potentielle d’artefacts, ceux-ci étant situés à des moments différents du cours de l’expérimentation, la non existence d’une flexibilité interprétative dans le cas des images produites en  pharmacologie à l’opposé de ce que l’on rencontre en physique des matériaux, l’évolution du statut épistémique de certaines images au cours de la recherche grâce à un recours couronné de succès à des stratégies expérimentales déterminées.

 

Marina Maestrutti, Caroline Moricot, Valérie Souffron (Paris 1-CETCOPRA)

« Les territoires corporels des techniques » : terrains en chirurgie robotique et en autopsie virtuelle

A partir des premiers résultats de terrains en cours sur, d’une part, un processus d’innovation dans le domaine de l’endoscopique médicale robotisée et, d’autre part, sur les nouvelles technologies de visualisation en médecine légale, on essaiera d’analyser la tendance à limiter l’« invasivité » de la pratique chirurgicale, thérapeutique et de diagnostic. Cela ne se fait pas sans un questionnement constant sur le statut des images produites par les dispositifs de même que sur les conditions de leur production. La cartographie du corps au niveau cellulaire semble être caractérisée par un passage du statut du corps, de la continuité de l’image analogique à la discrétisation de l’image numérique ; par une « invention », ou découverte, de parties du corps jusqu’alors inaccessibles : la fabrique des images suppose aussi de construire un regard, de réinventer un paysage corporel. A partir d’une interprétation socio-anthropologique des premières données recueillies, cette contribution à trois voix proposera une analyse du processus de transformation des représentations du corps en espace  et en « carte ».

 

 

 


 

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Parution – L’Uroscopie au Moyen Âge

 

Laurence Moulinier-Brogi, L’Uroscopie au Moyen Âge. « Lire dans un verre la nature de l’homme », Paris, Honoré Champion, 2012, 256 p.

Un siècle après Camille Vieillard, cet ouvrage retrace à nouveaux frais la naissance et la diffusion d’un mode de lecture du corps promis à un bel avenir, et qui joua un rôle considérable dans la représentation symbolique du médecin comme dans les relations entre praticien et patient.

Le stéréotype du médecin examinant le contenu d’un flacon ne doit en effet pas masquer les forces d’évolution à l’oeuvre dans ce domaine pendant toute la période, tant du point de vue de l’histoire intellectuelle que de celui de l’histoire sociale. Traités médicaux, statuts professionnels, actes de la pratiques judiciaire, oeuvres littéraires et témoignages de l’iconographie, sont donc interrogés et croisés pour mettre en lumière les différentes facettes et implications de l’uroscopie, qui ne s’éteignit qu’avec la naissance de la chimie, à la fin du XVIIIe siècle.

 

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Journée d’étude – Sciences sociales et santé

Lundi 12 décembre 2011  |  Rabat (10000, Maroc)

Journées d’études organisée par le Centre Jacques Berque les 12 et 13 décembre 2011. Ces journées d’études se proposent, à partir d’interventions venant de différents domaines des sciences sociales et humaines traitant de la santé et portant sur des objets spécifiques, de réfléchir à une meilleures coopération de celles-ci comme à la promotion de leur visibilité dans le champ académique et scientifique marocain.

La santé est un phénomène à la fois biologique et social. La maladie et les systèmes de soins qui s’en préoccupent sont, en effet, liés à des contextes sociaux différents ; ceux-ci ont des conséquences sur les malades comme sur la maladie elle-même. Les sciences sociales ont donc beaucoup de choses à dire sur la santé. Elles permettent de mieux en comprendre la trajectoire au sein de la société. De ce point de vue, elles sont non seulement descriptives mais encore les descriptions qu’elles en donnent sont-elles constitutive d’une expertise réclamée par les politiques publiques.

Les journées d’études se proposent, à partir d’interventions venant de différents domaines des sciences sociales et humaines traitant de la santé et portant sur des objets spécifiques, de réfléchir à une meilleures coopération de celles-ci comme à la promotion de leur visibilité dans le champ académique et scientifique marocain.

Journée du Lundi 12 décembre

  • 14 h 00 – 14 h 20 : Ouverture et introduction des journées d’études par Saadia Radi (Chercheur au CJB)
  • 14 h 20 – 14 h 50 : « Santé et représentation culturelle » par Khadija Zahi (Professeur à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Marrakech)
  • 14 h 50 – 15 h 20 : « L’intervention du religieux dans le champs de la santé et de la maladie : l’exemple du diabète et du VIH/Sida au Maroc » par Mohammed Ababou (Professeur à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Dar El Mahraz, Fès)

15 h 50 – 16 h 20 : Discussion

16 h 20 – 16 h 40 : Pause

  • 16 h 40 – 17 h 10 : « Les qablat : savoir et pouvoir » par Hayat Zirari (Professeur à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Aïn Chock, Casablanca).
  • 17 h 10 – 17 h 40 : « Corps, santé et pénibilité du travail des ouvrières à Casablanca », parJamal Khalil (Professeur à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Aïn Chock).

17 h 40 – 18 h 10 : Discussion

Journée du Mardi 13 décembre 2011

  • 9 h 30 – 10 h 00 : « Les aspects médicaux des résultats de l’enquête de prévalence des AVC au Maroc » par Mostafa El Alaoui Faris (Professeur à la Faculté de Médecine de Rabat et Chef du Département de Neurologie et de neuropsychologie, Hôpital des Spécialités, Rabat).
  • 10 h 00 – 10 h 30 : « Les déterminants socio-économiques de la prévalence des AVC », parFaouzi Mourji (Professeur à la Faculté des Sciences juridiques, économiques et sociales de Casablanca).

10 h 30 – 11 h 00 : Discussion

11 h 00 – 11 h 30 : Pause

  • 11 h 30 – 12 h 00 : « Recherches bio-démographiques et sanitaires à Marrakech (urbain/rural) : état et perspectives », par Abdellatif Baali (Professeur à la Faculté des Sciences Semlalia de Marrakech).
  • 12 h 00 – 12 h 30 : « La corruption dans le secteur de la santé : quelles causes et quels effets » par Nabil Bayahya (Executive Partner, Mazars Audit et Conseil, Casablanca).

12 h 30 – 13 h 00 : Discussion

13 h 00 – 14 h 30 : Déjeuner au CJB

14 h 30 – 16 h 30 : Discussion générale et propositions

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Appel à contribution – Politiques de mode de vie et parcours de fin de vie

Dimanche 10 juin 2012  |  Le Havre (76600)

Appel à communication pour une journée d’étude portant sur « Les politiques de mode de vie et les parcours de fin de vie » : De quelles manières ces politiques se construisent? A quels niveaux? Avec quels acteurs? Sous quelles logiques normatives? En retour, comment les personnes âgées répondent aux injonctions des politiques publiques? En quoi, leur parcours de fin de vie est-il lié aux conditions de sortie du monde professionnel? Qu’en est-il de leur représentation du « domicile » face aux appels au « maintien à domicile ».

La question du vieillissement présente un intérêt majeur, en raison des transformations profondes, notamment en matière d’organisation des parcours de vie. Il ne s’agit pas d’un simple allongement de la période de fin de vie. La grande vieillesse a toujours existé, de même que la dépendance, désormais elle « sort de l’anonymat » car elle se constitue en étape dans le cycle de vie.

De nombreux travaux ont montré que les politiques publiques de retraite, ont engendré de nouveaux modèles de trajectoires individuelles sous la forme d’une organisation ternaire du cycle de vie : formation, production et repos… (Guillemard, 2010). La transformation majeure des dernières décennies est l’émergence de  nouveaux groupes sociaux. Un de ces groupes est intercalé entre le monde du travail et la vieillesse. Qu’en est-il alors de « la dernière étape du cycle de vie » ? Le développement des unités fixes et mobiles de soins palliatifs, tend à allonger cette période de la vie et à l’institutionnaliser quelle que soit la période dans laquelle elles interviennent. Mais on peut se demander dans quelle mesure, ce dispositif ne va pas instituer une ultime étape entre la vieillesse et la mort. La quête de rationalité sous la forme de « nomenclaturisation » des états de santé en Groupe Iso Ressource (GIR), en est une illustration. Aux CARSAT[1], la population relevant des GIR 5 et 6, aux départements les groupes 1 à 4. Un débat est en cours concernant le 5ème risque pour distinguer encore les groupes 3 et 4.

La dernière étape du cycle de vie, bien que souvent éloignée du moment de cessation d’activité salariée, est marquée par la carrière professionnelle. En effet les conditions de travail, le montant et le moment de la retraite, le métier ou le statut d’emploi sont autant de caractéristiques de la vie au travail qui participent à la construction des parcours de vieillissement. Si bien que l’analyse des trajectoires de fin de vie doit être attentive à la dégradation de la situation du marché du travail, à l’intensification des procès de production ou aux transformations des systèmes de protections sociales qui ont cours depuis plus de 30 ans afin de rendre compte des évolutions des modes de vie des personnes âgées.

Ces transformations sous l’effet conjugué des politiques publiques nationales et territoriales  d’une part et des pratiques sociales d’autre part redéfinissent les catégories d’action et ordinaires liées au vieillissement : domicile, mobilité, autonomie, aide à domicile etc. Elles poussent à leur tour, les pouvoirs publics à mobiliser de nouveaux moyens d’action pour intervenir sur le « groupe cible ». Les politiques de mode de vie[2] des personnes âgées sont au cœur de cette dynamique.

Ces politiques tirent leur origine du rapport Laroque. Il s’agissait de lutter « contre toutes formes de ségrégation », de séparation entre les personnes âgées et l’ensemble de la population. Depuis lors, un objectif normatif de politique publique apparaît sur le critère de l’espace : « le maintien à domicile ». Cette norme a pour conséquence d’induire l’absence de reconnaissance d’un droit à un domicile, en tant que lieu privatif et lieu de vie sociale dés lors que la personne ferait le « choix » de vivre en institution. (Réguer 1997 ; Charpentier et Réguer, 2008). Au cours du 7ème plan l’autorité publique peine à généraliser l’humanisation et encore plus la suppression des hospices. Les difficultés d’atteindre l’objectif de maintien à domicile voient apparaître l’objectif du « maintien à domicile le plus longtemps possible ». Cette formulation revient au « placement le plus tard possible ». L’objectif de politique publique devient alors normatif, non sur le critère de l’espace « domicile » mais sur celui du parcours de vie : c’est au regard des conditions de vieillissement qu’est envisagé le passage en institution.

En outre, en reportant à plus tard la question du lieu de vie adapté au maintien d’une vie sociale, les politiques publiques engendrent une négation d’une pratique de prévention. Lorsqu’il est question de prévention, c’est le plus souvent en terme individuel et en référence à « la perte d’autonomie », expression générique comprise le plus souvent au sens restrictif de la maladie et du handicap. Ainsi un des enjeux pratiques de cette journée est de contribuer à comprendre les effets des politiques publiques sur la segmentation des modes de vieillissements. Cette journée intéresse en effet les acteurs de la prévention et de l’accompagnement des personnes âgées dans la mesure où elle interroge à la fois les évolutions des politiques publiques et leurs traductions dans la pratique quotidienne.  Cette journée d’étude recèle un intérêt social et pratique majeur, utile à la décision publique ou privée. D’une part, les aidants professionnels, les accompagnants familiaux ou encore les organisations productrices de services trouveront dans les résultats de travaux de recherche matière à optimiser et améliorer la qualité de leur intervention, des conseils qu’ils peuvent prodiguer. D’autre part, et peut-être de façon plus essentielle encore car préventive d’un « mal vieillir », les résultats de travaux seront utiles aux institutions, aux collectivités territoriales, organisations, professionnels en contact avec les vieillards de demain. Quelle que soit leur implication dans l’accompagnement de leur parent âgé, les enfants, le plus souvent déjà retraités ou en fin de carrière, sont les témoins privilégiés de l’expérience de leurs propres parents. Cette position de témoin constitue une expérience concrète pour ces populations par ailleurs confrontées à des questionnements stratégiques sur leur mode et lieu de vie, région, logements, services, objets de consommation, revenus, famille. L’efficacité de la prévention est d’autant plus opérationnelle qu’elle est précoce. C’est aussi dans cette étape du cycle de vie (aux alentours de la cessation d’activité professionnelle, du départ des enfants, de l’accompagnement des parents, parfois d’un déménagement ou d’une adaptation du logement) qu’il est plus efficace de prévenir car il est plus aisé de se projeter dans l’avenir pour devenir « stratège » de son mode de « bien vieillir ». La prévention constitue un intérêt social majeur de cette journée d’étude.

Argument principal

Avec le soutien des Réseaux thématiques 6 « Politiques sociales, protection sociale et solidarités » et 7 « Vieillesse, vieillissement et parcours de vie) de l’Association française de sociologie, du Centre Pierre Naville (Université d’Evry) et de l’UMR IDEES (Université du Havre), cette journée d’étude poursuit l’objectif de faire dialoguer l’analyse des politiques publiques de mode de vie et l’étude des parcours de fin de vie des personnes âgées en ayant comme perspective la production d’une publication académique. Cet appel s’adresse donc aux chercheurs dont les travaux portent sur les parcours de fin de vie.

De manière générale, les travaux sociologiques sur la production des politiques sociales ont bien montré combien on ne pouvait réduire les politiques publiques à des instruments (Colomb, 2012 ; Guillemard, 2010). Au-delà, de proposer des solutions à un problème, les politiques publiques sont des cadres normatifs, des manières de dire le monde instables et soumises à l’action des individus qui en sont à l’origine. Il en va de même pour les politiques de vieillissement et plus particulièrement des politiques de mode de vie. Elles ont leurs logiques propres dont il importe de décrypter autant les fondements que les effets. On peut comprendre ces politiques comme une certaine représentation du monde, fruit d’une construction sociale mettant en jeux une multiplicité d’acteurs. Face aux orientations cognitives et normatives de ces politiques de « maintien à domicile le plus longtemps possible », un des enjeux central réside dans la manière dont les personnes âgées négocient ces injonctions normatives. En particulier, dans la mesure où les politiques de vieillissement sont largement décentralisées, il s’agit de comprendre les modes de construction territoriales des politiques de mode de vie. Face à ces politiques, un second enjeux central est d’interroger la diversité des comportements, des représentations des parcours de vie des personnes âgées : quelles en sont les évolutions, en quoi participent-ils à la définition de l’objectif de politique publique ?

Ainsi on peut étudier la dynamique de politiques de mode vie sous un double point de vue sociologique.

  • D’une part, il s’agit d’analyser à nouveau frais la construction et la transformation des politiques de mode de vie au niveau local et national. Notamment, la caractérisation à la fois de leurs transformations depuis 50 ans mais aussi des acteurs impliqués dans le débat et la décision permettra de souligner la complexité de l’évolution de ces politiques. Les contributions pourront aussi mettre en perspective les transformations de ces politiques en termes de configurations d’acteurs, de niveau de gouvernance entre le territoire et le central ou d’orientations cognitives. Elles pourront se focaliser sur un territoire ou comparer des politiques locales de mode de vie. Ces questions sont inséparables des politiques urbaines dont on pourra souligner les interactions avec les politiques territoriales de mode de vie.
  • D’autre part, face à ces injonctions administratives et officielles, qu’en est-il du vécu et des projets de vie des vieux ? En quoi la construction des parcours de fin de vie s’articule avec la carrière professionnelle ? Par exemple, de quelles manières les conditions de sortie (santé, pensions de retraite…) de la vie au travail  participent à des trajectoires de vieillissement différenciées ? Quelles ressources culturelles, sociales et financières sont mobilisées dans l’élaboration et la réalisation d’un parcours de vieillissement ? Par ailleurs, qu’en est-il de la notion de « domicile ». Cette catégorie tout à la fois mobilisée par les acteurs publiques, les familles, les associations ou les bénéficiaires demandent à être intérogées (Villela-Petit, 1989 ; Serfati-Garzon, 2003 ; Mallon, 2004). Notamment, qu’en est-il de l’invocation du « libre-choix » en faveur du maintien à domicile face à l’inadaptation des domiciles des vieilles personnes (Pennec et Le Borgne-Uguen, 2005 ; Pennec, 2006 ; Colomb et Reguer, 2012) ? Les contributions pourront rendre compte des modes de vie des individus et des combinaisons d’initiatives des acteurs notamment en matière de  mobilités, d’enracinements et de dis-continuités dans les rapports à « l’habiter » (travaux du PUCA).

Un détour par la méthode est de ce point de vue nécessaire. Les réponses à l’appel tiendront compte de cette dimension : comment étudier et interpréter la parole des vieux, de quelle manière le travail d’enquête se trouve mis en jeu dans cette situation (Argoud, 1999)?

Réponse à l’appel à communication

  • Les résumés sont à envoyer à fabrice.colomb@gmail.com
  • Avant le 10 juin 2012.

  • Réponse prévue le 13 juillet.
  • Les résumés devront contenir un titre, un courte bibliographie et ne pourront excéder 3600 signes espaces compris.
  • L’auteur présentera de quelle manière son sujet s’inscrit dans la problématique de la journée. Les résumés devront détailler l’objet et la question de recherche. Il s’agira également d’indiquer la démarche empirique, les matériaux et leur traitement. Enfin, l’auteur donnera quelques éléments sur les résultats attendus de sa recherche.
  • Dans la mesure où cette journée a pour objectif de déboucher sur une publication scientifique, les organisateurs demanderont aux auteurs retenus de produire pour le mois de novembre 2012 un texte correspondant aux standards académiques. L’objet de la journée d’étude sera de discuter ces textes dans la perspective de la publication.

Modalités pratiques

  • Cette journée d’étude se tiendra le jeudi 17 janvier 2013 à l’université du Havre.
  • Les repas, déplacements et hébergements seront pris en charge par l’organisation de la journée d’étude, en fonction des financements alloués.

Comité d’organisation

  • Fabrice Colomb (Centre Pierre Naville, Université d’Évry) : fabrice.colomb@gmail.com
  • Daniel Réguer (CIRTAI-UMR IDEES 6266, Université du Havre) : dreguer@orange.fr

Comité scientifique

  • Anne-Marie Guillemard, présidente (GEPECS, Université Paris 5)
  • Dominique Argoud (CIRCEFT, Université Paris-Est Créteil),
  • Jean-Claude Barbier (CES, Université Paris 1),
  • Stephen Bouquin (Centre Pierre Naville, Université d’Evry),
  • Vincent Caradec (CERIES, Université Lille 3),
  • Fabrice Colomb (Centre Pierre Naville, Université d’Evry),
  • Françoise Le Borgne-Uguen (ARS, Université de Bretagne occidentale),
  • Isabelle Mallon (GRS, Université Lyon 2),
  • Simone Pennec (ARS, Université de Bretagne occidentale),
  • Marielle Poussou-Plesse ( Centre George Chevrier, Université de Bourgogne),
  • Daniel Réguer (CIRTAI, Université du Havre),
  • Habib Tengour (Centre Pierre Naville, Université d’Evry),
  • Serge Volkoff (GIS-CREAPT, Centre d’études de l’emploi).

Références

  • Argoud, D. et Puijalon B.,1999, La parole des vieux, Paris : Dunod
  • Colomb, F., 2012, Les politiques de l’emploi (1960-2000). Sociologie d’une catégorie de politique publique, Rennes : Presses Universitaires de Rennes
  • Colomb, F. et Reguer, D., 2012, « Les politiques de maintien à domicile : entre injonctions normatives et pluralité des représentations des personnes âgées », Congrès de l’AISLF, Rabat, 2-6 juillet 2012.
  • Guillemard, A.M., 1980,  la vieillesse et l’Etat, Paris : PUF.
  • Guillemard, A.-M., 1986, Le déclin du social, Paris : PUF.
  • Guillemard, A.M., Les défis du vieillissement, Armand Colin, 2010
  • Haut Comité Consultatif de la population et de la famille, 1962, Politique de la vieillesse, Paris : La documentation française 1962
  • Mallon, I, 2004, Vivre en maison de retraite. Le dernier chez soi, Rennes : Presses universitaires de Rennes
  • Naville, P. L’âge de le retraite, Esprit, vieillesse et vieillissement, N°817, N°spécial, mai 1963
  • Serfaty-Garzon, P.,2003, chez soi – territoires de l’identité, Paris : Armand Colin.
  • Pennec, S., 2006, « L’attachement au domicile : entre désirs et contraintes », Les Cahiers de l’Actif, n° 364/365.  pp.11-32.
  • Pennec, S. et Le Borgne-Uguen, F. (dir.), 2005, Technologies urbaines, vieillissements et handicaps, Rennes : EHESP
  • Réguer, D., 1997, Transformation des comportements et dispositif gérontologique, Presses Universitaires du Septentrion.
  • Réguer, D., 2001, « Recomposition d’une vie sociale », in LEGRAND M. (sous la direction) La retraite une révolution silencieuse, Editions ERES.
  • Réguer, D.,Charpentier, M., 2008, « Regard critique sur les politiques de maintien à domicile des personnes âgées en France et au Québec », Revue canadienne de politique sociale, n°60-61.
  • Villela-Petit, M., 1989, Le chez soi : espace et identité, in Architecture et comportement, vol 5, n°2 p 127 – 133.

[1] Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail

[2] Il s’agit ici de comprendre « la vieillesse comme mode de vie spécifique » qui appelle un type d’intervention particulier portant notamment sur l’hébergement, le domicile, les équipements sanitaires, la mobilité, etc. (Guillemard, 1986, p. 23).

Contact
  • Fabrice Colomb
    courriel : fabrice [point] colomb (at) gmail [point] com

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Journée d’étude – Situations de handicap et représentations

Mercredi 11 avril 2012  |  Bonneuil-sur-Marne (94380)

Cette journée d’étude est la seconde d’un cycle de journées annuelles « situations de handicap, formation, apprentissage » organisées par l’université Paris-Est-Créteil (IUFM), en lien avec le centre de recherche CIRCEFT (EA 4384). Ces rencontres sont ouvertes à tous publics, et en particulier aux formateurs, étudiants, chercheurs, professionnels dans le domaine de l’éducation intéressés par des développements méthodologiques et scientifiques concernant les situations de handicap, l’apprentissage et la formation. Il s’agit de présenter des recherches qui conjuguent un intérêt pour la formation et l’apprentissage dans le domaine du handicap, l’enjeu étant de permettre à des chercheurs et praticiens-chercheurs de partager avec un public élargi la méthodologie, l’étayage théorique et les résultats de travaux en lien avec des apprenants à besoins spécifiques.

Au cours de la journée d’étude du 11 avril 2012, quatre chercheurs explorent la question des représentations sociales que des professionnels de l’éducation peuvent construire au sujet d’élèves les renvoyant à un sentiment de profonde altérité, et mettent cette question en lien avec celles des postures et gestes professionnels qui animent le quotidien pédagogique dans une classe.

Les représentations sociales sont des processus et produits d’une élaboration psychique de la réalité qui se construisent tout au long de la vie dans une interface entre l’individuel et le social. Elles permettent à tout un chacun d’inscrire un fait ou une idée dans un schéma de pensée personnel et de le métaboliser pour le rendre compatible avec ce qui lui préexiste intellectuellement et affectivement.Jean-Sébastien Morvan propose une analogie entre un système de représentations et une tragédie grecque, de par le fait que cette dernière « est toujours triple spectacle : d’un présent (on assiste à la transformation d’un passé en avenir), d’une liberté (que faire ?), et d’un sens (la réponse des dieux et des hommes) »[1]. S’agissant de la construction d’une relation d’aide pédagogique avec des élèves à besoins spécifiques, les représentations sociales générées par une rencontre difficile entre enseignement et apprentissage s’apparentent parfois à une tragédie grecque au sens propre, si le potentiel génératif de la pensée est entravé par un déficit d’étayage interne face à une altérité trop déroutante. En considérant les représentations sociales des professionnels de l’éducation en termes d’élaboration et d’actualisation d’une réflexion impliquée dans un contexte interrelationnel spécifique, il devient alors intéressant d’explorer quelles lectures du quotidien ces représentations fournissent et comment elles sont susceptibles d’orienter des décisions, des conduites, des descriptions, des anticipations, des modalités de communication, des formes d’adaptation, etc.

Au cours de la journée d’étude du 11 avril 2012, des chercheurs-praticiens interrogent les représentations sociales sous-tendues par un agir enseignant ou par des propos relatifs à cet agir, en présentant la méthodologie et les résultats de recherches impliquées ou construites en extériorité. Dans leurs études, la question du handicap est envisagée au sens large, c’est-à-dire qu’elle inclut des situations potentiellement handicapantes en termes de devenir personnel, social, professionnel. Chaque intervention est construite suivant un principe d’isomorphie, c’est-à-dire qu’une analyse prenant appui sur des dispositifs de formation dévolus à des enseignants est mise en relation avec une réflexion sur des dispositifs d’apprentissage impliquant des élèves à besoins spécifiques, et réciproquement.

[1] Morvan J.S. (1997). Représentations des situations de handicaps et d’inadaptations, Paris : CTNERHI, p. 23.

Programme de la journée du 11 avril 2011 : « Situations de handicap et représentations »

Discutant : Benoit Lasnier, formateur à l’IUFM de l’université Paris-Est Créteil, professeur agrégé d’EPS, membre de la commission de recherche de l’IUFM.

Matinée : 9 h – 12 h 15

9 h : Accueil et introduction (Benoit Lasnier).

  • 9 h 15 : Pierre Egal, conseiller pédagogique pour l’ASH dans le Val-de-Marne.
    « Représentations institutionnelles et pédagogiques au sujet de l’élève « hautement perturbateur » ».
  • 10 h 15 : Discussion avec l’assistance.

10 h 45 : Pause.

  • 11 h : Patrick Binisti, formateur pour l’ASH à l’IUFM de l’université Paris-Est Créteil, doctorant en sciences du langage, laboratoire MODYCO (Modèles Dynamiques Corpus, université Paris Ouest-Nanterre).
    « Interactions entre professeurs et élèves présentant des troubles du langage et de la communication : étude de la mise en place des formats de Bruner comme leviers de transformation des représentations au sujet des élèves autistes ».
  • 12 h : Discussion avec l’assistance.

12 h 30 : Pause déjeuner.

Après-midi : 13h 45 – 15h 15

  • 13 h 45 : Valérie Barry, formatrice pour l’ASH, IUFM de l’université Paris-Est Créteil, maître de conférences en sciences de l’éducation, laboratoire CIRCEFT (équipe REV). Alexandre Ployé, formateur et responsable des formations pour l’ASH à l’IUFM de l’UPEC, laboratoire CIRCEFT (équipe ESSI).
    « Représentations d’enseignants spécialisés stagiaires au sujet des besoins d’apprentissage de leurs élèves : quelles caractérisations ? Quelles incidences sur la construction de postures et de gestes professionnels ? ».
  • 14 h 45 : Discussion avec l’assistance.

15 h 15 : Synthèse et clôture de la journée (Benoit Lasnier).

Numérisation et enrichissement du présentiel

  • Avant et après chaque journée d’étude, une plateforme collaborative d’échanges (et de mutualisation de documents) en lien avec les contributions proposées est mise en place et animée par les organisateurs de la journée et les intervenants, pendant une durée de quinze jours avant et après chaque rencontre. Il s’agit notamment de pouvoir anticiper et prolonger la discussion engagée, autour de questions qui ont émergé en amont de la journée, qui n’ont pas émergé pendant celle-ci, ou dont la complexité nécessite de prolonger les échanges, d’approfondir et de mettre en réseau les différentes interventions, d’initier une continuité dans le temps de l’événement, mais également d’évaluer celui-ci.
  • L’adresse du site internet, libre d’accès, est : http://www.handiformapprentissage.fr
  • Ce site sera ouvert du 1er au 30 avril 2012. N’hésitez pas à y accéder et y déposer vos questions, suggestions ou remarques, avant et/ou après la journée d’étude.
Contact
  • Valérie Barry
    courriel : valerie [point] barry (at) u-pec [point] fr

    IUFM
    ASH
    Rue Jean Macé
    94861 Bonneuil sur Marne cedex

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