Mise en ligne des vidéos – Variations sur le corps


Les entretiens Michel Serres et Yves Coppens

Samedi 26 novembre 2011 au Samedi 26 novembre 2011

Lyon – Cité internationale

Yves Coppens, paléontologue et Michel Serres, philosophe, académicien sont les narrateurs de cette journée et s’entretiennent avec les personnalités invitées tout au long de la journée Des séquences fortes, surprenantes, brèves et mises en scène pour appréhender de façon sensible 4 objets du patrimoine :le Musée des Confluences, révèle de façon « inattendue » quatre objets de nos collections en écho aux thématiques des quatre tables rondes. »

Voir les vidéos du colloque : http://webcast.in2p3.fr/events-variations_sur_le_corps

 

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Colloque – Les cinq sens au Moyen Âge. Approches croisées et interdisciplinaires

Vendredi 01 juin 2012  |  Poitiers (86000)

La table ronde organisée au CESCM (CNRS-Université de Poitiers) propose une première approche résolument interdisciplinaire de l’étude des cinq sens dans la culture chrétienne médiévale. Elle réunit des spécialistes internationalement reconnus dans leur domaine respectif et pour la connaissance des cinq sens. Des domaines aussi variés que l’art, la liturgie, la théologie, la littérature, l’héraldique, la poésie, entre autres, seront traités pour une approche diversifiée des cinq sens. Le cadre chronologique et géographique sera aussi large que possible avec des conférences sur l’Occident, le monde byzantin et le monde musulman.

La place des cinq sens dans la culture du Moyen Âge occidental est centrale pour certains aspects essentiels de la définition de la liturgie et de la théologie chrétiennes. Dans l’Antiquité et durant tout le Moyen Âge, l’Eglise et sa théologie ont accordé un rôle de premier plan aux cinq sens dont témoignent des domaines tels que la liturgie, l’histoire de l’art, la littérature, la philosophie, la musique et, de façon plus générale, l’histoire politique et sociale du Moyen Âge. Pour les auteurs chrétiens, s’appuyant sur la tradition biblique ainsi que sur la philosophie antique issue de Platon et d’Aristote, les cinq sens sont plus particulièrement mis en action dans le déroulement des rituels de la liturgie afin de permettre la réalisation des principaux effets sacramentels de la théologie de la liturgie. Les cinq sens sont également au coeur d’une vaste réflexion sur la notion d’harmonie dans le christianisme ainsi que sur la relation entre l’homme-microcosme et le macrocosme. Dans le cadre de la liturgie, les productions artistiques peuvent être ainsi considérées comme des « objets » destinés à servir de support pour l’activation sensorielle afin de créer et de rendre possible les effets sacramentels du rite.

La table ronde organisée au CESCM (CNRS-Université de Poitiers) propose une première approche résolument interdisciplinaire de l’étude des cinq sens dans la culture chrétienne médiévale. Elle réunit des spécialistes internationalement reconnus dans leur domaine respectif et pour la connaissance des cinq sens. Des domaines aussi variés que l’art, la liturgie, la théologie, la littérature, l’héraldique, la poésie, entre autres, seront traités pour une approche diversifiée des cinq sens. Le cadre chronologique et géographique sera aussi large que possible avec des conférences sur l’Occident, le monde byzantin et le monde musulman.

Vendredi 1er juin :

  • 9h : Ouverture par Cécile TREFFORT, Professeure à l’université de Poitiers et directrice du CESCM
  • 9h30 : Présentation de la table ronde par Eric PALAZZO, Professeur à l’Université de Poitiers-CESCM, IUF.
  • 10h : Eric PALAZZO, Les cinq sens au Moyen Âge : historiographie, état de la question et perspectives de recherche.

11h : pause

  • 11h30 : Mary CARRUTHERS, Professeur à l’Université de New York, Memory and the Senses.
  • 15 : Vincent DEBIAIS, Chargé de recherches au CNRS-CESCM, La poésie monumentale carolingienne comme modalité de la vue. Autour de quelques textes de Bernowinus.

16h : pause

  • 16h30 : Richard NEWHAUSER, Professeur à l’Arizona State University, John Gower’s Sweet Tooth .
  • 17h30 : Susan RANKIN, Professeur à l’Université de Cambridge, Capturing Sounds

Samedi 2 juin :

9h : accueil

  • 9h30 : Herbert KESSLER, Professeur à l’Université Johns Hopkins, Geometric Perspective in Medieval Art and the Subversion of the Senses
  • 10h30 : Isabelle MARCHESIN, Maître de conférences à l’Université de Poitiers-CESCM, Figuration et perception des états de la matière du monde dans la porte de bronze de Hildesheim.

11h30 : pause

  • 12h : Cécile VOYER, Maître de conférences à l’Université de Bordeaux III-CESCM, Une bible du XIe siècle (Arsenal, ms. 592) à l’épreuve des sens.
  • 15h ; Laurent HABLOT, Maître de conférences à l’Université de Poitiers-CESCM, Armoiries, devises, mots et cris. L’emblématique et les sens XIIe-XVe siècles.
  • 16h : Bissera PENTCHEVA, Professeur à l’Université Stanford, The In-Spirited Image : Pneuma and Ruh in the Greek and Arabic Sources.

16h30 : pause

  • 17h : Doron BAUER, Professeur à l’Université Irvine-Californie, The Sight I offer of the fairest, the firm breast of a delicate maiden. The construction of the synesthetic in the Art of Al-Andalus.

Renseignements et inscriptions auprès d’Eric PALAZZO, eric.palazzo@univ-poitiers.fr. L’accès aux conférences de la table ronde est libre.

Contact
  • Eric Palazzo
    courriel : tableronde5sens (at) univ-poitiers [point] fr

    CESCM – Hôtel Berthelot 24, rue de la Chaîne – BP 603 – 86022 Poitiers Cedex

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Séminaire – Maladies industrielles et mobilisations collectives (2011-2012)

 

Deuxième année du séminaire. L’objectif de ce séminaire de recherche est d’explorer un champ encore peu stucturé des études en sciences sociales sur les liens entre travail et santé : l’histoire et la sociologie des mobilisations contre les effets sanitaires néfastes des activités de production.

En France ou à l’étranger, des travaux retracent l’institutionnalisation d’une forme de « compromis » rendant acceptables, aux yeux des employeurs et des pouvoirs publics, les accidents du travail et maladies professionnelles induits par l’activité de production. De nombreuses études se penchent plus particulièrement sur une forme d’exposition professionnelle et montrent comment certaines activités industrielles peuvent se perpétuer en dépit de l’existence de savoirs médicaux attestant de leur dangerosité pour les salariés. Des travaux, enfin, mettent en lumière la mise sur agenda médiatique et politique des questions de santé publique en lien avec le travail, que celles-ci concernent les salariés ou les riverains des usines. Dans ce panorama, les travaux sur les mobilisations collectives portées par les salariés eux-mêmes et/ou les riverains concernant les impacts sanitaires de la production restent encore peu nombreux.

Centré sur les « maladies industrielles », selon l’expression du sociologue Paul Jobin, et non exclusivement professionnelles, ce séminaire entend étudier ces mobilisations à l’intérieur et à l’extérieur des lieux de travail, cherchant ainsi à éclairer les croisements mais aussi parfois les logiques de concurrence entre maladies professionnelles et maladies environnementales. Comment s’articulent les luttes des salariés et des riverains – parfois en contradiction lorsque l’emploi des premiers est menacé, parfois en convergence ? Comment les acteurs de ces mobilisations se réapproprient-ils les savoirs médicaux et techniques institués – ou encore contribuent-ils à leur avancée ?

« Maladies sociales avec des aspects médicaux », selon l’expression du pneumologue Irving Selikoff, les maladies industrielles n’ont d’existence que dans un champ de forces où leur réalité, leur gravité et leur étiologie sont remises en cause à chaque instant. Du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui, l’objet de ce séminaire est ainsi d’analyser les conditions de possibilité de mobilisations qui les prennent pour objet, fruits d’alliances improbables entre salariés, riverains, chercheurs, médecins et avocats.

  • Entrée libre. Un lundi par mois : 10-13h.
  • Centre Pouchet du CNRS, 59/61 rue Pouchet Paris 17e (Métro : ligne 13, station Brochant ou Guy Môquet). Salle affichée à l’entrée

Lundi 7 novembre 2011 – séance annulée (et si possible reportée à une date ultérieure)

Frédéric Decosse (IRIS-EHESS)
« La santé des saisonniers agricoles étrangers OMI [Office des migrations internationales] : entre invisibilisation, externalisation et résistances ».

Lundi 5 décembre 2011

Nicolas Hatzfeld (université d’Evry)
« Les malades du travail face au déni administratif : la longue bataille des affections périarticulaires (1919-1972) ».

Lundi 9 janvier 2012

Sezin Topçu (CEMS)
« De l’atome contesté aux « dégâts » du nucléaire ? Controverses sanitaires  et mobilisations sociales dans l’histoire de l’énergie nucléaire en France ».

Lundi 13 février 2012

Emilie Counil (EHESP/GISCOP 93) et Gérard Voide (Collectif des Riverains et Victimes du CMMP d’Aulnay-sous-Bois)
« Enjeux de santé publique autour d’une ancienne usine de broyage d’amiante : le Comptoir des minéraux et matières premières à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ».

Lundi 12 mars 2012

Thomas Le Roux (CRH)
« Plaintes, oppositions et actions contre les nuisances industrielles, France, 1750-1850 ».

Lundi 2 avril 2012

Sylvain Laurens (Université de Limoges, CURAPP, GSPE)
« La construction d’une protection au travail « raisonnable » du côté patronal : ethnographie au sein d’une fédération professionnelle européenne ».

Lundi 21 mai 2012

Sonia Granaux (Université de Toulouse, IRIS-Paris 13).
« Les CHSCT dans les établissements de fabrication de produits chimiques : trois décennies de confiscation du pouvoir des représentants du personnel et d’influence des réseaux d’alerte en santé au travail (1974-2006) ».

Lundi 11 juin 2012

Pascal Marichalar (CMH, GSPE) et Laure Pitti (Université Paris 8, Cresppa-CSU)
« Recourir à la médecine contre la médecine :  les circulations des savoirs médicaux entre ouvriers et médecins dans les années 1970 ».

Contact :

  • Pascal Marichalar
    courriel : pascal [point] marichalar (at) gmail [point] com

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Appel à contribution – Le corps amoureux

 

Appel à contribution pour le numéro dix de la Nouvelle Revue d’Esthétique (P.U.F.), sur le thème du corps amoureux.

Ce numéro se propose d’explorer les innombrables figures du corps amoureux, à travers ses appréhensions, ses achèvements et dans ses diverses réalisations contemporaines, en ce qu’elles témoignent  également et du rapport de l’artiste à son œuvre, et des théories sur l’art. De la légende instituée par Pline l’Ancien, qui situe une histoire d’amour aux fondements de la première image, aux iconographies renaissantes susceptibles d’examiner chaque posture de la passion ; des éprises chez Vermeer, comme phagocytées par des fenêtres à travers lesquelles on ne voit rien, aux Madeleines se consumant à la lueur d’un miroir sans visage, et jusqu’aux œuvres romantiques, nous avons été habitués à penser le corps amoureux en relation avec une certaine dépossession. Qu’en est-il néanmoins, aujourd’hui, de ces représentations qui ont trait, de près ou de loin, à l’amour ?

Nombreux sont les auteurs qui ont souligné les incertitudes qui imprègnent l’espace amoureux. Lorsque Freud remarquait que « la toute-puissance de l’amour ne se manifeste jamais plus fortement que dans ses égarements », d’autres théoriciens ont explicité les liens qu’entretient l’amour avec l’identité. Pensons à Georges Bataille dans le rapport qu’il établit entre l’érotisme et la chute ; à Christian David pour qui « l’état amoureux est animé d’une volonté d’indétermination (…) » ; à Michel de M’Uzan selon qui, « s’il est vrai que l’homme n’aime que lui seul, (…) il ne peut être lui-même que (…) s’il est capable de devenir aussi un autre » ; ou encore à Julia Kristeva qui souligne, dans ses histoires d’amour, un « oubli de son image » et, ce faisant, une « aliénation dans l’image de l’autre » ; songeons également à Joyce McDougall et à son plaidoyer pour une certaine anormalité ; à cette notation de Paul Celan : « Je suis toi, quand je suis moi », ou enfin à Alain Badiou qui insiste sur les risques consécutifs au champ amoureux.

Quelques pistes de réflexion sont proposées à titre indicatif :

  • Quelles sont les nouvelles poétiques contemporaines du corps amoureux ?
  • Que reste-t-il du courant amoureux ? De ses figures ? Du corps épris, emporté dans ses attachements ?
  • Comment saisir les entrelacements qui nouent le sujet à autrui ? Dans quelles mesures l’espace amoureux participe-t-il de la construction de soi ?
  • En quoi la création contemporaine a-t-elle réinventé de nouvelles érotiques ? En quoi ces érotiques parviennent-elles à circonscrire les territoires instables du désir, du sujet, de sa présence, voire parviennent-elles à redéfinir les champs liés au verbe aimer ?
  • Comment penser la sensualité du geste créateur dans la construction de l’objet esthétique ?
  • En quoi la création contemporaine déplace-t-elle la question amoureuse dans de nouvelles dramaturgies : les écritures de l’errance, les figures du repli, etc.

Modalités de soumission et de sélection

Les propositions doivent comporter un titre et un résumé du propos (5000 signes espaces compris). Elles doivent être envoyées à Julien Milly (julien.milly@laposte.net) et au comité de rédaction (carole.talon-hugon@wanadoo.fr)

avant le 15 janvier 2012.

Après appréciation des propositions par le comité de rédaction, un courrier sera envoyé aux auteurs. Ceux dont les propositions seront retenues devront suivre les consignes qui leur seront données par les organisateurs du numéro.

Les textes définitifs devront être reçus avant le 1er mai 2012.

Ils seront publiés dans le numéro 10 de la Nouvelle Revue d’Esthétique à l’automne 2012, aux Presses Universitaires de France.

http://www.puf.com/wiki/Nouvelle_revue_d’esthétique

 

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Parution – L’émergence de la médecine scientifique


Anne Fagot-Largeault (dir.), Jean-Claude K. Dupont et Vincent Guillin (coord.), L’émergence de la médecine scientifique, Editions matériologiques, 2011.

Conçu dans une perspective historique longue, le développement de la médecine semble marqué par la coexistence en son sein d’une urgence à laquelle il faut répondre et d’un manque auquel il faut remédier. Cette urgence, c’est celle du soin à prodiguer à celui qui souffre, ici et maintenant, pour que justement cette souffrance cesse. Ce manque, c’est celui d’une connaissance objective qui permettrait de comprendre les mécanismes des maladies afin d’y mettre un terme, de soigner les souffrances qu’elles occasionnent en connaissance de cause. Or, c’est bien la reconnaissance conjointe de cette urgence et de ce manque qui peuvent expliquer pourquoi les espoirs, tantôt mesurés, tantôt immenses, mis en la médecine ont si souvent été déçus : si « le salut du malade passe par la science » (per scientiam ad salutem ægroti) et que la science fait défaut, quel salut pour le malade ? D’où l’injonction faite à l’art médical, tout au long de son histoire, de se fonder sur une connaissance du normal et du pathologique ou, encore plus radicalement, celle faite à la médecine de devenir scientifique. Ainsi seulement, pensait-on et pense-t-on encore aujourd’hui, pourrait-on garantir avec certitude tout à la fois l’exactitude du diagnostic, la fiabilité du pronostic et l’efficacité de la thérapeutique, idéal méthodologique admirablement capturé par une maxime positiviste fameuse : « science d’où prévoyance, prévoyance d’où action ». C’est l’écart entre cet idéal – ou ce rêve – méthodologique et le développement historique effectif de la médecine que les articles réunis dans ce volume contribuent à éclairer.

Anne Fagot-Largeault / Introduction

Ulrich Trölher / Surmonter l’ignorance thérapeutique : Un voyage à travers trois siècles

Hee-Jin Han / Pierre-Jean-Georges Cabanis et l’exigence de l’empirisme en médecine

Alfredo Morabia / La convergence historique de l’épidémiologie et de la médecine clinique, de Pierre Louis à l’AMBRE

Iain Chalmers, Larry V. Hedges & Harris Cooper / Une brève histoire des synthèses de la recherche

Alain Leplège / Mathématisation de l’incertitude en médecine. Aspects épistémologiques et méta-éthique

Jeanne Daly / Chercheurs d’or : médecine « evidence based » et science de la clinique

Jean-Paul Amann / La philosophie de l’essai clinique selon Austin Bradford Hill

Zbigniew Szawarski / Le concept de placebo

Claude Debru / La classification des leucémies lymphoïdes chroniques : évolution et problèmes d’une approche scientifique

Élodie Giroux / Les modèles de risque en médecine : quelles conséquences pour la définition des normes et pour le jugement clinique ? Exemple du calcul du risque cardiovasculaire

Pierre Corvol / La génétique de l’hypertension artérielle et ses limites

Olivier Steichen / La médecin factuelle et les rapports de cas

Christian Brun-Buisson / Playdoyer pou l’EBM. Ou comment nier les évidences

 

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Invitation 4e Assises du corps transformé : regards croisés sur le corps du sportif de haut niveau

 

Le Centre Européen d’Etudes et de Recherche Droi&Santé (Université mOntpellier 1 / UMR5815) à le plaisir de vous convier à ses 4èmes assises du corps transformé les 20 et 21 janvier 2012 à la salle Rabelais de Montpellier.

Après regards croisés sur le visage, regards croisés sur le genre, regards croisés sur le corps vieillissant, les assises seront consacrées, cette année, au corps du sportif de haut niveau.

L’entrée est gratuite (inscription sur www.droitetsante.fr ) ; nous vous serions reconnaissant si vous acceptiez de diffuser l’information.

Parution – Prescrire, proscrire. Enjeux non médicaux dans le champ de la santé

 

Cédrick Le Bodic et Anne-Chantal Hardy (dir.), Prescrire, proscrire. Enjeux non médicaux dans le champ de la santé, Presses Universitaires de Rennes, 2011.

Sur quels critères distinguer la composante non médicale d’un acte posé par un professionnel de santé ? Énoncées sous la forme d’un interdit ou d’un ordre, les pratiques témoignent de frontières mouvantes et irréductibles ni à la science ni même à la raison. Les contributions de cet ouvrage se réfèrent systématiquement à des pratiques concrètes, mais les auteurs se saisissent différemment de la dissociation entre médical et non médical. Ces enjeux sont ici repérés dans des champs aussi divers que ceux de la procréation, de la sexualité ou des conduites alimentaires, du point de vue des soignants comme de celui des patients.

Qu’est-ce que « médical » veut dire ?
  • Faire vivre ? La médecine prise « à rebours » dans le champ de la procréation
  • Interdire ? Quand la médecine fait de la morale

Prescrire, proscrire : la médecine passe à l’acte

  • Prescrire un médicament, proscrire la maladie
  • Proscrire le corps souffrant, prescrire un soin

 

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Journée d’étude – Le corps au travail (XIXe-XXe siècles)

 

Journée d’étude organisée par la thématique Santé et Société du laboratoire Framespa (Université Toulouse II le Mirail), Atelier 1.

Université Toulouse II le Mirail

Maison de la recherche – salle D30

12 janvier 2012
9h30 – 17h

9h30

Introduction de la journée, Jean-Yves Bousigue, Bruno Valat (Framespa)

10h

La santé au travail, entre savoirs et pouvoirs (XIXe-XXe siècle), Nicolas Hatzfeld (Université d’Evry), Catherine Omnes (Université de Versailles)

11h

Santé au travail et genre, Catherine Omnes, (Université de Versailles)

Pause déjeuner

14h

Les relations santé-travail : caractéristiques générales et configurations particulières, Valentine Helardot (Université Toulouse II)

15h

Les affections articulaires (tms) d’origine professionnelle : une histoire plurielle, sociale, savante et politique, Nicolas Hatzfeld (Université d’Evry)

16h

L’excellence de la souffrance, Nicolas Adell (Université Toulouse II)

 

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Journée d’étude – La plage : corps et territorialités

 

Mardi 20 mars 2012  |  Angers (49000)

Alors que la plage est devenue un lieu touristique emblématique, elle a pu susciter ironie et condescendance chez des scientifiques, voire chez certains auteurs de guides touristiques, condensées dans la formule du « bronzer idiot » et de la « foule grégaire ». Derrière cette disqualification et l’assimilation de la plage à l’espace d’une anomie, pointent les représentations sociales dominantes voire la paresse intellectuelle. Ce n’est qu’à la fin des années 1980, avec le « tournant culturel » et les travaux d’Alain Corbin (1988), suivis de ceux de Jean-Didier Urbain (1994), que la plage devient un objet dans le champ des sciences sociales.  De fait, la reconnaissance  de l’intérêt scientifique d’un « territoire du vide » de plus en plus fréquenté, investi de sens et révélateur de cultures, montre ainsi un retard de plus de deux à trois siècles par rapport à son « invention » comme théâtre social par les élites européennes. En géographie, la plage a d’abord été abordée en tant qu’objet biophysique, élément d’une géodynamique des littoraux, et tardivement en tant qu’espace des sociétés. Dans la géographie française, le numéro 67 de la revue Géographie et Cultures, « La plage : un territoire atypique » (2008) fait figure d’intéressante exception.

Espace construit, approprié et révélateur des représentations des groupes sociaux et des individus, la plage constitue un vrai laboratoire pour aborder les relations entre territorialités et corporéités. Médium assurant la relation entre l’individu d’une part, l’espace et les autres d’autre part (Duncan, 1996), le corps détermine l’expérience géographique de chacun. Son apparence et sa posture sont révélatrices des manières de vivre d’un individu et de sa façon de se placer dans le jeu social (Ory, 2008). Au-delà, le corps est un marqueur de l’appropriation de l’espace et un vecteur d’affirmation d’une identité aussi bien sociale, qu’ethnique ou de genre. Les interventions de la journée, faites par un historien et quatre géographes, développeront le rôle du corps dans l’émergence de la plage comme territoire touristique et dans la construction d’identités dans divers contextes spatiaux et culturels.

  • CORBIN, Alain, 1988, Le territoire du vide. L’Occident et le désir du rivage 1750-1840, Flammarion.
  • DUNCAN, Nancy (dir.), 1996, Bodyspace. Destabilizing geographies of gender and sexuality, Routledge.
  • LAGEISTE, Jérôme et RIEUCAU, Jean, 2008, « La plage, un territoire atypique », Géographie et Cultures, 67.
  • ORY, Pascal, 2008, L’invention du bronzage, Editions Complexe.
  • URBAIN, Jean-Didier, 1994, Sur la plage, Payot.

Modalités pratiques

  • Localisation : Campus de Saint-Serge, UFR ITBS, Amphi ESTHUA
  • Organisation : Vincent Coëffé, Emmanuel Jaurand, Benjamin Taunay
  • Une participation de 15 euros sera demandée afin de couvrir les frais relatifs aux déjeuner et pauses café.

Programme :

09 h 30 : Accueil des participants

10 h : Message de bienvenue de Philippe Violier, Directeur de l’UFR ITBS

Plage, tourisme et corps : émergences et enjeux

10h15-10h45 : Introduction générale, Vincent CoëfféEmmanuel JaurandBenjamin Taunay, Université d’Angers, UMR ESO

11h-11h20 : « Et tous ces corps étendus sur la plage » : une contre-évolution de l’humanité ?, Philippe Duhamel, Université d’Angers, UMR ESO

11h30-12h : Une journée à la plage ou la difficile pacification d’un territoire (1920-1940), Christophe Granger, Université Paris 1, Centre d’histoire sociale du XXème siècle

12h15-14h00 : pause déjeuner

Plage, corps et sexualités

14h00-14h30 : Le Brésil et la plage : constructions/déconstructions du stéréotype de l’identité brésilienne à travers l’exemple de Salvador de Bahia, Francine Barthe, Université de Picardie, UMR Espaces, Nature et Culture

14h40-15h10 : « Gay heaven on the beach ». Corps, homosexualité et territorialités., Emmanuel Jaurand, Université d’Angers, UMR ESO

15h20-15h50 : Des lieux qui assouplissent la norme : la plage du Porge (Gironde), Yves Raibaud, Université de Bordeaux 3, UMR ADES

16h-16h15 : Conclusion et clôture de la journée, Vincent CoëfféEmmanuel JaurandBenjamin Taunay,Université d’Angers, UMR ESO

Contacts :

  • vincent.coeffe@univ-angers.fr (02 44 68 81 31)
  • emmanuel.jaurand@univ-angers.fr
  • benjamin.taunay@univ-angers.fr

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Appel à contribution - Histoire des pratiques de santé XVIIIe-XXIe : nouveaux cadres, thèmes et approches

Montréal 8-9 mai 2012

Colloque au sein du 80éme congrès de l’ACFAS du 7-11 mai 2012 (palais des congrès de Montréal, Canada) 

Organisé par
Séverine Parayre (Lille 3/ ACTé EA 4281) et Alexandre Klein (Nancy 2, CNRS)

Sujet du colloque :
La médecine n’a plus le monopole de la santé et l’histoire doit désormais intégrer les représentations, discours et techniques savantes comme profanes se rattachant au monde médical et plus largement au vécu corporel des individus. Ces pratiques de santé induisent depuis plusieurs années un renouvellement des objets et méthodologies historiques qu’il convient aujourd’hui d’analyser.

Objectifs du colloque
Le colloque sera l’occasion de faire un état des lieux des recherches actuelles en histoire des pratiques de santé, afin d’envisager les modifications historiographiques et thématiques à l’œuvre depuis quelques années dans ce domaine. Ce redoublement épistémologique des études historiques par une analyse des pratiques historiennes autour de l’objet « santé » permettra d’envisager les interactions complexes qui régissent la relation intime entre le domaine scientifique et le monde socioculturel. Ce rendez-vous se voudra un lieu d’échanges et de débats favorisant ainsi la mutualisation des différentes approches et la transmission des connaissances par la rencontre des chercheur(e)s, confirmés ou en formation. Il vise à être une occasion de renforcer les liens et les partenariats entre des chercheurs de différentes nationalités, différentes équipes de recherche et/ou universités, permettant ainsi de participer à la construction et à l’évolution d’un champ disciplinaire en plein essor. 

Appel à communication
Les recherches historiques concernant la santé et la maladie ont considérablement évolué depuis quelques décennies. A la suite de travaux de référence des années 1980-1990, les historiens ont exhumé de nombreux objets de recherche jusque-là inexploités. Si bien qu’aujourd’hui on constate une pluralité de thèmes organisant l’histoire des pratiques de santé autour de l’hygiène, des addictions, de la vie saine et malsaine, des maux du corps, des pratiques profanes ou des différents troubles de santé. La diversité des préoccupations et des objets touchant à la santé et à la médecine a engendré le développement d’une recherche historique aussi dynamique que multiple qu’il convient de circonscrire pour mieux l’analyser.
La transformation et la diversification des préoccupations et objets de recherches a fait évoluer la discipline historique par la mobilisation de nouveaux corpus et méthodes. L’objet de ce colloque sera de présenter et de confronter les différents matériaux et méthodologies en jeu, afin de cerner, par leur analyse croisée, l’impact de l’histoire des pratiques de santé sur la science historienne, son développement social et ses modifications épistémologiques.
Pour ce faire, ce colloque sollicitera les nouveaux travaux qui émergent dans ce domaine et qui mettent à jour de nouvelles thématiques, des cadres et approches inédites. Il visera ainsi à ressembler et à confronter les savoir-faire historiens qui se déploient aujourd’hui dans le monde francophone et dont l’échange ne peut qu’enrichir un domaine de recherche en pleine expansion.
Nous engagerons cette réflexion à partir de deux séances plénières, la première consacrée à l’histoire des pratiques de santé en France et présentée par Didier Nourrisson et la seconde consacrée à l’histoire des pratiques de santé au Québec et présentée par François Guérard.

Pour toute proposition, veuillez fournir :

- Renseignements personnels (nom, prénom, institution, statut, courriel)
- Un court résumé de maximum 1 500 caractères, espaces compris faisant apparaître les critères suivants :
Clarté de la problématique et des objectifs de la communication.
Clarté de la méthodologie adoptée.
Présence d’une conclusion et/ou de résultats de recherche.
Qualité de la langue écrite.
Une démonstration claire de la contribution de la communication à l’avancement des connaissances.

Date importante :
- 25 janvier 2012 : délai pour l’envoi des propositions de communications 

Envoyer les propositions de communications en double exemplaire à :
severine.parayre@univ-lille3.fr et alexandre.klein@univ-nancy2.fr

 

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