Arts et innovations en Amérique latine

Des éditions cartoneras à la cyberculture

Étiquette : Mexique

Production littéraire en langue nahuatl par La Cartonera Cuernavaca

Production littéraire en langue nahuatl par La Cartonera Cuernavaca

Livre cartonero bilingue nahuatl-espagnol, Kosamalotlahtol, Source: Page Facebook, La Cartonera Editorial en Cuernavaca

Le mouvement cartonero au Mexique

Le mouvement cartonero au Mexique a été inauguré en 2008, d’abord avec l’apparition de la Cartonera de Cuernavaca, puis peu après avec Santa Muerte à Mexico. Les deux projets ont été inspirés par Sarita du Pérou, en particulier La Cartonera, et c’est de cette référence qu’est née l’idée de créer une maison d’édition cartonera au Mexique.

La maison d’édition Santa Muerte a été créée à partir de l’expérience de Héctor Hernández Montecinos avec les tendances poétiques les plus récentes en Amérique latine et des expériences de reliure de Yaxkin Melchy dans le cadre du projet La Red de los poetas salvajes  (Réseau des poètes sauvages)

Viennent ensuite les cartoneras mexicaines de la génération suivante, parmi lesquelles La Verdura, La Regia, La Rueda, La Ratona, Iguanazul, entre autres. Beaucoup de ces nouveaux éditeurs ont demandé conseil à La Cartonera Cuernavaca;  tandis que les projets inspirés par les travaux de Melchy à Santa Muerte et La Red de los poetas salvajes  ont conduit à l’apparition de cartoneras tels que Kodama, Cohuiná, Tegus et Orquesta Eléctrica.

Dans les différents pays d’Amérique du Sud les carotoneras fondateurs utilisaient le nom de femmes ou des mots de sexe féminin. Dans certains cas mexicains, on utilisait des mots et même des phrases ne faisant pas référence à la féminité. Cette tendance s’est accentuée chez la troisième génération de carteras mexicains, tels que: Del Ahogado El Sombrero (qui tire son nom d’une chanson), ou Bakchéia, Nuestro Grito, Pachukartonera, etc. Il convient de noter qu’actuellement, le nombre d’éditeurs de livres a augmenté et que le Mexique est le pays qui compte le plus grand nombre d’éditeurs de ce type dans le monde.

La Cartonera Cuernavaca

Source: Page facebook officielle La Cartonera Editorial En Cuernavaca

La maison d’édition La Cartonera,  qui se définit comme « une maison d’édition indépendante, artisanale et artistique » est née en 2008 et a été fondée par le français Dany Hurpin et la mexicaine Nayeli Sanchez dans la ville de Cuernavaca, capitale de l’État de Morelos.

La production des livres se déroule dans des ateliers situés dans le Centre Culturel de La Casona Spencer à Cuernavaca. C’est un lieu où ont lieu différentes activités telles quecycles de cinéma, festivals, conférences, causeries, danse, concerts, théâtre, expositions et ateliers, etc.

L’atelier de fabrication de livres est ouvert au public mais aussi avec le groupe d’artistes locaux qui collaborent avec La Cartonera: Cisco Jiménez et Lalo Lugo, Efrén Galván, Victor Gochez, Victor Hugo Sanchez R., Gilda Cruz, Mafer Rejon, Lupita Arenas et Jan Bonsema font partie du groupe de collaborateurs.

Cuernavaca, « la ville du printemps éternel », est depuis plusieurs années un refuge pour plusieurs artistes nationaux et internationaux, peintres, sculpteurs et écrivains, etc. Par exemple, c’était la résidence de la chanteuse costaricienne Chavela Várgas, de Helena Paz Garro, ou d’Alfonso Reyes, etc. D’autre part, il y a aussi beaucoup de production artistique locale, de nombreux artistes sont originaires de cette région et plusieurs de ces artistes collaborent avec Cartonera dans des ateliers collaboratifs, à la fois dans la partie graphique pour peindre les couvertures et dans la rédaction des textes.

Le catalogue de la Cartonera compte 60 titres, avec quelques rééditions qui font un total de 90 éditions. Les écrivains viennent du Mexique, de France, du Portugal, d’Angleterre et du Brésil. Parmi les genres littéraires, il y a principalement : la poésie, la narration, les essais, la littérature pour enfants, les graphiques, le théâtre et les chansons.

Source: Blog: LA CARTONERA/ Cuernavaca, Morelos, México

Pour chaque titre, nous pouvons trouver entre 120 et 150 exemplaires, avec une couverture différente et chaque livre se vend entre $120 et $150 MXN (salaire minimum quotidien au Mexique : 102,68 MXN)

Parmi les lieux de vente des cartoneras de cette maison d’édition se trouvent:

Cuernavaca. Mexique. La Rana de La Casona.

Morelia. Mexique. Librairie. El traspatio.

Oaxaca. La Jícara. Casa de las editoriales independientes.

Puebla. Mexique. Profética, Casa de la lectura.

Tepoztlán. Mexique. La Sombra del Sabino.

Paris, France. Cien Fuegos Librería.

Paris, France. L´Harmattan Librairie International.

Paris, France. Librairie Palimpseste.

Source: Page Facebook officielle La Cartonera Editorial En Cuernavaca

Les différents contextes

La crise économique vécue par l’Argentine au début des années 2000 a engendré la naissance de la première cartonera. Au Mexique la situation a été différente. L’arrivée de ce nouveau concept éditorial est sans aucun doute liée au contexte artistique dans lequel il a été inséré et a conduit à son développement et à sa pérennité depuis plus d’une décennie. La Cartonera Cuernavaca est actuellement une référence nationale et internationale pour la participation à des événements et des réunions dans différents pays d’Amérique latine et d’Europe.

Pourquoi dis-je que les origines des cartoneras au Mexique, en général, ne surviennent pas nécessairement à un moment économique particulièrement critique dans le pays? Parce que dans le contexte historique du Mexique et selon le magazine du Forum international en 2015,

« …le gouvernement de Felipe Calderón a connu, l’inflation la plus faible de l’histoire du pays, une accumulation record de réserves internationales et une dette public stable. » Reynaldo Yunuen Ortega Ortiz et Ma. Fernanda Somuano Ventura, « El periodo presidencial de Felipe Calderón Hinojosa », Foro Internacional, vol 55. no. 1 México janvier/mars 2015

Situation généralement favorable, si l’on prend en compte la crise financière mondial de 2008, qui a fortement affecté d’autres pays.

Le Mexique est un pays immense, avec de nombreux contextes, des contrastes si forts, une situation économique très inégale : des États très industrialisés et modernisés avec une grande mobilité dans la production de biens et de services et en opposition des États dans lesquels il n’y a pas beaucoup d’opportunités d’emploi. Il y avait des groupes de trafic de drogues très importants et puissants qui ont fait beaucoup de dégâts dans le pays. Le gouvernement a essayé, en vain, de les stopper. C’était une période très difficile et violente pour le Mexique.

Mais en même temps, le Mexique est un pays avec une très riche diversité culturelle dans beaucoup domaines et à tous les niveaux, à la fois populaire et académique, etc. Dans le domaine littéraire, par exemple, il existe de grands centres éducatifs et universitaires, un grand nombre de propositions et de productions littéraires, de grands écrivains, mais une grosse partie de la population n’a pas l’habitude de lire.

Une grande diversité linguistique

Il est nécessaire de souligner la diversité linguistique du Mexique. Selon l’Instituto Nacional de lenguas autóctonas, (Institut national des langues autochtones), il existe 68 langues autochtones, avec 364 variantes linguistiques et un total de près de six millions de Mexicains parlant certaines de ces langues.

Le nahuatl est la langue la plus parlée au Mexique, après l’espagnol, avec plus de 1,5 million de locuteurs et il existe jusqu’à 20 variantes régionales au Mexique. À l’heure actuelle, les États où les peuples de langue nahuatl sont le plus nombreux sont Puebla, Veracruz, Hidalgo, San Luis Potosi, Tlaxcala, État de Mexico, Morelos, Guerrero, Tabasco et, dans une moindre mesure, la présence de communautés de langue nahuatl à Durango, Nayarit, Jalisco, Colima, Michoacán, la Ville du Mexique et Oaxaca. Mais il existe aussi des variantes de la langue nahuatl au-delà des frontières, au Nicaragua et au Salvador, où le pipil est parlé, une variante du nahuatl.

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Monica Mayer : l’artivisme collaboratif au service de l’émancipation féminine

Sous le titre “Si tiene dudas… Pregunte” (si vous avez des doutes… Demandez), l’artiste mexicaine Monica Mayer nous présente son exposition “rétro-collective” qui lui a été consacrée au Musée Universitaire d’Art Contemporain de Mexico en 2016. Au travers de cette exposition, Monica mêle l’art et la lutte contre le harcèlement sexuel. L’artiste insiste sur le fait qu’elle conçoit l’exposition comme un moyen, et non une fin en soi. En d’autres termes, elle envisage l’exposition comme un acte politique, un moyen d’action permettant de faire naître un processus de changement social.

Afin d’étendre la temporalité de cette exposition, l’artiste a regroupé son travail au sein d’un blog, qui fait partie intégrante de l’exposition :

http://pregunte.pintomiraya.com/index.php

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Mamá Dolores Cartonera, une alternative à Querétaro pour les auteurs locaux

Image de couverture du compte Facebook de Mamá Dolores Cartonera

A Querétaro, ville patrimoniale qui mise sur la culture et les arts pour son dynamisme et sa renommée, une maison d’édition cartonera ne pouvait manquer. Surfant sur la vague de création d’éditions cartoneras qui débute en 2008 au Mexique avec La Cartonera, Cuernavaca, Diana Diego et Elizabeth Acosta fondent Mamá Dolores Cartonera (MDC) en 2010. Une pluie d’idées et le nom de Mamá Dolores est choisi pour la sensation maternelle qu’il dégage.

En effet, “Qui n’aimerait pas que sa maman lui dise : je publie ton livre.” confie Diana Diego dans un article de 2012 pour le journal l’Universal Querétaro [1].

Et pour donner plus de corps et de mots à cette figure, les fondatrices invitent des auteurs régionaux à imaginer cette Mama et envoyer leurs textes, recueillis dans ¡Queremos tanto a Mamá Lolita!, premier ouvrage du groupe éditorial publié en 2012.
Les deux jeunes femmes se connaissent lors d’un atelier de création littéraire [2] dispensé par le poète José Manuel Velasco à l’antenne queretana de l’Université Technologique de Monterrey. Continue reading

Sesenta y ocho voces, Sesenta y ocho corazones : une initiative de revalorisation de la culture indigène

 

Illustration de 68 voces

Au Mexique, les populations autochtones représentent environ 12, 4 millions de personnes, soit près de 13 % de la population totale du pays. À l’instar de leurs origines, les langues autochtones sont multiples, regroupant un ensemble de 68 langues différentes, dont découlent 368 variantes répertoriées dans 11 familles linguistiques. Mais si aujourd’hui cette multiculturalité ne fait aucun doute, plus de la moitié des langues autochtones sont pourtant menacées de s’éteindre, en état d’extinction accélérée.

C’est donc dans un souci de visibilisation et de revalorisation de la culture indigène au Mexique que Gabriela Badillo proposa en 2013 l’initiative Sesenta y ocho voces, Sesenta y ocho corazones. Son projet, basé sur une série de mini contes, reprend en vidéo certains mythes et traditions orales provenant de diverses cultures indigènes, narrés dans leur langue originale et sous-titrés en espagnol. L’objectif recherché de ces contes est alors de :

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Zapatos Rojos – Des Cendrillons qui ne reviendront pas

     Dans les pas de ces femmes…

Une centaine de paires de chaussures rouges qui envahissent l’espace public, voici l’exposition d’art public proposée par Elina Chauvet depuis une dizaine d’années pour sensibiliser à la violence de genre et au féminicide.

Elina Chauvet par Luis Brito

      L’art – illerie d’Elina Chauvet

Originaire de Ciudad Juarez (Mexique), alors étudiante en architecture, sa sœur décède sous les coups de son mari. Il ne sera jamais inculpé. Inconsolable, elle se réfugie dans l’art, essayant de trouver un moyen d’exprimer sa souffrance. Elle engage son art pour défendre la Femme et toucher l’opinion publique.

« Zapatos Rojos parte del amor y se despliega en la colectividad social…»

Elina Chauvet

Zapatos Rojos, part de l’amour et se déploie au sein de la collectivité sociale

D’inspiration surréaliste, l’exposition Zapatos Rojos née en 2009, dans sa ville natale de Ciudad Juarez. Dans une structure sociale machiste où la discrimination à l’égard des femmes est quotidienne, on assiste à une banalisation et à une normalisation de la violence de genre. À tel point que personne ne prête plus attention à l’amoncellement d’avis de disparition placardés dans les rues.

L’œuvre s’impose dans le quotidien, sur une place ou dans un parc. Par choix ou lors de déplacements, on se retrouve confronté à la réalité : on est impacté visuellement, heurté mentalement.

Le travail d’Elina Chauvet a la particularité d’aller à la rencontre des gens, sans distinction de sexe, âge, niveau de vie, nationalité… Sans un mot, chacun peut être touché.

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Teresa Serrano ou l’exploration performative du machisme mexicain

Portrait de Teresa Serrano

Le Mexique actuel c’est un pays de violence envers les femmes. Une violence banalisée, normalisée dans une culture patriarcale face à un État mexicain inefficace, qui n’accomplit pas son devoir pour garantir la sécurité de ses habitantes et la justice.

Le Mexique actuel c’est aussi le pays du féminicide. Ce phénomène qui connaît son paroxysme à Ciudad Juarez, est présent à échelle nationale. En 2016, 2746 femmes furent portées disparues et cette pandémie ne cesse d’augmenter.

C’est dans ce Mexique-là que va surgir une expression artistique des plus riches et des plus virulentes très majoritairement portée par des femmes. Teresa Serrano fait partie de ces artistes. Femme aux arts multiples, elle va, en particulier, développer la vidéo-performance pour montrer les réalités sociales de la femme mexicaine.

Comment la vidéo peut-elle devenir un outil féministe qui permet de transgresser et de transmettre une réalité sociale ?

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Kodama cartonera – L’art des frontières

Kodama est la première maison d’édition cartonera fondée à Tijuana, en novembre 2010. Son nom désigne des esprits de la forêt dans la mythologie japonaise, qu’on retrouve notamment dans les films d’Hayao Miyazaki comme Princesse Monoke. C’est déjà un élément significatif d’ouverture sur le monde et sur les cultures. De plus, la culture japonaise, et notamment la part qui est liée aux animés et aux mangas, est très populaire chez les jeunes dans beaucoup de pays développés. Le fait de reprendre cette culture et de s’en servir par exemple pour illustrer certaines couvertures des œuvres qu’ils éditent participe d’une popularité possible au niveau international. Kodama Cartonera possède un blog tumblr, une page facebook et un compte twitter, ce qui montre aussi son intégration aux canaux de diffusion modernes, présents sur toute la planète, et là encore très populaires chez les jeunes.

Le lieu de fondation, Tijuana, est aussi un élément important, puisqu’il s’agit d’une ville frontière, d’une ville jumelle avec San Diego aux États-Unis. On comprend ainsi qu’une des clés pour analyser cette maison d’édition est la bonne compréhension du contexte social et économique de cette zone. Tijuana tout comme les autres villes frontières avec les États-Unis compte énormément de maquiladoras, ces usines appartenant à des firmes américaines, et qui emploient énormément de mexicains, en particulier des femmes, en les rémunérant très peu alors même que les conditions de travail sont extrêmement difficiles. Cette source d’emploi, même précaire, attire beaucoup d’immigrés notamment des régions rurales et montagneuses du Sud du pays. Les femmes subissent énormément de violences, notamment de la part de leurs employeurs mais pas uniquement. Les violences envers les femmes, pour le seul motif qu’elles soient femmes, sont tellement courantes qu’elles entraînent des milliers de mortes, et qu’on en vient à utiliser le terme féminicide pour qualifier le phénomène. Pour Kodama Cartonera, la lutte contre ces violences, la lutte féministe émancipatrice est très importante, et s’accompagne de manière logique d’une critique du capitalisme et du néo-libéralisme, à l’origine de la situation économique et sociale difficile.

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« Nous nous voulons fortes »

Traduction de la description postée par l’autrice :

«Cette chanson naît de la colère, de la douleur, de l’angoisse parce qu’ils sont en train de nous tuer. Elle naît de là mais elle grandit avec la confiance et l’espoir de la rencontre, nous sommes beaucoup à dire le même discours, si nous sommes ensemble et accompagnées, le monde peut changer. Cette vidéo nous l’avons faites à Cabana, Córdoba, en Argentine. Elle est de toute et pour toute. Merci !»

Traduction de la chanson « Nos queremos fuertes » de Cecilia Griffa :

« Le corps me fait mal

Pour toutes celles qui manquent

La colère me met hors de moi

La rage m’étouffe à l’intérieur

Je ne veux plus me taire

Même si le silence veut s’imposer

Effrayée et triste, ça arrange le patriarcat

Arrêtez de nous tuer, nous ne sommes pas des objets

Nos corps ne vous appartiennent pas

Pour eux inférieures, je ressens leur mépris

Pour eux, nous avons un prix

On nous qualifie de putes, de sorcières, d’hystériques

On nous viole

On nous accuse

On veut nous faire, on veut nous faire fermer nos gueules Continue reading

La Ratona Cartonera: Le palais des histoires

« La ratona construye moradas para las historias que otras mentes inventan con la imaginacion » 

C’est en 2009, que Raúl Silva, éditeur et journaliste culturel, crée cette maison d’édition La Ratona Cartonera, s’alignant sur le principe d’une production de livres en carton telle que l’a initié Eloísa Cartonera. « La souris construit des palais pour les histoires que d’autres esprits inventent avec leur imagination ».  Cette petite phrase imagée et métaphorique vient clore chaque ouvrage issu de cette production alternative telle une marque de fabrique, exprimant ce qui tient à cœur à La Ratona (dont le nom fait référence au conte de Kafka Joséphine cantatrice du peuple des souris): la poésie et les contes. Située dans la ville de Cuernavaca, capitale de l’état de Morelos, non loin de México, la maison d’édition a pour projet d’ensemble de promouvoir la littérature infraréaliste et d’établir un dialogue avec les populations indigènes au quatre coins du Mexique.

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Karla Barajas, autrice féministe mexicaine

Au-delà de son beau sourire, Karla Barajas cache un style acéré qui dénonce la violence présente dans notre monde, et les différentes formes de pouvoir et d’oppression. Sous la plume de cette autrice mexicaine, des insectes se transforment en «métaphores de la force » (Cultura, 29 mars 2017), des animaux dangereux sont humanisés (« El secuestro de Raúl« ), et des femmes se rebellent contre leurs oppresseurs (« Donde hubo fuego », « La Mapacha« ). La violence est d’autant plus présente dans ses « mini fictions », car leur forme brève fait ressortir les images marquantes que l’écrivaine convoque. Pour comprendre son imaginaire, il semble nécessaire de s’intéresser aux raisons qui l’ont poussée à décrire ces violences, et au contexte dans lequel elle écrit.

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